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 i'm so sorry (kazu & archie)

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MessageSujet: i'm so sorry (kazu & archie)   Dim 17 Sep - 18:57

Il court, dans les rues. Il court à en perdre haleine. Il court comme si sa vie en dépendait. Ce n’est pas sa vie, qui en dépend. Mais celle de la survivante, qu’il vient de croiser. Il lui est tombé dessus, comme on se croise au détour d’un couloir. Choc quasi frontal. C’est ça, qui l’a réveillé. Cette proximité soudaine avec l’être humain, l’odeur de sang dans les veines, de chair fraîche. Il allait l’attaquer. Il allait le faire. Mais il a bondit en arrière, comme effrayé. Et elle n’a pas eu le temps de dégainer son pied de biche, qu’il tournait déjà les talons. La pauvre femme n’a pas dû comprendre ce qui lui arrivait. Aucun zombie n’agit ainsi. Mais Archie n’est pas vraiment ordinaire, pas vrai ? Alors, il court. Il s’éloigne d’elle à toute vitesse. Il la fuit comme la peste. Il se fuit lui-même. Il finit par s’arrêter dans une ruelle et à se laisser tomber sur le cul, essoufflé, le cœur au bord des lèvres. Elle sentait si bon. Elle était si proche. Il n’aurait eu qu’à tendre la main et. Il se prend la tête entre les doigts et se met à hurler. Un cri humain. Un cri de monstre. Il a tellement faim.

Son hurlement se change en râle. Un grognement étouffé. Il ferme les yeux, se bat avec sa propre conscience. Quand il relève le visage, un zombie se tient face à lui. Il le regarde. Il le fixe, comme s’il attendait un mouvement, un signe. Archibald ne comprend pas. Mais Archibald n’est plus vraiment là pour comprendre. Son corps se relève, obéi à une mécanique qui lui échappe. Il hume l’air. Il a faim. Pourquoi se priver de calmer sa faim ? Il se met finalement en mouvement, vif. Il a repéré quelque chose. Quelqu’un. Il sort de la ruelle, traverse plusieurs rues ; Il n’est pas seul, à se diriger là-bas. Toute une meute s’y rend. Elle est d’ailleurs en avance sur lui. Elle arrivera avant. Il accélère. Il est plus rapide. A mesure que l’odeur se rapproche, la meute s’agite. Il les voit disparaître au coin d’une rue. Et il entend les premiers coups de feu. Lorsqu’il arrive à son tour, des zombies sont déjà à terre. Un type se tient à quelques mètres de là. Il a descendu ceux qui se sont trop approchés et continue à tirer sur ceux qui arrivent derrière. Archie ne réfléchit pas. Il n’est pas en mesure de penser. Il se jette à leur suite.

Les zombies s’écroulent devant lui, les balles sifflent à ses oreilles. Il est tout prêt maintenant ; Le canon de l’arme vise son crâne, pile entre les deux yeux ; Le type appuie sur la gâchette. Rien. Que dalle. L’arme semble enrayée ou à court de munitions. Une chance sur un million que ça arrive. Sans le savoir, Archibald vient d’échapper au pire. Il court et bondit sur le survivant. La collision est violente ; mais le rouquin est comme enragé. Ils roulent dans la poussière, tandis qu’Archie tente de mordre le brun. Il a si faim.

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MessageSujet: Re: i'm so sorry (kazu & archie)   Mer 20 Sep - 0:51

Même sans les cris de la jeune femme qui fuyait au loin, Kazuma aurait été dehors, sabre à la main. Il y avait peut être une lueur de folie dans ses yeux à chaque course poursuite, à chaque combat qu'il menait pour sa vie, d'autant plus lorsqu'il allumait le feu au sens propre du terme. Alors, lorsqu'il contemplait son oeuvre de plus en plus maîtrisée, ses prunelles brillaient, et son visage s'allumait d'une joie non feinte. Il n'était pas suicidaire pour un sous pour autant. En ce qui concernait l'artiste, il pouvait vivre encore un bon paquet d'années et dépasser les prédictions des gens moins bien taillés pour un monde comme ça. Il n'avait pas été élevé à la tendre, il fallait dire. Ça aidait. Et là barrière de civilité et de respect de l'autre avait sauté avec le danger de mort qui rôdait. Quoi que. Quoi qu'il en dise, lorsqu'il savait un humain -vivant c'est à dire, et non traînant sa carcasse sur deux pieds sans aucune âme qui allumait son regard vide et affamé- était dans les parages, il se retenait. Il avait entendu le cri de cette femme donc, alors qu'il fouillait une friperie, et s'était contenté de son katana au lieu de tout cramer.

Il fallait dire aussi qu'il s'épuisait, avec ses flammes. Et vu les zombies qui commençaient doucement à s'ajouter en nombre, il n'était pas certain d'en venir à bout. Il serait alors à leur merci et se ferait bouffer en un rien de temps. Le brun planta sa lame dans le crâne d'un nouvel assaillant, et restait à l'affût. Mais cette fois, elle refusa de ressortir correctement et une bousculade le précipita à terre. Mince. Il y tenait à cette lame, elle était devenue une amie précieuse et fidèle. Il sorti l'arme à feu qu'il avait ramassée sur un cadavre de militaire quelques jours plus tôt, et se mit à tirer pour se dégager de ce qui commençait à ressembler à un sale plan. Pas de silencieux. C'était emmerdant. Ceux qui suivaient le troupeau commençaient à le prendre pour cible. Ils tombèrent, un à un, Kazuma comptait les balles et réfléchissait déjà à la suite quand l'arme s'enraya. Il eut le temps de voir le regard de celui qui lui sautait dessus avant de rouler à cause de l'élan, ce regard vide et affamé que portaient tous les autres. Celui là aurait peut être son repas.

