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 you're never gonna be alone (ame & archie)

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MessageSujet: you're never gonna be alone (ame & archie)   Sam 9 Sep - 15:56

J’ai. Peur. La pièce est si sombre. Si noire. Seuls quelques rayons pâles parviennent jusqu’à lui. Jusqu’à son visage. Ils sont filtrés par les planches clouées aux fenêtres, vestige d’un survivant passé là, barricadé dans ses retranchements. La pièce ne contient guère plus qu’un vieux matelas, sur lequel il s’est assis. Le long des murs à la peinture écaillée, quelques vieux tuyaux de gaz. C’est à eux, qu’il s’est enchaîné. Dans un ultime effort de lucidité. Il a trouvé une chaîne et s’est employé à se lier les poignets. Animal enchaîné, volontaire. Le métal lui taille les chairs, tant il a resserré sa prise. Il sait, comment se détacher, ce n’est pas bien compliqué. Mais il sait également qu’une fois que la faim sera trop grande, il se contentera de tirer, tirer bêtement, de toutes ses forces. Et la chaîne résistera. Elle lui brisera les poignets s’il le faut, mais elle résistera. Il l’a choisie judicieusement. Assis là, sur ce matelas humide, il attend. Il attend la mort, il attend l’éternité. Il n’attend plus rien, ni personne en vérité. Tous sont partis. Ils. Sont. Tous. Partis.

J’ai. Si. Peur. Archibald n’est pas prisonnier de ses chaînes. Il est prisonnier de son corps, de sa propre enveloppe charnelle. De sa conscience de mortel. De ses pulsions de mort-vivant. Sa peau n’est même plus blanche. Elle est grise, salie, crasseuse. Seul un sillon clair se distingue sur son visage. Celui emprunté par ses larmes. Mais il n’a plus, de larmes. Il pleure depuis si longtemps. Il pleure sa solitude, sa malchance. Il pleure Kaleb, son ami. Il a retrouvé son corps, ou plutôt ce qu’il en est resté, après le passage d’un monstre. Il a vomi ses tripes dans le caniveau et a fui la scène, emportant avec lui la gourmette du défunt, désormais accrochée à son propre poignet. Vision d’horreur, destruction d’un espoir. Du dernier espoir. Assis là, sanglots étouffés dans la gorge, il a l’air d’un enfant. Un enfant perdu, désorienté, incapable de prononcer le moindre mot cohérent, la moindre phrase. Il presse ses paumes contre ses yeux, il plonge son esprit dans les ténèbres. Il respire faiblement. L’humain en lui réclame à manger, à boire, une couverture contre l’humidité ambiante. Son don s’est développé, durant ces interminables mois de survie. Ses nerfs, comme endormis, se réveillent de temps à autre. Violemment. Et lui arrachent un hurlement de douleur. Un hurlement étrange qui attire l’attention des zombies. Qui les poussent, ne serait-ce que quelques secondes, à le regarder. Il devient l’un des leurs ; et cela l’effraie tellement.

La faim se réveille brutalement, lorsqu’une odeur lui parvient. Homme. Animal. Garçon. Femelle. Un râle rauque s’échappe de sa gorge. Il tente de bondir en avant, mais les chaînes le retiennent, le font retomber lamentablement au sol. Il rampe alors à l’opposé de la porte, vers le mur. Dualité pathétique entre le garçon et le monstre. Il s’insulte intérieurement, essaie de respirer. Mais l’odeur est si alléchante. Si. Délicieuse. Il s’assoit et appuie sa tempe contre le mur. Dans le même temps, il plaque ses genoux contre son torse et, prostré, reste immobile. Le garçon et le chien partiront. Ils partiront, s’ils ne le trouvent pas. Il ferme ainsi ses yeux et se concentre sur la douleur qui tiraille ses poignets. Elle le ramène à la réalité, à sa condition d’homme enchaîné. Va-t’en. Va-t’en. Va-t’en. Qu’il murmure, en cognant doucement sa tempe contre le mur, à un rythme régulier. Il a l’air d’un fou, d’un cinglé. Au fond, peut-être qu’il l’est. Mais les sons se rapprochent, s’intensifient dangereusement. Jusqu’au grincement de la porte. Jusqu’à ce que l’odeur de l’humanité lui parvienne pleinement. Et celle du canidé. Il serre les mâchoires, se fige. Se tait. Il entend l’animal pénétrer dans la pièce. La faim, pourtant apaisée, lui tord à nouveau les entrailles. Il a comme un spasme, un sursaut. Va-t’en ! Dégage ! Hurle-t-il sans raison. Il plaque ses mains sur son visage et le cliquetis des chaînes retentit bruyamment dans le silence de mort qui suit ses paroles. Va-t’en… Je… veux pas te blesser… Sa voix se brise et le silence retombe. Tellement effrayant.

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MessageSujet: Re: you're never gonna be alone (ame & archie)   Dim 10 Sep - 12:00

Même si cela faisait plusieurs mois que l’incident Z était arrivé, les zombies n’en étaient pas moins toujours une menace. Surtout pour ceux comme Amethyst qui n’avait pas encore été mordu. Il ne voulait pas devenir comme eux. Il tenait à son humanité. Il ne voulait pas devenir une bête affamée, dévorant les corps comme il aurait mangé des bonbons. C’était hors de question. Il voulait rester lui. Il voulait retrouver sa famille. Il voulait rester humain. Et protéger Livia. Sa chienne. Il ne l’avait trouvé que quelques jours plus tôt, mais c’était devenu sa bouée pour ne pas perdre pied dans cette réalité. Elle était maligne, elle l’aidait à trouver des vivres. Bref. C’était un atout cette chienne, mais aussi un peu plus de risques quand ils sortaient ensemble.

Il avait dit à Felice qu’il partait trouver des vivres, et essaierait de trouver des médicaments. Il connaissait suffisamment les traitements médicaux de base pour savoir ce qui pourrait leur servir dans une pharmacie. Il y avait eu des cas de méningites dans leur groupe, il valait mieux se prémunir en trouvant de quoi soigner ceux qui pourraient arriver. Et puis, avec l’humidité qui revenait, il risquait d’y avoir d’autres virus, d’autres bactéries, et tout un tas de gens à soigner avec les moyens du bord. Bref. il préférait anticiper un peu. Et puis, il devait avouer qu’il avait besoin de se sentir utile au sein du groupe avec lequel il cheminait depuis quelques mois.

