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 la jiggy jar jar doo (berekia).

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MessageSujet: la jiggy jar jar doo (berekia).   Dim 22 Oct - 22:46

Berekia Ira Dubhghaill
dress me up and watch me die
NOM : Le quolibet du monde dans lequel il vivait désormais, Dubhghaill, l'étranger noir à l'âme achevée. Moquerie d'un père qui avait rejeté la croyance, il se retrouvait être l'un des seuls pêcheurs épargnés. PRÉNOM(S) : L'éternel béni, Berekia, l'enfant gracié qui ne trouvait pas rédemption auprès de ses deux géniteurs. Ils s'étaient disputés le prénom, accolant le sujet de discorde pour qu'Ira puisse aussi être murmuré. DATE & LIEU DE NAISSANCE : Treize décembre. Vie maudite, chiffre du démon, le coquin semblait destiné à être damné. L'Irlande, la belle, la verte. Les plaines enneigées d'Omagh, dans le comté de Tyrone. ÂGE : Sculptée était la fatale enveloppe qui avouait les trente années, longuement forgées par l'humanité et la mortalité qui le guettaient, lui, qui s'était élevé de cendres sanguinaires en des temps où les monstres n'étaient pas réalité. NATIONALITÉ : Irlando-américain. STATUT CIVIL : Cœur autrefois vierge de caresses, il n'avait connu l'amour sous peine de l'avoir catégorisé de futilité. Nullement dompté ou dupé, son palpitant s'était toutefois attendri à la vision de l'aimé. Passée la naïveté première de cette contrée qui lui était inconnue, il était maintenant rangé. MÉTIER AVANT L’ÉPIDÉMIE :  L'art était beau, constitué de cette palette de nuances qui, indéniablement, l'attirait plus que de longues études. Ainsi était-il devenu artiste peintre. ARCHETYPE : brave enough. MUTATION : non. AVATAR : finn wittrock. CRÉDIT : ironshy (avatar).
CARACTÈRE : Il avait toujours été l'enfant étrange. Celui qu'on dévisageait, qui ne restait jamais. L'obligation de changer régulièrement d'école puisqu'il évoluait entre deux continents, ses protestations vaines à cause du pouvoir qui ne lui appartenait pas. Seul, par choix. Pensant que l'appréciation n'avait rien à lui apporter puisqu'il ne vivait qu'avec celle de sa mère. Songes effroyables, il était certain de ne pas avoir besoin des autres pour se sentir bien. Il n'avait pas besoin des autres lorsque son propre père ne le regardait pas. L'indépendance lui était parfaitement allée, aussi réconfortante qu'instructrice, Berekia n'était devenu ce qu'on en avait confectionné. Une image imparfaite, le look ravageur, le physique attirant l’œil sans que cela ne soit désiré. Son anticonformisme n'avait fait que s'accentuer après être revenu de l'institut. La maladie ne l'avait pas marqué au contraire du comportement de son géniteur. Haine viscérale qui lui avait mainte fois donné l'envie de partir définitivement chez sa mère, il était cependant resté en évitant avec soin de tomber dans le parfait cliché. Il n'était pas le fils à papa. Il n'était pas le rebelle se fichant de tout. Il n'était que tristement humain, déchiré par un divorce, le luxe et la quête d'une personnalité propre. À cela s'ajoutait un éloignement relatif face à la réalité, comme plongé dans une bulle constante qui lui servait lorsqu'il peignait ou dessinait, c'était cet élément qui lui avait permis de ne pas ressentir la peur intense, le dégoût du monde lorsque l'invasion s'était déclenchée.  