Dans sa chute, Kazu perdit de vue son katana et après le premier choc et la douleur il poussa un râle d'exasperation. Ils étaient hors de portée du groupe qui s'était regroupé en amont, et butait stupidement sur des grosses bennes et poubelles. Sa lame pendait stupidement un peu plus haut, elle s'était fait bousculer avec le reste, mais restait hors de portée... Et ils ne tarderaient pas à les rejoindre, et Kazuma n'arrivait pas à se défaire de cet amant passionné, le tableau n'était pas jouace. Il était plutôt jeune, celui là. Pas très lourd ni très fort mais particulièrement affamé et coriace. Il n'y avait qu'une seule solution s'il voulait sortir de la, il le savait très bien mais l'idée ne l'enchantait pas. Après l'assurance que ses forces n'allaient pas durer infiniment -alors que celles de l'autre si, il lui laissa son avant-bras.

La douleur mis un temps avant de diffuser son information, et lui paru rapidement indécente. Comme si ce n'était pas possible de ressentir quelque chose de pareil, comme si c'était le corps d'un autre dont la chair se faisait transpercer. Kazuma serra les dents, tentant de rester conscient malgré l'étourdissement qui le gagnait. Il n'en était pas à sa première blessure, la précédente avait été soignée de façon plus que spectaculaire, cette fois il n'aurait pas cette chance là. Kazuma profita du fait que l'autre était trop occupé et la bouche pleine pour tendre l'autre bras vers son katana. Il aurait tout le temps de s'évanouir plus tard. Sa main se refermait sur l'extrémité coupante, ajoutant à sa demise, et un court instant, ses yeux croiserent ceux de l'autre. Il y avait comme une conscience. Mais c'était impossible. Kazuma profita de cette seconde qui ressemblait à de l'hésitation et poussa le sabre contre l'abdomen de l'autre, le repoussant et l'obligeant à lui rendre son bras. Il ne s'en rendait pas compte, mais il laissait échapper un cri de douleur, enfin. Il se dégagea et se plaça au dessus de lui, sabre enfin à la main.
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MessageSujet: Re: i'm so sorry (kazu & archie)   Sam 7 Oct - 0:42

Le choc devrait lui arracher un hoquet de douleur ou lui couper le souffle. Mais il n’est pas suffisamment conscient pour réagir. Il se contente de pousser un long râle effrayant, qui trahit sa faim et sa détermination. Il regarde sa victime mais ne la voit pas. Il n’est qu’une silhouette appétissante, un inconnu au cœur battant, un amas de chair et de sang dans lequel il n’a qu’une ambition : planter ses dents. Pourtant, il la ressent, la douleur. Il ressent sa poigne se refermer sur le corps qui se débat sous son poids. Des sensations lointaines qui semblent sorties d’un rêve, ou d’un cauchemar. Il voudrait se réveiller, il le voudrait vraiment. Mais le monstre est plus fort et affamé. Et pourtant, il n’a pas à attendre longtemps. Comme une offrande, la chair lui est accessible. Une brèche dans la défense de sa cible, une erreur de sa victime ? Il ne cherche pas à comprendre, il ne se pose pas de question ; il délaisse la jugulaire du jeune homme qu’il tentait vainement d’atteindre pour se jeter sur ce morceau de bras, ce véritable présent.

Il plante violement ses dents dedans, en le maintenant immobile avec ses mains. Ses mâchoires se referment sur la chair. Il pourrait se contenter de mordre. Mais il recule sa tête, déchirant la peau de son repas sans remords. La douleur qu’il ressent doit être immense. Après un court instant, il sent enfin que certains tissus cèdent et un goût de sang lui emplit la bouche, coule dans sa gorge. C’est pleinement satisfaisant. Et cela calme partiellement sa faim, celle qui tord son estomac depuis si longtemps. Il est en train de dévorer quelqu’un. Quelqu’un de vivant. Archibald a envie de hurler, mais le zombie se contente de grogner. Pourtant, le regard du rouquin dévie de sa proie. Dans son champ de vision périphérique, dans le coin de son œil, il distingue une arme. Une arme blanche. Une espèce de sabre ou de katana. Ses pupilles pâles s’étrécissent brutalement, tandis que les battements de son cœur s’accélèrent. Un instant, il comprend la menace. Et celle-ci lui parait plus claire encore lorsque la main du survivant se referme sur l’arme. Leurs regards se croisent. Archie a cessé de mordre l’avant-bras de ce dernier. Du sang barbouille ses lèvres et sa mâchoire, mais le monstre s’apaise. Il s’endort et laisse Archibald seul, face à sa victime et ses regrets. Un Archibald presque affolé. Presque revenu à lui.

Mais il n’a pas le temps de réagir ou de se manifester. Le survivant s’est emparé de son arme et repousse son assaillant avec. C’est ce qui ramène efficacement le rouquin à lui. La douleur. L’odieuse douleur d’une lame entaillant son torse. Il lutte un instant, un interminable instant, avant de se rendre compte que lutter, c’est aggraver la situation. Il pousse un râle, non, un grognement. Un grognement plaintif. Sa voix est presque revenue. Il relâche précipitamment le bras de l’asiatique. Car il s’en rend compte, maintenant, le type est asiatique. Il hurle, d’ailleurs. C’est ce qui réveille définitivement le jeune homme. Sans prévenir, il cesse toute lutte, toute résistance. Le rapport de force s’inverse brutalement et Archibald bascule, soudain prisonnier sous le corps de l’assaillant. Son crâne frappe brutalement le sol. Souffrance. Le choc lui arrache une grimace. Le sang bat à ses tempes. Il ouvre les yeux. Il ouvre vraiment les yeux, grands, écarquillés par la surprise. Son regard, planté dans celui du brun, est paniqué. Il n’exprime plus que la peur. Une peur tenace qui lui tord les entrailles, qui le bouffe de l’intérieur. Il veut mourir, en cet instant, il ne désire que ça. Mais il a peur de souffrir et c’est suffisant pour qu’il décide de rester en vie. Son regard fait un va et vient entre la lame au-dessus de sa tête et le visage du survivant, implorant.