Mais se rendre utile, ça rimait bien trop souvent avec “se faire courser par des zombies”. Pourtant, il était prudent, seulement, Livia s’était mise à aboyer sans raison alors qu’ils étaient en pleine rue. Un jappement joueur, comme si elle avait senti quelqu’un qu’elle connaissait. Cela avait suffit à faire déboucher dans la rue plusieurs zombies, vraiment plusieurs zombies. Ame ne savait pas d’où ils arrivaient. Comment autant de zombies avaient pu se planquer par là ? C’était un vrai coupe-gorge d’un seul coup. Et même Livia se rendait compte de sa connerie. Elle couinait. Puis elle se mit à filer vers un bâtiment.

Instant de panique. Suivre Livia. Abandonner Livia ? Non. Hors de question. Alors il fila lui aussi vers le bâtiment. Faisant confiance à l’instinct du canidé. C’était sans doute sucidaire, mais foncer au milieu d’un groupe de zombies l’aurait été tout autant. Alors à choisir, il préférait mourir avec Livia. Il ferma une porte derrière lui. Il avait perdu Livia de vue… Bon sang. Il fouilla dans sa poche, sortant une lampe torche qui n’éclairait plus grand chose.

Livi…” appela-t-il à voix basse.

La chienne sortit le bout de son nez d’un angle. Il eut un soupir soulagé. Mais le soulagement ne dura pas. parce qu’il vit rapidement plusieurs silhouettes arriver vers eux deux. Merde. Merde. Merde ! Il commença à courir, le canidé à côté de lui. Elle entra dans une pièce. Il entendit alors un cri. Un cri… Humain ? Il ne prit pas le temps de réfléchir et suivit Livia, fermant la porte derrière lui, les pousuivants arrivant à grands pas. Il prenait le risque de la mauvaise surprise. Le dos collé contre la porte, il passe sa lampe dans la pièce. Il fronce les sourcils devant ce qu’il découvre. Il ne comprend pas bien ce dont il s’agit. Il a un frisson. Mais Livia sautille devant la silhouette par terre. Elle connaît cet être ?

Je vous ferai pas de mal… Vous m’en ferez pas non plus…” souffla-t-il pas très convaincu par ce qu’il disait.

Il avança un peu. Hésitant. Sa lampe de poche éclairant… L’homme ? Il n’en était pas sûr. Son coeur bat un peu trop vite, la peur l’étreignant plus qu’il ne voulait se l’avouer.

Qui… Qui vous a fait ça ?... Je… Je vais vous détacher… Vous… Vous pouvez pas rester comme ça… Ils vont vous dévorer…

Sa voix est un peu tremblante. L’horreur de ce qu’il voit lui fait mal. Qui a pu attacher un homme comme ça ? Comme une bête ?

Vous voulez bien ?... On va partir… Plus personne vous fera de mal… Livia ne vous fera rien… Ne vous en faites pas…

La pénombre ne lui permettait pas de bien voir le visage de l’homme. Mais il avait entendu sa voix. C’était un humain. Les zombies ne parlent pas… Il continua de s’approcher, sa lampe posée par terre, éclairant à peine la pièce.

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MessageSujet: Re: you're never gonna be alone (ame & archie)   Dim 10 Sep - 13:07

De la lumière blanche filtre à travers ses doigts, éblouissant ses yeux. Il ferme les paupières. Il devine être sous le feu des projecteurs. Est-ce à lui d’entrer sur scène ? Comédien raté. Il ne sait plus jouer son propre rôle. Il ne sait plus qu’incarner celui d’un monstre. Il sent que l’animal jappe joyeusement, s’agite docilement. Il ne bouge pas d’un centimètre pourtant. Sa respiration est sifflante. Dehors, il sent les zombies s’approcher, se heurter à une porte close. Ils abandonneront. Ils finiront par oublier ce qu’ils cherchent, ce qu’ils veulent, comme ils ont oublié qui ils sont. Le garçon prend parole, ce qui confirme ses dires. Sa voix est aussi juvénile que la sienne cependant. Il lui dit qu’il ne lui fera pas de mal, qu’ils ne se blesseront pas mutuellement. Foutaises. Il ne comprend rien. Il ne peut pas comprendre. Non, non, non… Murmure Archibald d’une voix étouffée. Il l’entend s’approcher, il se recroqueville davantage. S’il te plaît, sors de là… Et en même temps, il voudrait tellement ne pas rester seul.

Il ressent la peur du survivant, comme un écho à la sienne. Il veut l’aider, le détacher. Le détacher ? Non ! Non ne t’approche pas ! Mais il entend ses pas se rapprocher. S’il était armé ? Je ne sais pas de quoi je suis capable. Je. Arrête. Recule ! Alors, sans prévenir, le zombie dévoile son visage et esquisse un vif mouvement en direction du survivant, suivit d’un râle terrible. Faussement agressif, sérieusement dissuasif.  Comme un mort-vivant voulant se saisir de sa proie. Le chien bondit en arrière. Recule… Il est là, à genoux sur le sol, à fixer le garçon. Sa surprise, sa peur. Il voit comme il ressent tout. Mais il le fixe. Il le fixe avec une surprise non dissimulée. Il lui ressemble. Il lui ressemble tellement. Le choc est immense. Il se revoit, il y a quelques années. La même bouille terrorisée. Le même regard doux. Les mêmes cheveux en bataille. Mais que lui reste-t-il, à lui de tout cela ? Il a les mains liées, reposées sur ses cuisses. Son sang presque noir souille les chaînes. Il reprend ses esprits. Ce n’est que son imagination qui lui joue des tours, ce type ne lui ressemble pas tant que ça. Et la pénombre est telle, comment pourrait-il en être sûr ? Ne me détache pas. Ne m’approche pas. Va-t’en. Avant que je... Sa voix se brise et il baisse la tête, étouffant un sanglot au fond de sa gorge putride. Il ne veut pas le tuer.