Il avait cette sensibilité, cet attrait envers le monde qui l'entourait sans pour autant s'y frotter. La grâce et la fragilité de la pleine humanité. Il ne fallait pourtant pas confondre avec un trop plein de gentillesse. Berekia était simplement différent et, de par cette nature imposante dans son caractère, n'avait que très peu changé depuis que les zombies étaient là. Cet événement l'avait aidé à gagner une certaine confiance. Grâce à sa rencontre avec Hannibal puis à cause du manque d'ouverture de ce dernier. Berekia était l'orateur, doué pour manier les mots lorsqu'ils se heurtaient à d'autres personnes, il s'occupait des conversations lorsqu'à côté, Hannibal prenait en charge le ménage. Sa maladresse avait beau s'être quelque peu effacée au fil des années, elle demeurait là et plutôt que de s'embêter à tenter, il se contentait d'observer. COMPÉTENCES : crochetage de serrures
connaissances en premiers soins
savoir démarrer une voiture sans en avoir les clés
élocution de type embobinage et calmation des groupes en colère
AUTRE INFORMATIONS : (001), Fâcheuse manie qui avait le don d'agacer, il ne pouvait pas réellement s'en empêcher. Peut-être était-ce déplacé suite aux circonstances qu'il bravait mais soit, Berekia aimait chanter. Chantonner, bouger les lèvres, murmurer, il vivait au rythme des mélodies qui l'animaient au grand dam d'Hannibal qui lui faisait comprendre son dédain envers sa magnifique voix. (002), Virtuosité presque oubliée, il lui arrivait de dessiner dans la pesante tranquillité de la nuit. Ce n'était pas grand chose à ses yeux, quelques traits de crayon qui l'occupaient, une trace concrète de l'amour qu'il portait. C'était la première fois qu'il ressentait, ayant trouver un partenaire dans un monde en lambeaux. Ça ne stoppait cependant pas d'esquisser ses traits. (003), Épiderme marqué, troué. Il avait eu cette petite période où l'envie de se faire tatouer l'avait totalement nargué, envoûté au point de s'encrer. Quelques tatouages traînent sur sa peau mais rien de bien flagrant aux côtés des piercings qui ornent son visage. Il a alors la tendance de mordiller les anneaux de ses lèvres lorsqu'il est concentré. (004), Très difficilement agacé, il y a ce petit détail qui le fera toujours craquer; la fumée de cigarette. Insupportable, elle lui donne la nausée et lui fait tourner la tête. Condition peu appréciable, il est et a toujours été allergique.  (005), Comme on l'aura compris, Berekia est l'une des personnes les plus maladroites de cette planète. Même tenir sur ses deux pieds est trop compliqué, il n'a aucune coordination et tombe facilement lorsqu'il doit se sauver. (006), Son hymne national c'est  S.O.S de Rihanna, riez bien, lui, il déconne pas. C'est le groove total, il danse sans honte dessus dans les rues complètement désertes.  
Quel est son ressenti face aux zombies ? En a-t-il déjà tué ? Aussi alarmant que cela paraissait, il n'en était pas effrayé. C'était indéniable, il n'était pas enjoué à l'idée de les approcher et de risquer son humanité, mais il ne ressentait pas cette peur profonde. Inexpliquée. Qu'il avait vu chez tout le monde lorsque tout cela avait commencé. C'était une forme de vie nouvelle, étrange et peu commode, mais cela demeurait mystiquement intéressant et provoquait chez lui une sorte de curiosité qui ne le pressait pas de les fuir à chaque fois qu'il en croisait. Et quand bien même serait-il répugné, Berekia ne saurait les tuer. Pas par pitié, pas pour les conserver, simplement parce qu'il n'était pas assez doué. Il y avait toujours ce mauvais jeu de poignet qui faisait que, malheureusement, la lame ne faisait pas mouche. La secousse trop vive de l'arme qui redirigeait la balle. Le pas en arrière de trop et qui le faisait basculer, incapable de se relever assez vite pour se débarrasser des assaillants. C'était la principale raison qui le poussait à laisser Hannibal s'en occuper surtout lorsque la situation n'est pas des plus urgentes.