Et Archibald se fige.
Le temps se suspend ainsi pendant ce qui lui parait une éternité. Mais il ne bouge pas. Il ne bouge plus. Il ne tremble même pas. Il attend. Il adopte le comportement contraire d’un zombie, qui chercherait à se dégager, qui ondulerait et se débattrait. Il se tient immobile, les mains cachant partiellement son visage, les paumes levées vers le ciel, comme s’il cherchait à se protéger. Derrière eux, les zombies s’agitent, se heurtent aux bennes. Il réfléchit à toute vitesse. Il ne peut pas se dégager. Il ne peut pas parler. Il ne peut pas se sortir de ce mauvais pas. Il craint trop la réaction de l’asiatique. Et il craint l’épée de Damoclès, littéralement au-dessus de sa tête. Alors, il a un second réflexe, tout aussi humain que le premier. Il abandonne son mouvement de défense, bien inutile face à la menace de la lame. D’une main il saisit le poignet armé. Sans agressivité, sans violence. Il le saisit et effectue une légère pression. Son autre main, il la pose à plat sur le torse du brun. Il ne le repousse pas, il le maintien simplement à distance. Il retarde le moment fatidique où la lame lui transpercera le crâne. Il sent les battements de son cœur sous ses doigts. Il sent à quel point il est humain. Son regard se pose brièvement sur la blessure qu’il lui a infligé au bras, avant de se plonger à nouveau dans celui de son interlocuteur. S-S’il te plait… Est tout ce qu’il parvient à vaguement prononcer. Mais il ne sait pas s’il l’implore de ne pas le tuer ou s’il l’implore de faire ça rapidement. J-Je suis... désolé… Sincèrement désolé. Il ferme les yeux, de toutes ses forces. Il ne veut pas voir la mort en face, elle l'effraie depuis si longtemps.

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MessageSujet: Re: i'm so sorry (kazu & archie)   Mar 10 Oct - 19:07

Même préparé, Kazuma ne pouvait pas passer outre la douleur qui affolait chaque nerf jusqu'à son cerveau, le bras qu'il avait offert en apéritif au jeune zombie se faisait maltraiter, il sentait les dents s'enfoncer comme dans s'il était un bon steak saignant. Kazuma n'avait jamais été un viandard, et ces jours ci d'autant moins. Mais le summum fut de sentir les incisives achever leur travail et soulever la peau tatouée finalement, alors que sa main avait enfin serrée sa lame. Depuis, en quelques secondes, la situation avait été renversée mais il saignait toujours. Comme un bon steak que l'autre avait à peine entamé. C'était sa vision de la chose, à Kazuma. Ils n'étaient tous que des steaks sur pattes, si on regardait objectivement. Il n'avait aucune rancoeur envers celui qui avait essayé de le bouffer, mais il ne tenait pas en finir avec le monde des vivants tout de suite alors... C'était la vie de l'autre ou sa propre survie. Aussi simple que ça. Ceci étant dit, pendant une seconde il avait hésité. Il pouvait enfoncer sa lame dans son corps, dans son cerveau, comme il l'avait déjà fait un non nombre de fois. Sans rancune même si parfois un peu de plaisir. Mais quelque chose avait attrapé son regard.

Il vit l'expression changer sur le visage torturé par la faim, petit à petit, et ses gestes ralentis le captivèrent immédiatement. Quelle curiosité se trouvait au bout de sa lame ? Cet espèce d'exception de la nature, pas tout à fait zombie sans conscience, mais pas tout à fait humain non plus -il se souvenait encore trop vivement du plaisir que l'autre avait eu l'air de ressentir en s'attaquant à sa viande. Et maintenant cette même chose, cette curiosité, venait de prendre son poignet avec une extrême délicatesse. Le garçon à demi barbouillé de son sang à lui avait posé une main sur son torse et l'avait supplié. Kazuma avait les yeux grands ouverts, avides, sur la créature figée sous lui. Ce qui le frappa le plus, c'était sa fragilité. Il avait déjà eu des humains au bout de sa lame, mais rarement des êtres aussi chétifs et si peu revêches. Généralement de bons connards, ou des mauviettes aussi, mais pas aussi... Innocents que cette biche apeurée. Biche qui venait de lui bouffer le bras, mais quand même. Il se retira. Rapidement il sorti un bandage de sa veste déchirée et l'enroula sans sommation, pour arrêter l'hémorragie. Il avait mieux dans sa nouvelle planque, mais ça ferait l'affaire en attendant. Kazuma récupéra son fourreau et jetant un oeil aux zombies coincés en amont -mais pour combien de temps. Il regarda l'autre par terre, avec la même curiosité qu'auparavant.

« Si tu veux rester du côté des vivants encore un peu, suis moi. »

Il dit sans animosité, mais peu de choix malgré tout dans la voix. Une trouvaille pareil, ça ne se laissait pas sur le bord de la route. Il disait aussi ça parce qu'il avait vraiment envie de comprendre comment une telle chose pouvait fonctionner, mais surtout parce qu'implicitement il pensait avoir plus ou moins un droit de vie ou de mort sur lui pour l'avoir épargné. Une logique très à lui mais qui lui paraissait équitable. Le sabreur avait pour lui le fait que le chemin aller était bloqué, et que l'autre avait beau avoir un petit air de ces autres mangeurs de chair... Peut être qu'il n'était pas non plus totalement immunisé. Qui savait.