Ladite Livia choisit cet instant pour se manifester. Il sent l’animal s’approcher et sa truffe humide se poser sur le dos de sa main. Il ne la regarde pas. La chienne hume sa peau, et s’approche davantage, et pose sa truffe sur sa joue. D’un coup de langue affectueux, elle efface ses larmes. Surpris, Archibald se fige ; il reconnaît cette odeur. Son odorat n’était pas encore si développé la première fois, mais. Il relève le visage et ses yeux tombent sur le bandana autour du cou de la chienne. Dita... La chienne jappe doucement et remue la queue, prête à jouer. Elle se reconnaît. Il la reconnait. Alors, c’est une explosion de joie. Un sourire fend son joli minois et il passe autant qu’il le peut ses bras autour de l’animal qui se jette avec entrain dans ce câlin. Oh, Bandita ! Ma Dita ! Ma belle… Tu es vivante… Tu… Ce sont des larmes de joie qui lui échappent désormais. Il a oublié le survivant, sa faim. Il a oublié les chaînes et sa dangerosité. Il sait qu’il ne la blessera pas. Pas elle. La scène semble interminable. Enfin, l’animal se détache lentement de lui, le forçant à reporter son attention sur le jeune homme. Il sait qu’il doit être perturbé. Par sa nature, par la complicité avec la chienne. Mais il ne peut pas lui expliquer. Il est tellement soulagé. Tu l’as sauvée, tu l’as retrouvée… Merci… La chienne retourne aux pieds de son nouveau maître, la queue battante, des étoiles plein les yeux.

Archibald fixe son interlocuteur. Son reflet dans un miroir brisé. Sensation si étrange. Que celle de se découvrir un sosie après l’apocalypse. On pourrait presque les croire frères. Perturbé par cette ressemblance, le zombie ne dit plus mot. Il recule lentement en se traînant sur le sol poussiéreux, jusqu’à ce que son dos rencontre le mur. Il prend ses distances et, une fois fait, s’assoit sur le sol humide, les genoux repliés contre son torse, les mains appuyées sur le sol. Il est terrorrisé. Peut-être autant que le survivant lui-même. Tu… Tu devrais partir... Les larmes glissent encore sur ses joues, discrètes. Il ne les contrôle plus. Il a peur d’être à nouveau seul. Mais il a plus peur encore de lui faire du mal, au nouveau maître de la belle Dita. Et il pense à Kaleb, le cœur serré.

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MessageSujet: Re: you're never gonna be alone (ame & archie)   Dim 10 Sep - 21:30

Sortir ? Pourquoi sortirait-il de là ? Il ne comprenait pas pourquoi l’autre avait si peur qu’il approche… C’était assez incompréhensible. Et Amethyst était bien décidé à aider cet homme. Parce qu’il ne pouvait pas laisser quelqu’un comme ça. Même si c’était un parfait inconnu. C’était impossible. Pas quand on avait avant tout ça la vocation de soulager les maux d’autrui. Mais il ne s’était pas attendu à ça. Le mouvement de l’homme vers lui. Ce geste qui ressemblait à celui des zombies. Ce râle. Amethyst recula, trébuchant de surprise. Il atterrit par terre, reculant sur les fesses. Il attrapa sa lampe, la rivant vers l’homme. Qu’était-il ? Il venait de se faire mordre ? Ou… Qu’est-ce qu’on lui avait fait ? La peur s’était dissipée. Laissant place à la compassion. A l’empathie.

Je recule… Ne t’inquiète pas, je recule.” murmura-t-il de sa voix douce, encore un peu secouée.

Il s'exécute, recule encore un peu. Mais il ne va pas se coller à l’autre mur de la pièce. Il ne recule pas par peur. il recule, parce que l’autre lui a demandé. C’est comme une preuve de sa bonne foi. Il s’assoit, puisque de toutes façons, il ne va pas partir avec le comité d’accueil de l’autre côté de la porte.

Je reste juste là, d’accord ? Je te détache pas… Je… Je peux pas partir, tu comprends ? Ils sont nombreux dehors… Et même derrière cette porte alors… Je peux rester avec toi ? Le temps qu’ils partent…

Il demande cela gentiment, sa voix s’est encore adoucie, elle est douce, agréable, rassurante. Il a souvent fait cela. Rassuré les gens. Quand on travaille dans le milieu hospitalier, on passe son temps à rassurer les patients. Il aimait cette partie du travail d’aide-soignant. Il aimait être là pour les autres. Il voudrait que cet homme le laisse approcher. Qu’il puisse voir ce dont il souffre. Parce qu’il a l’air de souffrir. Mais il allait devoir attendre. Il avait du temps devant lui de toutes façons avec les zombies qui grattaient à la porte.

Livia, elle, n’avait pas l’air de vouloir être patiente. Elle avança vers lui sans hésitation. Elle avait eu l’air de le connaître quand ils étaient entrés dans la pièce. Serait-il possible que ce soit son ancien maître ? Amethyst observe. Il est surpris de voir l’homme sourire en caressant la chienne. Les zombies ne sourient pas. Ce n’est pas un zombie. Amethyst en a l’intime conviction. Ce n’est pas un zombie. C’était un être humain en face de lui. Un être sensible.

Dita ? C’était son prénom ?” murmura-t-il doucement. “Tu… Tu la connais ? C’était ta chienne ? Je l’ai trouvée… Il y a une semaine ou deux peut-être… Je l’appellerai Bandita… Je… Je l’avais appelée Olivia… Avec son bandana, elle faisait très Oliver Twist alors…

Ame accueille le chien dans ses bras. Elle lui lèche un peu le visage, il la repousse en râlant à voix basse. Puis la caressse tendrement. Mais il relève la tête et soutient son regard. A cet homme étrange qu’il distingue si mal dans la pénombre. La lumière tressaute. La pile a presque fini sa courte vie. Alors, il préfère éteindre la lampe, même s’il ne voit vraiment plus que des ombres. Il distingue un peu son regard brillant. Il pleure ? Pourquoi ?

Je te l’ai dit… Je peux pas partir là… Et… Pourquoi tu pleures ? Je… Je m’appelle Amethyst… Et toi ? Tu viens d’être mordu ? C’est ça… Tu souffres ? J’ai des anti-douleurs… Je sais pas si ça peut t’aider… J’ai trouvé ça dans une maison à côté…

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MessageSujet: Re: you're never gonna be alone (ame & archie)   Lun 11 Sep - 0:25

Ce qui marque Archie le plus, dans cette étrange situation, c’est sans aucun doute l’incroyable sang-froid du survivant. Evidemment, il se recule, rampe pour s’éloigner. Mais il n’y a dans son geste aucune incohérence, aucune précipitation. Il est incroyablement calme. Cela en est déconcertant. Il est si doux, c’est si anormal. Au rythme de ses paroles, Archibald hoche docilement la tête, imperceptiblement. Bien sûr, qu’il ne peut pas partir. C’est totalement stupide, de lui demander de partir. Avec la horde qui semble s’acharner sur la porte. Ce danger incommensurable à l’extérieur. Lui-même se sait moins dangereux. Je suis désolé… Je suis un imbécile… Reste, au moins le temps qu’ils… qu’ils partent. Il ferme les yeux quelques secondes et reprend, comme pour lui-même après un instant de concentration. Ils ne sont que cinq… Ils partiront bientôt… Sans hurleurs à leur tête, ils ne sont rien… Ils ont besoin d'un leader... Il rouvre ses grands yeux clairs et regarde à nouveau le survivant.