A-t-il des projets pour le futur plus ou moins proche ? Etant typiquement le genre de gars n'ayant aucun projet, voire aucun futur, Berekia n'en avait strictement aucun à sortir de ses manches. Il s'en foutait pas mal, lui, de la situation. Il vivait paisiblement comme l'aurait fait n'importe qui lorsque les rues n'étaient pas encore jonchées de cadavres ambulants. Sa liste de priorités comptait; trouver des stylos, trouver des gros pulls pour l'hiver, boire du chocolat chaud s'ils en trouvaient et se laver puisque s'enduire de tripes n'était pas l'activité la plus glam du monde.
ubiytsa - mail
personnage inventé
Quel âge as-tu ? dix-neuf ans. Sous quel fuseau horaire tu vis ? celui de la france. Comment avez-vous connu le forum ? prd. Des suggestions ? nah. Un p'tit mot pour la route ? yolo mes bons gens.
▲ fiche par l.mactans pour BHBR ▲


Dernière édition par Berekia I. Dubhghaill le Jeu 2 Nov - 9:31, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: la jiggy jar jar doo (berekia).   Dim 22 Oct - 22:50

BACK AND RISEN FROM THE ASHES
welcome to the end of eras

Once I was seven years old,
« Mommy ? » Il avait cet air innocent que ses deux grands yeux accentuaient, écarquillés, la lueur grisée d'un regard incertain. Il était perdu dans un tourbillon de repères bafoués, enchaînant la toxicité des rues urbaines avec le plein air des campagnes. Sioux Falls n'avait rien à voir avec New-York, après tout, rien ne pouvait égaler la Grosse Pomme lorsqu'il était question de buildings et de pollution. La ville de son daddy était même tranquille, autant que l'était leur demeure lorsque les pas de Natacha, la bonne, ne résonnaient pas dans les couloirs sinistrement vides. Sauf qu'ici, à Omagh, il n'y avait que la petite maison dans laquelle le bois crépitait. Des camarades de classe qui l'acceptaient plus que les américains. Les enfants savaient être cruels entre eux. Néanmoins, Berekia ne s'en souciait pas et ne souhaitait pas s'en soucier alors qu'elle lui effleurait les cheveux, ses paupières se fermant lentement alors qu'il posait sa tête sur ses genoux. En Irlande, il se sentait en sécurité. Aimé. Loin de la solitude qu'éveillait la demeure paternelle, des années en avance sur le temps où, dans la nuit noire, ses parents ne savaient que se disputer. Tout avait été sujet à la discorde et pour le bien de tous, d'une famille décomposée, ils avaient opté pour un divorce. Un terme qu'il n'avait pas l'âge de comprendre et dont il se ficherait. Mais l'incompréhension entraînait les questions et, avide de réponses tant la curiosité le titillait, il en posait. Des délicates, des candides, celles qui lui feraient peut-être comprendre pourquoi il n'avait pas le droit de rester, comme les autres enfants. Pourquoi, après qu'ils aient réglé ça à l'amiable, il se devait de prendre l'avion régulièrement pour changer de continent. Il aimait l'avion. Il aimait se croire sans peur. « Does daddy still love us ? » More than his career ? C'était le problème des carriéristes, bien que sa mère ne lui en parlait pas puisque c'était une conversation de grandes personnes, fournies de mots futiles aux connotations bancales. Le problème, c'était qu'ils souhaitaient avoir le monde sans s'élever. Qu'ils pensaient pouvoir tout dominer sans pour autant y parvenir. Ils se mariaient mais n'aimaient plus, avaient des enfants s'en pour autant s'en occuper. Un monstre du boulot, un procureur des Etats-Unis.