(hrp, j'ai pas osé trop avancer, si archie le suit imagine une planque derrière des trucs délabrés et des monticules à grimper <3)
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MessageSujet: Re: i'm so sorry (kazu & archie)   Dim 15 Oct - 22:38

Si la lame s’était abattue, tout aurait été enfin terminé. Le calvaire, la peur. Il n’y aurait eu qu’un silence éternel et une paix enfin trouvée. Mais l’arme ne le transperce pas. Au contraire, il sent un cœur qui bat sous ses doigts. Il sent un corps qui se raidit et aux poignets, des muscles qui se détendent. Il rouvre les yeux, incertain, et son regard se plante dans celui de son interlocuteur. On ne l’a jamais dévisagé comme l’asiatique le fait. Avec une curiosité presque malsaine. Un intérêt où il ne lit ni la crainte, ni la peur. D’ailleurs, le plus effrayé des deux est bien le jeune rouquin. Le survivant le fixe ce qui lui semble une éternité. Que se passe-t-il dans son esprit ? Prend-il la décision de mettre fin à ses jours ? Ou de l’épargner ? Finalement, il se relève vivement, le libérant en même temps du poids qui pesait sur son ventre. Archibald se redresse difficilement, lentement, comme après une longue convalescence. Ses changements l’épuisent. Il se sent usé, fatigué. Il ne quitte cependant pas des yeux le brun qui bande sa plaie avec précision et efficacité. Un détail le frappe immédiatement. Il ne panique pas. Il est d’un calme surprenant. Terrible. Pourquoi ? Est-il déjà un mutant ? Auquel cas, il n’a rien à craindre de la morsure. Le zombie serre les mâchoires. Il a encore le goût du sang dans la gorge. Il finit par se relever rapidement, mais chancelle une fraction de seconde avant de se stabiliser. Sa tête tourne. Il a la sensation de vivre un rêve éveillé. C’est la première fois que cela le prend à ce point. Il faut dire qu’aujourd’hui, sa mutation a été extrêmement forte, extrêmement violente.

Son regard rencontre celui du survivant, après qu’il ait récupéré son arme. Ce dernier le somme de le suivre. Car ce n’est pas une réelle proposition. En tout cas, Archie ne l’entend pas ainsi. Ce regard, ce ton employé. Tout lui dicte d’agir ainsi. Un véritable ordre. Et le rouquin, intimidé et impuissant, se contente d’acquiescer d’un signe de tête. Il pourrait se contenter de fuir. Il devrait lui dire qu’il ne risque rien contre les zombies. Mais. Mais il a une dette à rembourser. Quelque chose à se faire pardonner. Alors, après un dernier regard vers la barricade artificielle qui cède sous le poids de la horde, il emboite le pas au survivant. Il le suit vivement à travers un dédale de rues, en courant au même rythme que lui. Jusqu’à une impasse. Il le regarde se faufiler derrière un véritable mur de taule. Benne renversée, tuiles entassées. L’asiatique prend de la hauteur et Archibald se résigne à le suivre dans ce qui lui paraît être une mauvaise idée. Il est agile, mais il se sent faible et serait plus rassuré les pieds sur terre. Il monte ainsi sur chaque obstacle. Le brun est agile, d’un bond, il se saisit de la rambarde en acier d’un escalier externe qui épouse la paroi d’un hôtel et rejoint ainsi une fenêtre au verre brisé, mais au volet laissé entrouvert. Archie s’élance à son tour, mais manque de basculer en arrière. Il parvient néanmoins à se rattraper, le cœur battant et la peur aux tripes, et c’est à bout de force qu’il finit par entrer dans le bâtiment.

La pièce est assez sombre. Elle ressemble à la suite la plus luxueuse d’un hôtel un peu miteux. Les meubles ont été poussés le long des portes et, à vrai dire, ces dernières ont totalement disparues derrière ces barricades artisanales. Aux fenêtres, les rideaux sont dans un état pitoyable ; Le sol est crasseux, l’ensemble, extrêment délabré. Sans doute la planque successive de bon nombre de survivants plus ou moins soigneux. Et aux murs. Aux murs, quelques dessins, qu’il distingue dans la semi-pénombre. Soudain, Archibald capte le regard de l’asiatique fixé sur lui, il se rend alors compte qu’il est resté stupidement immobile devant sa fenêtre-porte-d’entrée. Il a les mains qui tremblent. Le contre-coup de la peur et de l'adrénaline. Il ne sait pas si ses jambes le porteront encore longtemps. Il essuie grossièrement son visage du dos de la main, pour en retirer la poussière et le sang du survivant. Il regarde d’ailleurs la plaie à son bras, encore choqué. Je. Je suis désolé. Je ne voulais pas. Murmure-t-il d’une voix tremblante. Il en oublie la propre entaille pourtant si douloureuse qui lui barre le torse. Il est trop préoccupé par ce qui l’attend. Par le sort que lui réserve cet étrange personnage.

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MessageSujet: Re: i'm so sorry (kazu & archie)   Ven 20 Oct - 22:59

La douleur dans son bras le lançait encore et encore, dans un rappel crescendo depuis que les dents de l'autre garçon s'étaient enfoncées dans celui ci. Si Kazuma ne regrettait pas ce sacrifice qui lui avait permis de récupérer son arme, elle ne l'aidait pas à avoir les idées claires. A tel point qu'il se demandait. Était il devenu fou ? Dans n'importe quelle autre circonstance, n'importe quel autre jour, il aurait découpé ce zombie et l'aurait ajouté à la longue liste qu'il remplissait depuis le début de tout ce bordel. Est-ce que plus ça allait, plus frôler la mort ne lui suffisait plus pour avoir l'impression de vivre ? C'était grisant de se battre pour sa vie, il était conscient d'être très borderline là dessus, mais de là à ramener celui qui deux minutes plus tôt avait tenté de le bouffer. Quoi que. L'artiste avait déjà frayé avec l'inconscience plusieurs fois auparavant. C'était presque comme s'il cherchait cette compagnie morbide. Et là, outre ça, il y avait cette curiosité qu'était le jeune garçon. Sa supplique et ses yeux conscients de la mort n'avaient rien de comparable avec ce qu'il avair vu avant.