Il aimerait pouvoir distinguer davantage son visage, parvenir à lire sur ses traits sa bonté ou sa bienveillance, la même qu’il perçoit dans sa voix. Mais dans cette pénombre, c’est mission impossible. Et le jeune garçon n’arrange rien en éteignant la lampe. Les questions s’enchaînent, les paroles chargées de sens. La chienne, leurs identités, ses larmes. Ses larmes ? Archie les balaie du revers de la main. Il les efface, en vain. Et après une profonde inspiration, il essaie de répondre, de rassembler ses pensées. D’un mouvement du menton, il désigne la chienne. Elle s’appelle… Elle s’appelait Bandita. La chienne relève le museau. C’est… Il pince les lèvres, cherche le regard du survivant. C’était la chienne d’un… d’un ami. Doit-il parler de lui ? J’ai fait un peu de route avec elle. Mais quand j’ai retrouvé Kaleb j’ai… J’ai cru qu’elle… Sa gorge se noue, il inspire profondément. Je pensais qu’ils l’auraient, elle aussi… Mais c’est bien. C’est bien qu’elle t’ait trouvé. C’est l’animal qui trouve son maître, après tout. Il esquisse un semblant de sourire et une fossette se creuse sur sa joue. Tu peux continuer à l’appeler Olivia. C’est joli… Je ne suis même pas sûr que Kaleb ait un jour lu Oliver Twist… Sinon, il l’aurait peut-être appelée comme ça… Il essuie à nouveau sa joue du dos de la main, faisant cliqueter ses chaînes. La chienne s'approche doucement. Elle ose franchir la distance qu'il a imposé. Il lui en est presque reconnaissant. Il glisse ses doigts au sommet de son crâne.

Pourquoi pleure-t-il ? J’sais pas… Il a peur d’être seul, évidemment. D’être un monstre, aussi. Il pleure ses amis, ses connaissances. Il est vidé, épuisé. Oui, voilà. Il se sent au bout du rouleau. Il l’est en vérité. Je suis juste… Fatigué… Il redresse finalement le visage, encore mal à l’aise. Partagé entre l’envie de disparaître et celle de s’affirmer. Il se sent paumé. Et ce type a l'air tellement compréhensif. Il se méfie, évidemment. Mais il a tellement envie de le croire. Ce garçon avec son prénom bizarre. Étrangement similaire au sien. Amethyst. Je m’appelle Archie. Il regarde ses mains, ses poignets, secoue négativement son joli minois. Non. Je suis comme ça depuis… Il s’arrête vivement, les lèvres pincées, le cœur battant. Combien de temps ? Il ne sait plus. Il ne sait plus depuis combien de temps il est devenu cette monstruosité. Un vent de panique s’empare de lui. Il passe ses mains dans ses cheveux, la tête inclinée en avant, les dents serrées. Il essaie de réfléchir, mais ses souvenirs sont confus. Bon sang. Il s’oblige à respirer pour se calmer. Une éternité. Des mois. Mais il ne peut dire combien. Il a le sentiment d'avoir toujours été comme ça. Il soupire. Tes anti-douleurs ne feront rien. Tu ne peux pas… M’aider. Mais merci… D’essayer. Il appuie l’arrière de son crâne contre le mur, cherchant à nouveau son regard dans la pénombre, clignant des yeux avec lenteur.

Tu te demandes ce que je suis... Il ferme les yeux et sa voix se veut la plus calme et la plus tranquille possible. Mais il ne peut contenir totalement ses tremblements. Ce que je suis. Avant, il se serait battu pour qu'on parle de lui comme d'un être humain. J'ai déjà muté. C'est trop tard pour moi. Si tu me détaches je... Je ne sais pas de quoi je suis capable. Je n'sais plus. Je me contrôle pas toujours et j... Je ne veux plus blesser personne... Il laisse ses bras retomber le long de son corps, ce qui tire sur les chaînes et lui arrache une grimace. Ses poignets le tiraillent, c'est insupportable. Et toi... Mutant ou humain ? Parler de lui, parler de l'autre, pour ne plus penser.

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MessageSujet: Re: you're never gonna be alone (ame & archie)   Lun 11 Sep - 10:00

Rester le temps que la voie soit libre, cela semble plus sage. Mais il n’a pas envie d’accabler l’homme. Le jeune homme ? Sa voix a l’air jeune. Fatiguée, abîmée, et hésitante, mais jeune sans doute. Il ne voit pas assez bien son visage, il ne distingue que vaguement sa bouche, ses dents brillant un peu dans la pénombre quand il parle, le blanc de ses yeux aussi, mais guère plus. Surtout maintenant qu’il a éteint sa lampe pour en économiser les dernières minutes de lumière.

D’accord… J’espère qu’ils ne resteront pas trop longtemps… Ils font du bruit… ça risque d’en attirer d’autres… Non ?

Il ne sait pas pourquoi il pose cette question. Sans doute parce que l’homme a l’air de mieux les comprendre que lui. Puis il écoute. Bandita… C’était drôle comme nom. Mais ça expliquait un peu le bandana. Et puis, l’explication était vraiment triste. Il fronça un peu les sourcils, touché par la parole de l’homme. Il était désolé. Il savait ce que ça faisait de perdre des proches. Avec cette apocalypse, cela arrivait plus souvent qu’on ne pouvait le supporter. Kaleb. C’était le nom de son précédent maître. Il ne l’oublierait pas. C’était un devoir que de se souvenir.

Je suis désolé… Pour ton ami…” murmura-t-il, d’une voix pleine de compréhension.

Sans vraiment y faire attention, il s’est approché, discrètement, presque inconsciemment. Il aimerait prendre ce jeune homme dans ses bras, sécher ses larmes, et lui dire que tout va s’arranger maintenant. Même s’il ne peut pas le garantir, il a toujours envie d’y croire. Que les choses peuvent aller mieux. Qu’elles vont toujours un peu mieux quand on est plus seul. pour lui, les choses s’étaient arrangées quand il avait retrouvé un groupe. Des gens à protéger. Des gens à ses côtés.

Il grapille encore quelques centimètre. Il ne distingue pas grand chose de plus. Ce jeune homme a l’air tellement fragile. Tellement appeuré. Il avait peur de quoi ? Amethyst ne lui ferait aucun mal. De quoi avait-il peur ici ? Alors qu’il n’y avait qu’eux deux. Ame ne comprenait pas bien. Il voulait comprendre. Quand on comprend la douleur de quelqu’un, on peut la combattre. Quand on ne comprend pas, on se bat souvent dans le vide.