Once I was sixteen years old,
Cette fois-ci, c'était le jour de sortie. Il reprenait le même chemin qu'il avait emprunté à l'allée avec le cœur lourd. Il ne regrettait pas de partir, les murs d'un blanc délavé lui avaient toujours paru fades tandis que la lumière agressive des néons l'avait révulsé dès ses premiers pas ici. Berekia n'avait rien contre les hôpitaux du moins, lorsqu'il n'y était pas envoyé pour y vivre durant plusieurs semaines alors qu'on lui répétait que c'était pour son bien. Quel bien ? Apparemment, il était malade. C'était ce qui avait été décrété. Mentalement, comme un dégénéré, c'était comme ça qu'il avait l'impression d'avoir été traité. Dans le cabinet, le médecin l'avait longuement toisé avant que le verdict ne tombe. Trouble psychotique. De longs moments à ressasser la boule au ventre, les cris coincés. L'inexorable frustration qui ne diminuait pas au fil des hallucinations et des heures à se sentir vide. Une absence de bonheur causée par l'obligation de rester chez son père sans aucune et réelle distraction, ce qui l'avait conduit à ça. L'institutionnalisation avait été un bout de tranquillité, loin de la politique et loin de son paternel même si ça ne l'avait pas enchanté. Il avait réfuté d'ailleurs. L'infime chance d'être atteint. Dans la chambre blanche, tout avait semblé être pire et avait donné l'impression d'être accentué par les hurlements incessants de celui avec qui il l'avait partagée. Intraitable, à quoi le suivi par le psychologue servait ? Oh, oui, à être éloigné, tenu à l'écart pour que, durant les soirées mondaines, personne n'ait à se soucier du petit Dubhghaill. Sauf que ça n'avait pas duré étant donné l'erreur de diagnostic, ce qui expliquait qu'en ce jour il était libre de rentrer dans un foyer qu'il ne considérait pas comme le sien.

Right before the end,
Il n'y avait plus rien eu d'exceptionnel. Le grand flou d'un jeune homme, sans maladie et à l'argent facile. C'était comme ça que l'amour s'achetait apparemment, les billets compensaient le manque de temps passé ensemble. Ça n'avait aucune signification, leur famille n'avait aucune signification, les études n'avaient aucune signification. Il n'aurait jamais pensé les finir, elles qui paraissaient sans fin et n'avaient l'air que de se conclure par l'échec. Il avait toutefois passé ses classes sans difficulté en étant major artistique, minor en langues en se concentrant sur celles qu'il savait parler sans daigner vouloir s'enrichir davantage. Finir vite avait été une priorité pour se lancer dans une vie active dotée majoritairement de bas. Les premières galères à vendre ce qu'il créait, l'achat de drogue pour tenter de prouver il ne savait quoi. Salir leur nom, ressembler à un débauché, l'addiction simple qu'il quittera quelques années plus tard, faute d'avoir envie de se détruire. Il rêvait d'ouvrir une galerie, un bien beau fantasme qui demeurait sans qu'il ne cède à l'utilisation d'une fortune qui n'était pas la sienne. Sans compter qu'il n'en aurait jamais eu le temps, à quoi serviraient de mignons tableaux lorsque les seuls spectateurs sortaient tout droit du jour dernier ?

Janvier 2016,
Depuis qu'il avait posé ses bagages, il s'était coupé du monde. La fin d'année qui s'était profilée avait tout eu des plus réjouissantes, surtout avec les fêtes passées. Malgré sa majorité longuement dépassée, Berekia avait continué de faire des allers-retours dans le but de rester aux côtés de sa mère lorsque la saison commençait. Pour les feux de cheminée, le folklore, la beauté des paysages. Jusqu'à ce que tout ne soit brisé par les annonces régulières aux journaux télévisés et que les crises ne se multiplient. C'était la folie, c'était la crainte, c'était l'étau qui l'enserrait à chaque songe qui l'effleurait. Il avait la douce sensation de sécurité dans son coin reculé mais le doute persistait. Et si. Les doutes étaient insupportables, terrifiants à tel point qu'il abandonna ses occupations irlandaises et tenta de prendre le premier vol possible. Avec aigreur, il pensait que son père ne méritait pas toute l'attention qu'il lui vouait. Le retour lui avait alors semblé long, lourd, angoissant. Interminable presque alors qu'il survolait l'océan en se demandant à quoi pouvait ressembler l'arrivée. De nouveaux contrôles ? L'intarissable cohue dans les rues ? Sauf que ça n'avait été que le calme plat avec aux lèvres, quelques murmures indistincts sur les phénomènes récents. La population faisait profil bas lorsque le vandalisme ne frappait pas et, intérieurement, il se félicitait d'être rentré avant que les frontières ne soient complètement fermées. Du moins. Il s'en félicita jusqu'au matin où Natacha hurla d'un cri strident, assez perçant pour le tirer de son sommeil embué. Les événements qui suivirent lui donnèrent l'effet de se passer au ralenti, comme dans un mauvais film après qu'il eut le malheur de poser les pieds sur la dernière marche de l'escalier en marbre froid. C'était désagréable comme son réveil l'avait été, comme l'expression figée que Natacha avait. Collée au visage, les traits tordus par l'horreur et la concentration que l'effort de courir lui quémandait. Elle brailla, gesticula tout en lui donnant le couteau à la main, geste qui ne déboula que sur un clignement perplexe des yeux sans pour autant donner de l'importance à l'arme donnée. C'était l'incompréhension, c'était le désarroi, c'était la lame luisante qui n'appelait qu'à être utilisée. Et c'est ce qu'il fit en tournant la tête vers ce qui ressemblait à son père.. avec un peu plus de décomposition sur le visage et des dents vachement plus noires. Berekia tressauta, s'emmêla les pieds, tomba, entraîna daddy dans la chute et, d'un malheureux mouvement de poignet, planta le couteau dans l'orbite du tristement défunt. Parce que si avant, on pouvait avoir des doutes quant à son niveau de vie.. il ne fallait plus en avoir avec le son caverneux et suintant que le corps venait d'émettre. Premier zombie tué ? Pas si génial que ça. Il s'en retourna à Omagh avant d'être définitivement coincé.