Il s'était tourné, après avoir escaladé la montagne de gravats et de débris qui barricadaient à moitié l'entrée de son nouveau chez lui, pour confirmer qu'il était toujours là, que ce n'était pas juste un figment de son imagination. Il n'avait pas imaginé la conscience de ce garçon, pas vrai ? Si c'était le cas il était devenu complètement fou... Mais non apparemment. Il avait bien failli basculer mais il se trouvait bel et bien là, devant les portes vitrées, à essuyer le sang -son sang- de son visage. Il a l'air terrifié. Il s'excuse. Kazuma ne lui en veut toujours pas, il n'est même pas en colère pour la douleur et la blessure de son bras. A ce sujet, il souleva le pansement de fortune qu'il avait fait et eu une grimace en voyant la plaie. Il se dirigea comme s'il était seul chez lui vers sa réserve d'alcool, et déboucha une bouteille avec les dents en la tenant d'une main. Puis il en versa un peu sur sa plaie pour rincer les saletés et les microbes de là non sans exprimer sa douleur. Ensuite il l'a reposa et alla chercher de l'eau et un pansement propre dans les réserves qu'il s'était constituées petit à petit, ainsi que aiguille et du fil. Il ne lâchait pas le garçon des yeux mais ne s'adressait pas non plus encore à lui. Il l'observait, lui et sa curieuse singularité. Puis après avoir fait de la place sur la table et pris place sur une chaise, son bras près pour l'opération, il fini par parler.

« Comment tu t'appelles ? Je sais qu'on est allés vite en besogne tous les deux, mais quand même, on est encore... Plus ou moins humains. »

Il demanda, un peu amusé. Il avait une voix calme alors qu'il posait l'aiguille entre ses doigts de la main de son bras blessé pour passer le fil de l'autre plus valide.

« Moi c'est Kazuma. Désolé pour cette vilaine blessure, je n'ai pas réagit assez tôt. »

Il ajouta sur un ton d'amende honorable. Et puis il alluma une petite flamme entre ses doigts pour rougir l'aiguille et la désinfecter, dans un claquement. Il n'avait pas besoin de ça pour que ça marche, mais il s'y était quand même entraîné. Quitte à foutre le feu, autant le faire avec classe. Il avait mis sur la table la bouteille d'alcool et y déposa aussi de nouvelles compresses à l'attention de son invité, en face de lui, et lui fit un signe de tête pour lui intimer d'avancer et venir se servir. S'il n'y parvenait pas seul, fragile comme il avait l'air maintenant qu'il ne dégageait plus une faim dévorante, il le fêtait lui même. Sans le forcer, non plus.

Il entama le travail sur son bras. Kazu avait travaillé sa résistance à la douleur depuis de nombreuses années, bien avant l'apocalypse à vrai dire. C'était un peu de la triche de mettre des types comme lui là dedans face à des gamins et des gens incapables de se défendre... Même s'il ne s'en était jamais pris à personne, d'autres de la même trempe ne s'en privaient pas. L'aiguille perçant et rassemblant ses chairs lui faisait foutrement mal quand même, mais il se concentrait sur son oeuvre pour ne pas se plaindre. A ce sujet, il lui avait bien abîmé ses tatouages, cet idiot. Il attendit que l'adrénaline fasse son effet avant de continuer.

« Tu avais si faim que ça... »

Il reprit plus bas, un peu pour lui même.

« Ca va mieux maintenant ? »

Ça serait idiot que ça ne lui ait pas suffit. Mais peut être qu'il n'en savait rien et que ça arrivait juste...Quand ça arrivait. Mieux valait être renseigné ceci dit.
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MessageSujet: Re: i'm so sorry (kazu & archie)   Mar 24 Oct - 22:24

Le plus dur, le plus violent à encaisser, c’est le silence. Ce silence presque morbide qui pèse sur la scène. Archibald a toujours eu peur des silences, d’aussi loin qu’il s’en souvienne. Dans le temps, un silence à la maison, c’était toujours synonyme de malheur. De maman qui pleure dans la cuisine, de l’absence pesante de papa. C’est l’état d’esprit de la mort, c’est sa signature ; c’est l’angoissant rien, le vide d’une vie. Il enrage, il bouillonne, il tremble. Il subit cet interminable instant figé, immobile. Et l’autre se tait. Il s’occupe de sa plaie. Il désinfecte, il farfouille çà et là. Le regard d’Archie ne se détache pas de lui une seule seconde. Il le suit à droite, à gauche. Il s’y accroche comme un enfant à sa mère. Lorsque leurs regards se croisent enfin, à plusieurs reprises, il se détourne, vivement. Mais seuls ses yeux bougent. Ses pupilles fuient le contact visuel, entraînant à leur suite ses iris laiteux. Il regarde ailleurs, rencontre un mur, un dessin, avant de revenir sur le survivant. Il est asiatique. Et tatoué. Sacrément tatoué. Un mec taillé pour la survie à n’en pas douter. Il finit d’ailleurs par se poser, armé, prêt à refermer sa plaie. Et c’est le moment qu’il choisit pour reprendre parole, achevant enfin l’apnée infinie dans laquelle Archie s’est plongé.