Archie… Je suis content de te rencontrer…” dit-il avec un sourire sincère.

C’était bien plus rassurant d’être là avec lui et Olivia que seul. Là, il n’avait pas peur. Il n’était pas aveuglément confiant, mais il n’avait pas envie de se méfier plus que de raison. S’il devait se défendre, il le ferait, mais il n’avait pas la sensation que cela serait nécessaire. Archie n’avait rien d’agressif. Il avait plutôt… Plutôt l’air de se faire du mal à lui-même.

On peut toujours aider… Il faut juste trouver comment…” corrigea-t-il avec assurance, et douceur.

Il ne va pas laisser tomber comme ça. Archie a besoin d’aide, c’est une évidence. Il ne peut pas laisser quelqu’un dans cet état de détresse. C’est au dessus de ses forces. Il s’est juré de ne pas perdre ce qui fait son humanité. Aider les autres, c’est sa façon d’être encore humain au milieu de toute cette inhumanité.

Pas vraiment… Je sais que tu es quelqu’un de sensible, et d’humain. Pour moi, tu es humain, Archie. Tu te soucies plus de ma sécurité que de la tienne… Alors… Tu es plus humain que beaucoup d’humain…” explique-t-il calmement, s’avançant encore un peu, lentement, comme pour approcher un animal sauvage.

Il est triste. Pour Archie. Cette peur qu’il a en lui, de faire du mal. Est-ce qu’il a déjà blessé d’autres humains à cause de sa mutation ? Il hésite à avancer encore un peu. Il entend le cliquetis des chaînes. Ce bruit est insupportable. Il ne veut pas qu’il reste là enchaîné. Il protège les autres mais se fait tellement de mal. Sa vie à lui, elle a aussi de l’importance aux yeux d’Ame. Hors de question qu’il reste comme ça. Il allait bien réussir à le convaincre d’arrêter de se faire du mal non ?

Archie… Tu te fais du mal en t’attachant comme ça… Et puis… Je sais que tu ne me feras pas de mal, d’accord ? Tu ne peux pas resté attaché comme ça… C’est… Inhumain. Personne ne mérite ça… Et puis… Tu sais que tu ne veux pas me blesser, ni Livia… Je sais que tu vas te contrôler… J’en suis certain… Fais-moi confiance, d’accord ? Je peux… M’approcher ?

Il avance encore un peu.

Je suis encore humain… Je sais me défendre, tu sais… On me mord pas facilement…” dit-il avec un petit sourire. “J’étais aide-soignant avant… Et j’allais devenir infirmier… Alors tu vois, quelqu’un qui souffre, je supporte vraiment pas… Tu veux bien me laisser t’aider ? On va trouver des solutions pour toi… D’autres solutions que celle-là… Tu veux bien ?

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MessageSujet: Re: you're never gonna be alone (ame & archie)   Lun 11 Sep - 12:01

Archie a ce côté défaitiste, abattu, lorsqu’il aborde le sujet des zombies. Il a baissé les bras et sa posture légèrement voûtée, épaules basses, conforte sa position de perdant. Ils oublieront pourquoi ils sont là. On finit toujours par oublier nos motivations... Il n’y a que la faim, insoutenable, qui tiraille l’estomac et les tripes. On finit, lui comme eux. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, il a toujours été le cul entre deux chaises, il n’a jamais trouvé sa place dans ce monde trop vif, trop rapide, trop violent pour son calme apparent. Aujourd’hui, il n’est même pas ce qu’on pourrait appeler un survivant. Il ne se bat pas pour vivre, pour survivre. Il est là, c’est tout. Il aurait dû mourir dès le début de l’épidémie. Il le sait si bien. Il n’a aucune légitimité. Aussi commence-t-il à percevoir son « don » comme une punition. Mais qu’a-t-il fait de mal pour mériter ça ? Il a beau y réfléchir, il ne voit pas.

Il accueille les condoléances d’un signe de tête reconnaissant. On a oublié la valeur des choses toutes simples. Celles qu’on prononce après un décès ou une naissance. Je suis désolé ou félicitations. L’empathie est morte avec les hommes. Il n’y a plus que la joie égoïste de retrouver un proche ou la peine immense d’en découvrir le cadavre. Le rouquin apprécie l’attitude de l’inconnu. Sa manière douce, presque tendre, de le rassurer. Comme un père avec un enfant sujet aux cauchemars. Il est la preuve encore vivante que l’Homme n’est pas totalement mort. Mais s’attacher à lui serait prendre le risque de le perdre, de le pleurer. Il ne peut pas le concevoir, le supporter. La solitude a ça de bien : elle limite la souffrance.

Il perçoit le mouvement amorcé par le garçon, sa lenteur indéniable pour ne pas l’effrayer. Archie sent ses muscles se crisper sous son épiderme blanc. Il tente de détourner son attention à coups de belles paroles. Qu’essaie-t-il de faire ? Paranoïaque, le jeune zombie subit malgré lui une montée d’adrénaline. Il sent son sang palpiter dans ses veines, son cœur battre aux tempes. Amethyst, content de le rencontrer ? Mais est-il seulement sincère ? La méfiance du rouquin ne se contrôle pas. Souhaite-il réellement l’aider ? Les interrogations et incertitudes se bousculent dans son esprit. Il ne voit pas à proprement parler le mouvement. Il le ressent, il l’entend. Le bruissement imperceptible du tissu sur le sol, la respiration silencieuse qui s’approche et l’odeur, l’odeur de la chair qui se fait plus forte. Il entrouvre les lèvres, prêt à lui demander de reculer, mais le survivant reprend parole.

Alors, il reste muet.