Milieu février jusqu'à fin avril 2016,
Errer seul n'était jamais chose aisée. Il y avait les côtés positifs, cela allait de soi, comme la liberté que chaque action quémandait. Ne pas avoir d'entourage signifiait l'absence d'entraves. On ne pleurait pas ceux qu'on perdait puisqu'ils n'existaient pas, on ne faisait pas de compromis pour ceux qui n'étaient pas là. C'était l'instinct, la survie primaire et dangereuse dans laquelle il s'était jeté après avoir tué son père, puis après avoir été lâché dans un Angleterre où il n'aurait jamais voulu mettre les pieds. Il aurait préféré rester terré chez sa mère et ce, non pas par lâcheté. Il y avait de la nourriture et de l'eau, la sécurité des murs et des portes. Sauf que les circonstances avaient été autres,  les choses étaient vite devenues trop nombreuses et son manque de connaissances l'avait poussé à côtoyer les routes. Premièrement à pieds puis en voiture, expérimentant le road trip de sa vie sans personne à ses côtés. Et c'était là qu'il remarquait ô combien il avait toujours été marqué par la solitude. Il ne se plaignait pas des journées à vagabonder, du ciel à contempler lorsqu'il ne trouvait pas sommeil et que seules les étoiles lui tenaient compagnie. Et puis, Hannibal était arrivé. Du moins, ils s'étaient croisés, étaient tombés, avaient frôlé la mort et avaient décidé de faire un bout de parcours ensemble plutôt que de toucher à nouveau la grande faucheuse du bout des doigts. Il avait alors réalisé à quel point avoir un partenaire était vital, notamment dans son cas lorsque qu'une année avait été une dure épreuve à franchir. Autant en côtoyant des zombies, autant en rencontrant des survivants passablement hostiles. Il n'était peut-être pas pacifique mais comprenait les subtilités des conversations, savait presque dompter les esprits trop haineux sans avoir à frapper ou à se prendre de coup. Ça n'avait pas été suffisant pour qu'ils puissent s'en sortir tous les deux indemnes cependant, il avait été en état de veiller sur Hannibal qui avait encaissé coups et plaies.