Plus ou moins humain. Il ne pourrait pas dire mieux. Il serait mal placé pour dire mieux, d’ailleurs. Il l’écoute parler, boit ses paroles, les yeux brillants. Kazuma. Il a le nom qui va avec la gueule. Kazuma, ça sonne doux et violent à la fois. Il met un point d’honneur à retenir les identités. C’est tout ce qui leur reste au fond, ce qu’ils ont de plus précieux. Il hoche vaguement la tête, imperceptiblement. Il accepte ses excuses. Il ne sait pas trop pourquoi, ni comment, mais il les accepte. Monde à l’envers. C’est à lui de s’excuser. Pour le mal qu’il fait au monde entier. Archie. Finit-il par articuler. Mais sa voix s’étouffe dans la contemplation de cette flamme naissante entre les doigts du brun. Elle se meurt dans sa gorge. C’est un mutant, lui aussi. La culpabilité s’envole doucement. Il ne deviendra pas un monstre par sa faute. Il ne risque pas de lui en vouloir pour ça. Son regard oscille entre l’aiguille chauffée à blanc et la flamme, avant d’être happé à nouveau par celui de l’asiatique. Qui, d’un coup d’œil, lui ordonne d’approcher. C’est du moins ainsi qu’il l’interprète, alors qu’il s’exécute, presque penaud.

Il traverse la pièce avec une lenteur remarquable, hésitant, voire méfiant. Ce type l’intimide énormément, il ne saurait dire pourquoi. Il est tellement à l’aise, tellement sûr de lui. Il mérite tellement d’être encore parmi les vivants. Contrairement à lui. Il avance donc, jusqu’à poser des doigts timides sur le dossier de la chaise, qu’il tire à lui, pour s’y faire une petite place. Face au survivant. En proie à ses yeux sombres. Il se tient droit, obsédé par l’aiguille qui s’enfonce dans la chair. Ce spectacle est une véritable torture. Il sent l’odeur du sang. Et au-delà de ça, il a du mal à supporter la douleur qu’il devine juste par l’acte. Il est incapable d’agir ainsi. Sa coupure le lance. Il baisse le nez vers son propre torse. Ce n’est pas très joli non plus. Il devrait se soigner. Mais le brun reprend parole, ce qui capte immédiatement toute son attention. Je. Il regarde le sang qui perle de la blessure, détourne le visage du spectacle. Je ne suis pas sûr. Il respire profondément. La faim se tait, seule l’odeur excite encore ses sens. C’est bon signe. Mais il ne peut pas relâcher totalement sa vigilance. Je crois. Oui. Ça va. Merci. Il n’est pas très doué pour rassurer. Meilleur moyen de se prendre un coup de poignard dans le cœur, bravo le zombie.

Il tend une main presque tremblante vers une compresse qu’il attire à lui. Il hésite une seconde avant de retirer douloureusement son haut. Ce geste lui arrache une grimace. Archibald n’est pas pudique. Il a honte de son corps couvert de plaies, d’ecchymoses, et de sa peau pâle, presque morte. Mais il n’a pas honte du peu de muscles qui se devinent sous sa peau. Il n’aurait pas honte du tout, s’il était encore humain. Il pose le morceau de tissu déchiré sur la table et se saisit de la compresse. La coupure est nette, étendue. Elle mériterait de meilleurs soins que ceux qu’elle va recevoir. Mais comme d’ordinaire, la blessure de saigne pas. Le sang est presque noir, immobile dans les chairs. Il contraste avec le gris de son épiderme. Et la plaie se résorbera d’elle-même bientôt. Il agit mécaniquement. Il saisit la bouteille d’alcool et ses yeux rencontrent à nouveau ceux de son interlocuteur. Lui a-t-il seulement donné l’autorisation de se soigner ? Partant du principe qu’il pouvait, Archie ne s’est pas préparé à l’éventualité d’un refus ou d’un rejet. Il se fige, la bouteille dans une main, la compresse dans l’autre. Sa respiration s’accélère, il a chaud. C’est la nervosité, sans doute. Il inspire lentement et soudain, toutes les barrières cèdent. Toutes, sans exceptions.

Ses yeux s’emplissent de larmes sans que ces dernières ne coulent sur ses joues pourtant. Cette scène est trop étrange. Il n’arrive pas à gérer son trop plein d’émotions. Je suis tellement désolé. J-Je sais pas ce qu’il m’a pris. J’ai perdu le contrôle. Ça m’arrive. Souvent. De plus en plus. Mais d’habitude je reviens av-avant de faire trop de conneries. Euphémisme. On en parle, de Layne ? Je suis désolé pour ton bras ou pour t-ton t-tatouage. C’était pas moi. Pas vraiment moi. Jamais j’irai faire du mal à quelqu’un. J-Je suis pas comme ça. Il tente de se justifier, à quoi bon. Ses épaules s’agitent au rythme de ses sanglots étouffés. Ses doigts restent serrés autour de la compresse et de la bouteille, il s’y accroche comme si sa vie en dépendait. J’ai pas. J’y comprends plus rien. J’pensais que j’étais encore humain. Mais c’est de pire en pire. J-Je. Je veux pas finir comme eux. Mais j’arrive pas à. Rester. Moi. Quand je. Je. Il pose la bouteille et du dos de la main essuie rageusement ses larmes. Il est minable. Il le sait. Mais il est au-delà de toute gêne. Il étouffe ses sanglots dans sa gorge. Il relève le regard, le plonge dans celui du survivant et esquisse un sourire. Je suis pitoyable. Rire nerveux. Même rire lui est douloureux. Mais Archie est ainsi. Franchement honnête. Attendrissant et légèrement maladroit, handicapé des sentiments. Trop pour ce monde de brutes, peut-être.