Il est sensible. Et cela le rend humain. C’est sa dernière attache au monde réelle. Celle-ci et la volonté de ne pas blesser, de ne pas faire le mal. Foutue conscience. C’est elle qui le condamne chaque jour davantage. Sa conscience et sa mémoire quoique défaillante par moments. Tous les visages qu’il a croisés, vivants ou morts. Toutes ces personnes dont il s’est nourri. Et elles, s’est-il soucié de leur sécurité ? Il a tellement honte. Il écoute ses paroles avec un calme olympien. Comment peut-il savoir, qu’il ne le blessera pas ? Lui-même n’en est pas convaincu. Et Amethyst s’approche encore. Archibald a comme un sursaut de surprise, un mouvement de recul furtif, mais son dos est déjà collé au mur et les chaînes l’empêchent de s’éloigner davantage. Il est pris dans son propre piège. Il ne peut plus reculer ou fuir. Ses entraves sont tendues et il est obligé de garder ses poignets en avant pour permettre à son corps de prendre de la distance. Animal en cage. Et il est encore humain. Ce survivant est encore humain. Il prend tous les risques. A-t-il conscience du danger ? S’il te plait... Et son odeur est si forte désormais, même celle du chien ne parvient pas à la dissimuler. Archie tire encore malgré lui, toujours dans le but vain de fuir, ce qui entaille davantage ses poignets. S’il avait été humain, ses veines auraient déjà éclaté. Il incline la tête, enfouit son visage dans le tissu de son tee-shirt en lambeaux, se bouche ainsi partiellement le nez. Mais rien n’arrête un être humain déterminé. Il le sait si bien.

Il a besoin de quelques instants. Interminables. Les secondes s’écoulent, alors que le zombie est immobile, paupières closes, esprit fermé. Il réfléchit, à toute vitesse, se jauge, se teste. Il pense à de la nourriture, à un bon steak, à n’importe quoi. Il se tente, il veut voir à quel point la faim le tiraille, s’il pourra y résister. La chair imaginée réveille le monstre, mais il le combat. Ame n’a pas conscience des risques qu’il prend. Il est innocent. Pire, il est sincèrement et profondément gentil et désintéressé. Ses mains tremblent, son corps tout entier. Existe-t-il réellement une autre solution ? Archibald n’y croit pas. Mais il a envie d’avoir de l’espoir. Il a envie de se laisser une chance, une dernière. C’est peut-être ça, l’instinct de survie. Amethyst… Es-tu armé ? Murmure-t-il soudainement, tout en relevant lentement le visage. Son regard se plonge dans celui du garçon, implorant. Si je change… Si je semble perdu, ne serait-ce qu’une seconde... Il cesse de tirer sur les chaînes, s’approche imperceptiblement pour que la tension exercée sur ses poignets cesse. Il faudra que tu fasses ce qu’il faut ; sans hésiter… Tu as compris ? Ne me laisse pas te faire de mal… Il regarde la chienne un bref instant. Si je perds le contrôle je… Promets le moi. Promets-moi que tu feras ce qu’il faut. La voix de Layne résonne dans son esprit, écho ironique, situation inversée. Mais Archie est plus violent. Il est déjà mort, de toute façon. Promets-moi que tu me tueras. Et il tend lentement ses mains tremblantes vers le survivant. Lui lui donne l’autorisation de le sauver, contre la garantie de le condamner si la situation leur échappe à tous deux. Le diable lui-même ne serait parvenu à un tel accord.

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MessageSujet: Re: you're never gonna be alone (ame & archie)   Mar 12 Sep - 19:51

On ? On ? Amethyst ne comprenait pas pourquoi il s’associait aux zombies dehors. Il était différent d’eux, ça crevait les yeux. Ça lui crevait les yeux en tous cas. Il n’aimait pas se fier aux apparences. L’apparence d’Archie ne reflétait rien de ce qu’il était vraiment au fond de lui. Il semblait se soucier des autres, il était appeuré. Un zombie, ça n’a pas peur. Jamais. Archie n’est pas comme eux. Il faut qu’il s’en rende compte.

Hm… On va espérer… J’ai pas les croquettes de Livia…” murmura-t-il dans l’espoir de faire baisser l’insoutenable tension de la pièce.

Mais c’était un peu peine perdue. Il sent bien que sa présence fait peur à Archie. Mais comment peut-on avoir peur de lui ? Il est tout sauf impressionnant. Sans le connaître, on se demande même comment il fait pour survivre avec sa gueule de petit fragile, et son sourire d’ange. Clairement, il n’est pas habitué à inspirer la peur. Il faut une première à tout. Il s’en serait passé n’empêche. parce qu’il peine à comprendre comment désamorcer cette crainte incompréhensible de l’autre jeune homme.

Il s’arrêta d’avancer quand Archie tira plus fort sur ses chaînes. Non… Il allait se faire encore plus mal. Il ne voulait pas qu’il se fasse du mal. C’était le contraire de ce qu’il voulait. Il avança sa main mais la recula, en discernant vaguement les mouvements de l’homme. C’était son odeur ? Son odeur le faisait se sentir mal ? Est-ce… Est-ce qu’il avait envie de le manger ? Est-ce qu’il était si proche des zombies que ça à cause de sa mutation ? Maintenant qu’il était plus près et malgré la faible lumière, il le voyait un peu plus nettement… Et si près qu’il soit, il aurait pu confondre ce garçon avec ceux qui erraient dehors. C’était bizarre. On pouvait hériter de ce genre de malédiction en mutant ? Il avait plus eu l’impression que les autres se changeaient en super-héros, pas en super zombie émotif. Il fronça un peu les sourcils. Il ne savait plus très bien s’il devait continuer d’avancer. ou s’il valait mieux qu’il recule, qu’il respecte les choix de cet homme. Il s’était enchaîné parce que comme eux, il avait besoin de chair ? L’idée le fait légèrement frissonner. Il réalise peut-être un peu plus le danger. Mais il a toujours eu cette lueur d’inconscience dans le regard. Il n’avait pas arrêté de monter sur les toits avant de se casser un bras gamin… Et il avait recommencé six mois après. Alors, ce n’était pas le risque qui lui faisait peur. Il croyait en sa bonne étoile. Sinon, il n’aurait pas miraculeusement évité les morsures jusque là !

Oui, je suis armé… J’ai un couteau…” répondit-il doucement.

Inconscient, mais pas suicidaire. Il écoute. Ce qu’il entend ne lui plaît pas vraiment. Il trouve l’ultimatum injuste. On ne devrait pas avoir à demander ça. Et pourtant, à la place d’Archie, ne serait-il pas le premier à demander ça ? Il comprenait. Il n’aimait pas cette idée mais il comprenait. Alors, il hoche la tête.

Je te le promets Archie…

Et Amethyste était un homme de parole. Il ne laisserait pas Archie le blesser. Il ferait attention. Il ne serait pas suicidaire. Il a déjà tué. Pas un être doué de conscience comme Archie, mais des compagnons de route qui avaient changé et qui ne voulaient pas errer sur cette terre. Il les avait tué. Avec peine. Mais il l’avait fait. Respectant les mémoires. Cette fois ne ferait pas exception. Il respecterait la volonté d'Archie. Même s’ils ne se connaissaient que depuis quelques minutes. L’apocalypse et la détresse font tisser des liens plus vite qu’en temps “normal”... Il ne peut nier la connexion entre eux. La confiance qui s’installe en raison des circonstances plus qu’étranges.