Août 2016,
Il regardait les flammes, leur reflet se réverbérant dans son regard hagard. Il avait bu, pas assez pour complètement s'effacer, s'oublier, mais suffisamment pour que ses songes soient incohérents. Ce soir, ils fêtaient l'independance day sans savoir qu'en réalité, ils ce jour était déjà passé. Mais ça n'avait pas de réelle importance au même titre que le feu qui brûlait devant eux, les réchauffant tout en étant une source potentielle de danger. Le crépitement singulier, la lueur rougeoyante, telle une marque qui hurlait venez, on est ici. Sauf qu'Hanni, ah, Hanni, était resté sobre en cas de combat ou de fuite, prenant la lourde responsabilité de les évacuer tous les deux, un peu comme il l'avait toujours fait si on ne comptait pas les dernières semaines qui s'étaient écoulées. Ils avaient dû rester dans un secteur restreint à cause d'une pauvre blessure. Pas une morsure, non, l'heure de la catastrophe n'avait pas encore sonné. Une simple entaille assez profonde pour l'empêcher de bouger comme ils l'auraient probablement fait en changeant d'abri. Méfiance envers les groupes puisque la nature humaine était aussi souillée que la pourriture rongeant les macchabées animés. « Why aren't you sleeping ? » Il rampa lentement vers son compagnon, l'observant tranquillement alors que la pénombre le masquait. C'était un dur le Koening. La mine sombre aux prunelles violentes. Il l'avait su dès la première fois où ils s'étaient croisés, lui, incapable de se sauver correctement avant que l'autre ne lui vienne en aide. Une relation constituée de hauts et de bas, animée par les piques et le sang qui les couvrait. Diamétralement différents, ils se ressemblaient pourtant. Pinçant les lèvres, il s'arrêta à quelques centimètres de lui tout en tentant de ne pas s'allonger à terre comme l'envie le lui susurrait. Le calme alentour était propice à la sieste sauf que quelque chose le dérangeait. L'impérieuse nécessité de faire une stupidité avant d'aller comater. C'était nouveau pour lui, ressentir un semblant d'émotions envers une autre personne, s'en rapprocher. Vivre constamment ensemble aidait forcément et, à son plus grand étonnement, il s'était mis à l'apprécier. Plus qu'apprécier. À moins que l'alcool ne le fasse délirer. Quoiqu'il en était, dans un élan nullement gracieux, il se redressa pour effleurer la commissure de ses lèvres à l'aide des siennes. Une pression désinvolte pour tester, goûter, voir s'il appréciait. Et sans même arriver à une conclusion, il se recula avec le sourire du bienheureux avant de se coucher à ses côtés, marmonnant un petit « 'Think that I love you ». 

Présentement,
Les premiers flocons, pluie douce et blanchâtre tombant du ciel grisé. Si seulement il y avait d'autres indicateurs pour s'y repérer, être certain que l'hiver était enfin tombé. C'était léger, un sentiment vrombissant dans sa poitrine alors qu'il regardait l'extérieur avec l'air nostalgique collé sur ses traits. Le tapis enneigé qui recouvrait désormais les lampadaires éclairant l'allée en attendant que le soleil n'illumine les rues de ses rayons mordorés, l'aube prochaine qui l'invitait à se tourner vers Hannibal tandis qu'il ravalait son excitation soudaine. Comme si le monde n'avait pas sombré. Que sa saison préférée l'attendait, le climat accueillant pour se balader et préparer les fêtes. Et ce n'était certainement l'absence de repères temporels qui allait l'en empêcher, il ne suffisait pas d'une petite invasion morbide pour le stopper dans l'idée de célébrer Noël avec moult retard certes et c'était pourquoi il n'hésita pas à secouer l'ours endormi dans le but de l'extraire des bras de Morphée. Le respect était mort, un peu comme les cadavres qui déambulaient dehors. « Wake up, shithead. » Armé d'un coussin, il le frappa légèrement. Une caresse à l'aide d'un oreiller qui ne lui appartenait pas. Tout ce qu'il y avait dans cette maison avait un passé. Des propriétaires absents, probablement disparus pour errer. Des souvenirs joyeux, colorés, à l'image d'une époque où les priorités ne se résumaient pas dormir avec une arme. Les premiers temps avaient été étranges lorsqu'ils avaient débuté à s'installer dans différentes demeures, s'approprier les biens d'autrui, voler des identités, des habits. Sauf que c'était l'équilibre le plus stable qu'ils pouvaient avoir et, à l'avouer, c'était une bien meilleure idée que de camper au milieu du néant. « Il faut qu'on aille en ville aujourd'hui. » L'impératif étonnant, injustifié si on le lui demandait étant donné les réserves de nourriture qu'ils avaient. Pinçant les lèvres, il crut bon d'ajouter. « Pour du savon, ceux qui sont là ne me plaisent pas. » Grognon qu'était l'Hannibal, pas facile à dompter cette bête-là, Berekia essuya sans vraiment s'en soucier les quelques jurons qui accompagnèrent la plainte du je veux mon blouson en cuir alors. Parce que oui, il fallait bien entendu que monsieur porte une veste lorsque les températures chutaient. Néanmoins l'argument était de taille et, sans véritable espoir d'en trouver un, c'était une motivation suffisante pour le traîner jusqu'au plus proche magasin.
« Tu penses que vanille sentira meilleur que fruits rouges ? » Un haussement léger de la voix pour s'assurer qu'Hannibal l'ait entendu mais pas assez fort pour ameuter tous les zombies du quartier. Il examinait lentement les étiquettes, comme s'ils avaient tout le temps devant eux. Peut-être l'avaient-ils, depuis que les aiguilles s'étaient arrêtées et que plus personne n'était là pour être pressé. Il releva le nez, sourcil arqué, en direction du blond pour voir que celui-ci était occupé avec deux sympathiques walkers. Le brun tiqua alors qu'il inclinait la tête. « Je pense que violette serait le mieux finalement. »
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Dernière édition par Berekia I. Dubhghaill le Jeu 2 Nov - 9:13, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: la jiggy jar jar doo (berekia).   Dim 22 Oct - 22:51