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MessageSujet: Re: i'm so sorry (kazu & archie)   Jeu 26 Oct - 0:02

Archie, donc. Ce gamin avait l'air terrifié. A moins que ça ne soit ses pupilles qui fassent cet effet ? Il suffisait de voir la façon dont il se déplaçait dans la pièce, laissant un maximum d'espace entre eux, ses yeux sur les divers éléments qui composaient son environnement. Un peu comme une bête traquée. Il fallait franchement apprécier l'ironie. Il avait fini par s'approcher et c'était tout ce que Kazuma pouvait faire que de cacher sa curiosité malsaine et rester sage à recoudre son bras en serrant les dents. Il faisait suffisamment jour encore pour ne pas allumer les bougies fondues à même les meubles et le sol un peu partout, mais lorsque le jeune homme avait fini par se rendre compte que Kazu ne le mangerai pas, lui, et qu'il avait accepté de se soigner, le tatoueur regrettait quand même le manque de lumière. Sous ses vêtements, la blessure était nette, mais surtout elle ne saignait pas comme n'importe quelle plaie humaine, ce qui raviva la curiosité de l'homme. Même la couleur... Ce que Kazu avair devant ses yeux était fascinant. De la même façon qu'il avait été fasciné par l'homme poisson qu'était Kjell sortant des eaux, et sa métamorphose défensive par la suite. L'artiste était autant subjugué. Est-ce qu'il allait guérir ? Est-ce que au contraire il la porterait à vie, comme celles que portaient des zombies qui peuplaient ce Monde maintenant ? Kazuma se faisait l'effet d'un scientifique fou, sans le côté scientifique par contre. Restait la folie. Il faudrait malgré tout la nettoyer et probablement la refermer mais... Est-ce qu'il ressentait la douleur, comme lui ? Le garçon s'apprêtait enfin à désinfecter la compresse et sans s'en rendre compte, Kazu, lui, était suspendu à ses gestes et le fixait presque. Il ne s'attendit pas à la suite.

Il ne dit rien, mais son expression changea sensiblement. De plus en plus, hein. C'était... Triste. Et sans doute à devenir fou, de voir que petit à petit on perdait son humanité. A ce qu'il avair constaté, ceux qui se transformaient avaient quelques minutes, au grand maximum une heure avant de perdre ce qui faisait d'eux des être humains. Parfois c'était plus rapide aussi. Mais jamais ils ne revenaient à eux sur la durée, une fois qu'ils étaient partis, c'était fini. Kazu était loin d'être un grand empathe, même s'il comprenait les gens et leur fonctionnement, il ne souffrait pas pour eux. C'était moins handicapant, comme ça. Il avair toujours plus ou moins manqué de ça, mais ça avait été particulièrement utile lors de son passage dans les métiers de la nuit. Pour être un escort et s'occuper de clients tous plus brisés les uns que les autres, c'était même un don utile. Pour le moment, son nouveau don ne lui avait pas tellement servi à ça. Ça lui donna une idée. Kazuma ouvrit la paume de sa main dans un mouvement d'éventail devant lui, et y fit naître une flamme. Il avait l'impression de faire un tour de magie.

« Parce que tu crois qu'il reste beaucoup d'humains encore en vie ? »

Il ajouta un sourire à son ton accommodant. Il joua un moment avec la flamme dans sa paume qui rougissait à vue d'oeil, et finit par la faire disparaître comme par magie. L'intérieur de sa main était toujours rouge et à vif, mais ça passerait. Il reprit son travail sur son aiguille pour en finir au plus vite, tout en continuant pour Archie.

« Si tu n'as pas fini comme eux c'est que comme moi, ton organisme à muté pour tenter de survivre au virus... C'est plutôt bon signe. Tu sais. »

Il ajouta sagement. Un dernier aller dans sa peau et il tira sur le fil non sans gémir un peu sa douleur, et fit un noeud. Il demanda au garçon de l'aide pour y poser un doigt et faire ça plus efficacement et proprement, et fini par prendre une gorgée de l'alcool dégueulasse qui avait servi de désinfectant avant de reprendre.

« Il m'a fallu plusieurs semaines avant d'arriver à ne plus foutre le feu à mes planques. Pareil pour parvenir à choisir quand les flammes sortaient. Et puis d'où elles sortaient, et à quelle intensité. Je suis loin d'arriver à avoir une arme efficace, c'est toujours dangereux d'être dans les parages quand je m'en sers, et je m'épuise vraiment rapidement. »

Il expliqua en croisant observant sa main puis en croisant les bras sur la table et en fixant le jeune homme avec un sourire un peu plus franc, et amusé.

« D'ailleurs c'est plutôt une chance, tu aurais pu en faire les frais sinon... Mais j'étais vidé. »

Il fixait toujours le visage mouillé par les larmes et son air triste et dépité à la fois, ses expressions et ses sentiments bien clairs malgré les yeux laiteux qu'il se payait. Kazuma soupira et s'enfonça dans son dossier de chaise.

« Tout ça pour dire que tu as probablement besoin d'entraînement aussi, plus que d'auto appitoiement ou de panique. Oh, et je ne pense pas que tu sois pitoyable. »

Il ajouta, haussant les sourcils. Il ne put réprimer un rictus en coin sachant ce qu'il allait dire, et ne flancha pas une seconde avant d'ajouter.