Il approche ses doigts des ses mains, de la chaîne. Il a peur de faire mal. Il sent la chair à vif sous son tâtonnement. Il ne sait pas bien par où commencer pour faire le moins de mal. Il finit par se décider, et libère les mains du jeune homme. Il faut sans doute bander ses plaies. Les désinfecter ? Il ne sait pas trop. Et puis il se souvient comme son odeur avait l’air de gêner Archie.

Mon odeur, c’est ça qui…te fait envie... te dérange ? Si je sens comme eux, ça sera mieux, pas vrai ?” demanda-t-il en se relevant, attrapa le couteau à sa ceinture, avançant d’un pas décidé vers la porte.

Il intime à Livia d’aller à l’autre bout de la pièce, il doit insister un peu pour qu’elle l’écoute. Sans doute qu’elle croie qu’ils peuvent sortir. Mais non, ce n’est pas encore le moment. Il attend qu’elle soit assise et calme. Puis, il s’avance vers la porte, la dévérouille, et d’un geste vif, l’ouvre. Il laisse le premier zombie entrer, le poussant d’un coup de pied vers le centre de la pièce. Ce qui lui laisse le temps de refermer la porte. Le zombie revient, mais il est prêt, il n’hésite pas. Son couteau se plante entre ses deux yeux.

Désolé.” murmure-t-il quand le zombie tombe au sol.

Il se penche au dessus de lui, tranchant avec méthode son cou. Sans doute qu’Archie ne comprend pas bien ce qu’il fait. Peu de gens l’aurait compris. S’il n’avait pas survécu grâce à cette méthode, il n’aurait pas songé à la reproduire. Il étale le sang du zombie sur son visage, sur ses mains, sur ses vêtements. C’est probablement assez répugnant mais… Au moins, il n’importunerait plus Archie de son odeur non ? Il relève la tête vers l’autre jeune homme.

C’est… Mieux ? Je sais… C’est un peu répugnant mais… Si cela te soulage… Je l’ai déjà fait… Pour survivre… Ils ne me suivent pas quand je sens comme eux… Mais je peux pas faire ça sur Livia…

D’ailleurs, Livia ne venait pas le voir… Elle restait à distance… Elle n’aimait pas quand il sentait comme eux…

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MessageSujet: Re: you're never gonna be alone (ame & archie)   Jeu 14 Sep - 22:56

Fort heureusement, Amethyst comprend. Il comprend ce que son geste suscite chez Archibald. Ou à défaut de le comprendre, il le respecte. Il respecte la crainte qu’il inspire et la menace qu’il représente. Le rouquin n’a pas à proprement parlé peur de lui. Il a peur de ce qu’il pourrait lui infliger. Car au fond, le survivant n’est pas véritablement un danger, plutôt une tentation. Et la faim est le fardeau le plus lourd à porter pour le zombie conscient. Alors, voir le jeune homme se figer est presque un soulagement, un stress qui s’atténue lentement, quand bien même il sent ce dernier croître chez son interlocuteur. Il ressent les palpitations de ses veines sous sa chair, la fréquence de son rythme cardiaque. Il entend sa respiration légèrement sifflante et les battements de son cœur tambourinant dans sa poitrine. Il le voit presque frissonner, mouvement imperceptible de son épiderme. Il n’est pas trop tard, il pourrait encore partir. Il pourrait le laisser là, fuir, tourner les talons ou l’attaquer, le tuer, se débarrasser de cet encombrant personnage. Mais il se contente de répondre doucement, d’une voix où ne transparait pas sa peur. Il est armé. Autrement dit, il pourra se défendre, si les choses dérapent.

Mais si Archie vient à mourir, il regrette que ça soit par la lame d’un couteau. Il s’est de nombreuses fois figuré sa mort. Survivant apeuré, sadique, accident. Il s’est vu mourir une centaine de fois, toujours d’une façon différente. Et les armes à feu sont tellement plus rassurantes. Il a cette impression qu’elles lui ôteront toute souffrance en un claquement de doigt, que le supplice ne durera pas ; l’arme blanche, au contraire, lui inspire la douleur, l’interminable épreuve avant la délivrance. Il ne veut pas mourir d’un coup de couteau dans le crâne. Mais a-t-il vraiment le choix ? Au fond, sous sa forme monstrueuse hors de contrôle, peut-être sera-t-il incapable de ressentir quoique ce soit. Alors, Amethyst promet. Il s’engage à mettre fin à ses souffrances. Archie le dévisage en silence un long moment avant de hocher imperceptiblement la tête. Un « merci » silencieux se dessine progressivement sur ses lèvres. Ses yeux brillent dans la pénombre, reconnaissants.

Il détourne finalement son regard pour surveiller les gestes du survivant. Ce dernier est hésitant. Il faut dire que la chaîne a sacrément entaillé les poignets du zombie. Chaque fois qu’il survole ses blessures, Archie frissonne de douleur. Cela le brûle, lui donne presque mal  la tête. Et lorsqu’il passe véritablement à l’action, c’est pire que tout. Le rouquin serre les dents, ferme les yeux, étouffe un grognement de douleur entre ses lèvres. Il essaie de se concentrer sur n’importe quoi d’autre. Mais privé de sa vue, il ne parvient pas à diriger son attention sur autre chose que l’odeur humaine si alléchante. Heureusement, une fois libéré de ses entraves, le jeune homme semble s’en rendre compte. Mais Archibald a à peine le temps d’acquiescer d’un signe de tête que ce dernier se lève, le couteau à la main, et se dirige vers la porte. Qu’est ce que tu... Il le regarde incrédule s’imposer auprès du chien avant d’ouvrir la porte.

Tout se passe ensuite très vite. Le survivant laisse un des zombies encore présent dans le couloir pénétrer dans la pièce. Il a à peine le temps de se barricader que le zombie le charge. Archie se redresse, s’apprête à bondir, mais il s’est seulement mis accroupi quand le garçon dégaine son arme. Le spectacle n’a pas le temps de s’inscrire dans la mémoire du mutant : il a détourné les yeux, ne supportant pas le spectacle qui vient de se dérouler sous ses yeux. Il n’entend que les excuses de son interlocuteur et le son si caractéristique d’une gorge tranchée. Il se sent mal tout à coup. Il plaque d’ailleurs sa main sur ses lèvres pour calmer ses hauts le cœur. Déchiqueter des petits animaux ou dévorer des cadavres ne lui posent plus de soucis. Mais ce spectacle est perturbant. Il pourrait être ce zombie. Il finit cependant par reporter son attention sur le survivant. Et la scène qui l’attend le surprend. Le jeune homme s’est recouvert de sang de zombie. Ce sang sombre, coagulé et gluant. Le même qui coule dans ses propres veines.