Yolo le débauché \ o / y va y avoir du spooooooooooooort ♪
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MessageSujet: Re: la jiggy jar jar doo (berekia).   Dim 22 Oct - 22:54

Bienvenuuuuuuue ! luv

J'aime beaucoup ta plume ! Et ce personnage m'a l'air fort prometteur ! bril

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MessageSujet: Re: la jiggy jar jar doo (berekia).   Dim 22 Oct - 22:56

Bienvenuuuue ! Ca a l'air d'être un sacré petiot ♥️

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MessageSujet: Re: la jiggy jar jar doo (berekia).   Dim 22 Oct - 22:56

Bienvenue parmi nous et bon courage pour la rédaction de la fin de ta fiche.

Si tu as des questions, n'hésite pas soit à les poster à la suite soit à me mpotter tikeur
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MessageSujet: Re: la jiggy jar jar doo (berekia).   Dim 22 Oct - 23:00

Alors déjà, je t'annonce que je suis totalement fan de ton choix de vava j'ai pas souvent vu Finn pris sur un fofo, c'est cool que tu l'ai choisi !

Ta fiche est déjà bien remplie et j'avoue que la lecture est plutôt cool ~ ton personnage a l'air bien prometteur, j'ai hâte de voir ce qu'il va donner et de lire la suite

Bienvenue dans notre petit asile à zombies hug et bonne chance pour la suite de l'écriture
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MessageSujet: Re: la jiggy jar jar doo (berekia).   Dim 22 Oct - 23:34

Bienvenue par ici mon beau !
Comme mes VDDs, je tombe en amour devant ta plume et ton choix de vava !
Bon courage pour la suite, même si c'est déjà pas mal du tout tikeur
N'hésite pas à nous harceler si besoin

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people cry, not because they’re weak. they cry because they’ve been strong for too long.

a w a r d s :
 
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MessageSujet: Re: la jiggy jar jar doo (berekia).   Dim 22 Oct - 23:44

Bienvenue beau gosse hihi
J'adore déjà ce que tu as écris, et j'ai vraiment hâte d'en savoir plus sur lui

Bon courage pour ta petite fifiche coeur

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MessageSujet: Re: la jiggy jar jar doo (berekia).   Lun 23 Oct - 12:40

Bienvenue sur le fofo bril

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MessageSujet: Re: la jiggy jar jar doo (berekia).   

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la jiggy jar jar doo (berekia).
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