« Tu es plutôt mignon, même si je n'ai jamais eu ce genre de penchant avant... Vraiment fascinant à croquer. »
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MessageSujet: Re: i'm so sorry (kazu & archie)   Dim 12 Nov - 16:32

Il pose les paumes de ses mains à plat sur ses cuisses et se tait, guettant avec une certaine appréhension la suite des événements. Il a vidé son sac, ouvert son cœur et exposé en long en large et en travers sa plus grande faiblesse. Inconsciemment, il s’est totalement livré à cet inconnu. Ce n’est peut-être pas l’idée du siècle. C’est sans doute la pire, d’ailleurs. Mais c’est trop tard pour regretter. Et à vrai dire, il ne regrette en rien ce qui vient de se passer. Il se sent plus léger, peut-être soulagé d’un certain poids. Parce qu’il a mis des mots sur les récents événements. Il devient un zombie, un vrai. C’est terrible à reconnaitre. Mais c’est comme mettre le doigt sur un traumatisme d’enfance ou une maladie. On se sent moins coupable d’en souffrir. Il soupire, relève ses beaux yeux clairs vers le survivant. Il ne parvient pas à déchiffrer son expression. Cet asiatique tatoué est un mystère. Certains êtres sont transparent, c’est d’ailleurs le cas d’Archibald, incapable de dissimuler ses émotions depuis le début de ce merdier. Mais d’autres sont de vrais survivants, fermés au monde pour se préserver. Pas étonnant que ceux-là soient encore en vie.

Kazuma finit par bouger et au creux de sa main, vient au monde une flamme rougeoyante. Le regard du zombie est immédiatement attiré par celle-ci. Elle se reflète dans son iris brillant. Il la fixe sans crainte, sans peur. Il ne se prendra pas une boule de feu dans la gueule, il en a la certitude, quoiqu’il ne puisse expliquer cette confiance soudaine. Il relève le regard lorsqu’il entend les paroles du jeune homme. Il sait exactement ce qu’il veut dire par là. Il parle des humains, des vrais êtres humains, ceux qui ne sont pas contaminés, ceux qui n’ont pas encore muté. Cette discussion lui en rappelle une autre. Mais il chasse ce moment de son esprit pour se concentrer sur l’instant présent. Les mutants dominent le monde. Des personnes comme eux, qui ont subi le virus, mais qui ont su le combattre. Qui ont une constitution suffisamment forte pour y résister. Il ne sait pas si c’est le sourire du brun ou le feu au creux de sa main, mais ses propos lui réchauffent vaguement le cœur. Il voit d’ailleurs la flamme disparaitre avec un certain regret. Je ne sais pas si ma mutation est quelque chose de positif. Murmure-t-il pour lui-même, en le regardant se recoudre. Le rouquin avance ensuite son doigt vers la blessure de son interlocuteur et l’aide, sans dégoût, à faire le nœud. Il se retire rapidement une fois l’action terminée cependant.

Le témoignage de l’inconnu lui fait beaucoup de bien cependant ; ironiquement, cela le rassure de ne pas être le seul à galérer à cause de son don. Il réprime d’ailleurs un sourire lorsque Kazuma lui apprend ses mésaventures et la chance qu’il a eu, sans le savoir. Finir brûlé aurait réglé ses soucis. Un zombie calciné. Dommage. Souffle-t-il, évasif. La douleur le rappelle à l’ordre cependant. Il se penche pour saisir la bouteille, une nouvelle fois, alors que le survivant, lui, s’installe plus confortablement. Il s’apprête à le remercier lorsque l’asiatique ajoute quelques mots, l’air de rien. Archibald se fige et le dévisage avec intensité ; Le propos en soi devrait le faire rougir –il vient de lui dire qu’il est mignon après tout. Mais il se contente de le fixer, peut-être choqué, peut-être désemparé. Un million d’émotions contraires jouent à la marelle dans son cœur. Kaleb lui avait dit la même chose. Kaleb était pareil. Il lui avait redonné confiance. Ils ne se ressemblent absolument pas, bien sûr. Mais l’espace de quelques secondes, ces deux visages n’en ont formé plus qu’un dans son esprit. Ses doigts se referment sur le verre de la bouteille. Il ferait mieux de s'endurcir, de se protéger. Tu es plutôt mignon. Il détourne le regard. Il doit s’occuper. Il doit arrêter de penser. Tout de suite.

Je m’entraîne depuis des mois. Je n’ai pas cessé de lutter une seule seconde, un seul instant depuis que j’ai été mordu. Et je suis fatigué. J’imagine que je dois me contenter d’accepter mon sort. Mais ça va. Ça va aller. Il ouvre la bouteille, verse de l’alcool sur la compresse et se la plaque sans douceur sur le torse. L’alcool s’infiltre dans les chairs et la douleur est intenable. Elle lui coupe le souffle et il retient un gémissement. Grimaçant, il baisse le nez vers la plaie. La compresse est presque noire, couverte de son sang si particulier. Il la replie sur elle-même et l’appuie à nouveau sur son corps. La brûlure au contact de l’alcool lui donne mal à la tête. Il repose la compresse d’un geste vif. Il souffle longuement pour calmer la douleur et finit par relever les yeux. Il fait pâle figure, à côté de l’autre, qui s’est recousu tout seul. Pitoyable ou minable, au choix. Merci. Pour le compliment. Pour l’alcool aussi peut-être. Vivant, il aurait vidé la bouteille d’un trait, pour oublier. Mais il préfère ne pas prendre le risque. Je te fascine ? Le ton de sa voix indique pourtant que ce n’est pas une question. Kaleb lui manque. Je fais cet effet à beaucoup de monde. C’est fascinant, un zombie qui parle, pas vrai ? Et c'est encore mieux quand il est capable de ressentir quelque chose ou quand il est capable de pleurer. Il n'est pas agressif. Il n'a pas de raison de l'être. Sur la défensive, peut-être, mais pas méchant. Il fait seulement le récapitulatif de sa vie de survivant, de toutes ces réactions auxquelles il s'est heurté. Il se saisit de son tee shirt. Avant que tu ne me le demandes, ma peau est glaciale, je ne saigne pas et je mange des cadavres, quand je ne m'attaque pas aux vivants. Regard en coin. Je suis donc un zombie raté. Et je déclenche chez toi des penchants que tu ne te connaissais pas ? Il remet son haut rapidement, sans quitter l'homme du regard. Tu es plus étrange que moi. Il esquisse un sourire.

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