Non, c’est... C’est très bien… Souffle-t-il finalement après un silence. Il prend le temps d’humer l’air. Et effectivement, il ne sent plus la chair humaine, il ne sent plus que la pestilentielle odeur de Dita. Livia, plutôt. Il tourne d’ailleurs le regard vers elle et l’appelle d’un discret claquement de langue. La chienne s’approche, méfiante. Mais elle préfère s’approcher du zombie, qu’elle a toujours connu tel quel, plutôt que son taré de maître qui se barbouille de sang. En même temps, quel humain sensé serait capable de faire ça pour un inconnu. Archie le regarde à nouveau, reconnaissant, tout en caressant l’animal. Merci, Amethyst… Je ne perçois plus ton odeur… Je… Merci. Effectivement, la faim s’est calmée. Pour l’instant, elle n’est plus stimulée. Il se relève lentement, se redressant de toute sa hauteur. Il se tient comme un homme, immobile, droit. Ça lui fait un bien fou, de se redresser, d’étirer sa colonne vertébrale. Les zombies ne se tiennent pas ainsi. Il se masse distraitement les poignets et ajoute avec douceur. Est-ce que tu aurais du… une bande ? Ou un morceau de tissu… N’importe quoi ? Il ne veut pas inquiéter le jeune homme, aussi rajoute-t-il, comme pour se justifier. Ca se refermera quand je mangerai… Il préfère aussi ne pas en dire davantage à ce sujet, pour ne pas l’effrayer. Mais là c'est... douloureux… Il lui adresse finalement un petit sourire penaud. Le premier sourire. Et quoique légère, la fossette qui se creuse sur sa joue illumine son visage.

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MessageSujet: Re: you're never gonna be alone (ame & archie)   Ven 15 Sep - 12:19

Il y eut un silence. Pesant pour Amethyst. Un silence assez long pour qu’il réalise qu’il avait fait quelque chose d’assez horrible sans doute du point de vue d’Archie. Il avait parlé de lui et des zombies comme un ensemble alors… Il venait de tuer un de ses camarade ? Il ne savait plus trop. Mais cela lui avait paru être la meilleure solution. Pour leur sécurité à tous les deux. Seulement, le doute s’installe avec ce silence. Il se sent monstrueux d’un coup, d’avoir sacrifié ce zombie pour juste garantir sa sécurité. Il se sent un peu mal. Sur le moment, le “génie” de ce plan lui avait fait oublié ce que ça impliquait. Il n’aimait pas tuer. Il ne voulait pas qu’Archibald pense qu’il n’avait aucune empathie pour les zombies. Ce n’est pas le cas…

C’est très bien. Il n’en est pas si sûr. Est-ce que les choses peuvent encore être bien ? Il se baisse vers le cadavre du zombie. Il a une pointe de regret. Sa survie mérite-t-elle ces sacrifices là ? Il ferme les yeux de l’anonyme. Sans identité, sans nom. Un cadavre de plus. Une mort sans suite. Sans proches pour le pleurer.

C’est lui qu’il faut remercier…” murmura Amethyst d’une voix un peu serrée, en se relevant.

Même Livia ne le reconnaît plus. Tu dois tout faire pour survivre, lui répétait sa grand-mère quand il était petit. Maintenant qu’il devait tout faire pour survivre, il ne savait pas s’il y arriverait encore très longtemps. Parce que c’était dur de survivre. C’était dur de penser à soi en premier. C’était dur de tuer. C’était dur de ne pas abandonner. Mais là, il y avait Archie dont il devait s’occuper. Il s’approcha de lui, basculant son sac à dos sur une seule épaule, pour en sortir son kit de premier soin. Une bande de gaze. Ce n’est pas l’idéal. Il aurait fallu désinfecter la plaie aussi… non ? Il relève le regard vers Archie, avec un petit sourire lui aussi, un peu gêné peut-être.

“... Est-ce que…. Est-ce que je dois désinfecter tes plaies ? Ou… Ou….

Il ne sait pas bien comment demander ça. Il se sent mal. Il bafouille. Il ne sait pas comment poser sa question.

Ou… Tu ne peux… Plus tomber malade ?” conclut-il après avoir cherché ses mots.

C’était sans doute la version la plus politiquement correcte qu’on puisse formuler. Il ne savait pas bien comment considérer Archie en fait. Il avait tout d’un humain. La sensibilité, la peur, les mots. Et à côté, il avait le corps d’un zombie. En voyant les plaies de plus près, en ayant ralumé sa lampe, il voyait bien que son sang était trop épais, trop noirâtre pour être celui d’un humain. Alors qu’était-il ? La solution était de se dire qu’il était juste Archie. Mais médicalement, ça ne l’aidait pas vraiment. Il finit par poser les bandes après confirmation d’Archie que le désinfectant n’était plus utile… Il fit doucement le pansement, maîtrisant ses mouvements. Il avait été habitué à ça. C’était presque apaisant pour lui de refaire ce geste qui avait fait parti de son quotidien. Sauf que là, il ne pansait pas les escarres d’une personne âgée.

J’étais aide-soignant avant…” murmura-t-il en continuant son travail. “Alors… Les pansements, ça me connaît… Enfin… Mes patients étaient plus vieux que toi… Je travaillais en maison de retraite…

Il ne savait pas bien pourquoi il lui racontait ça. Peut-être pour que le silence ne s’installe pas trop. Parce qu’il en avait en fait un peu peur du silence. Le silence, c’était la solitude, et il ne la supportait plus. Il avait besoin de sentir qu’il n’était pas seul. Il termina le deuxième pansement, et lui fit un sourire rassurant.

Tu as d’autres blessures ?” demanda-t-il doucement.

Puis, il se mordit les lèvres. Une question lui brûlait les lèvres. Mais elle était sans doute déplaçait. Et en même temps… Il valait mieux qu’il sache…

Tu as dit… Que ça se soignerait quand tu mangerais… Mais… Tu manges… Comme eux ? Tu manges… Des gens comme moi ? Ou… D’autres choses peuvent aller ?” demanda-t-il sans jugement.

C’était juste qu’il valait mieux qu’il sache ça…

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