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 Shooting stars feat. Basil Carver

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MessageSujet: Shooting stars feat. Basil Carver   Mar 16 Mai - 1:42

Quelque fois, Elliot se demandait vraiment ce qu'il faisait de sa vie. Il n'y a même pas quelques heures, il était chez lui, au chaud, en train de faire ce qu'il aimait malgré cette apocalypse de merde. Alors pourquoi était-il là, en plein milieu de Canterbury, complètement perdu ? Déjà, comment avait-il réussi à se perdre dans la ville où il vivait depuis des années ? Il devrait pouvoir retrouver son chemin, mais non. Voilà qu'il était totalement paumé, et en plus de ça, il était dans ce qui semblait être un espèce de parc. Il était entouré de verdure, et malgré son amour pour la nature, il sentait la panique monter petit à petit. Il ne voyait que des saletés d'arbres, des fleurs écrasées et fanées et des buissons qui tenaient encore debout. Pourquoi avait-il cru qu'une promenade serait une bonne idée ? Non mais franchement, il détestait sortir, que ça soit pour aller faire ses courses ou se balader. Mais il avait besoin d'air, se sentant bien seul et confiné dans la maison de son oncle. S'il avait su, il y serait resté et n'aurait jamais pointé le bout de son nez dehors, ça lui aurait évité bien des problèmes.

Son arme accrochée à sa ceinture, il espérait silencieusement ne pas avoir à la sortir pour se défendre. Il n'avait pas croisé énormément de zombies sur son chemin, et les seuls qu'il avait pu voir, il les avait évité, comme il en avait l'habitude. Bon dieu, il s'imaginait déjà rester coincé ici avec des zombies, en pleine nuit. C'était pas maintenant qu'il ferait noir, mais il avait l'impression qu'il ne trouverait jamais la bonne sortie. Enfin, en fait, pour tout avouer, il en avait trouvé une, mais un groupe de cinq zombies bloquaient celle-ci, et jamais il n'aurait pas, à lui tout seul, s'en occuper pour passer. Alors il avait fait demi-tour, pour se rendre compte qu'il s'enfonçait plus qu'autre chose dans l'énorme parc. Soupirant, il regarda le chemin qui se séparait en deux, et après avoir réfléchi pendant de longues secondes, il se décida à tourner à droite, se forçant à retenir de quel côté il était partit. Avec bonheur, il voyait presque le bout de la route, qui semblait être la bonne : il commençait à reconnaître des choses autour de lui, se rappelant très bien de cet arbre étrange qui ressemblait à un réglisse géant.

Il se reposait quelques minutes derrière un arbre lorsqu'il entendit le bruit distinct de zombies. Il allait sortir de sa cachette lorsqu'il entendit plusieurs coups de feu, et il se figea complètement. Il patienta quelques temps, et lorsqu'il n'entendit plus aucuns bruits, sortit enfin de sa cachette, pour n'entendre qu'un autre coup de feu presque immédiatement. Et la douleur. Il chuta tellement celle-ci fut soudaine et foudroyante. Tombant sur le côté opposé à sa blessure, il porta sa main jusqu'à celle-ci, tremblant. Et le sang qui enduisait son pantalon et sa main n'était pas là pour le rassurer. Relevant la tête lorsqu'il entendit quelqu'un s'approcher, il réalisa qu'il n'arrivait pas bien à voir le visage de l'inconnu, ses yeux trop embués de larmes à cause de la douleur. « Vous êtes pas bien, merde. » souffla-t-il difficilement, essayant d'empêcher le sang de trop couler. Il aurait vraiment dû rester chez lui, dit donc...

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Dernière édition par Elliot S. Black le Mer 24 Mai - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Shooting stars feat. Basil Carver   Jeu 18 Mai - 20:45

« La caresse et la mitraille. »
Fin-Juin 2016 - Elliot

Cette plaie qui nous tiraille.Un. Deux. Trois. Tire ; Perce pourfend déchire arrache éclabousse ruisselle tombe ricoche casse. Un. Deux. Trois. Recommence.
C'est un rythme, des tambours qui cognent dans ses tempes, dans sa tête et dans son estomac de plomb, qui guide les pulsations de son organe vital, qui fait trembler les veines gonflées de ses bras. Ce n'est pas un jeu, le temps impartie n'est pas défini : une tête de guillotine aiguisée, chancelante et sensible, qui s'abaisserait au moindre pas de travers, à la moindre hésitation de trop. La survie, tout ce qui compte, de jouer au funambule sur cette corde détendue et usée qui est à ça de casser ; de l'assurance, des décisions, une vivacité d'esprit.
La balle atteint sa cible. Parfois dans la jambe ; tombe ricoche casse ; parfois dans la tête ; perce pourfend éclabousse ; lorsque ses yeux ne lui font pas défaut et qu'il parvient à viser. Un rapide regard autour de lui ; rien, ses cibles sont devant. Elles se traînent, elles ont entendu l'impact métallique du déclencheur sur l'amorce de la cartouche qui envoi le plomb se loger directement dans leur chaire putréfiée. Un à un, ils tombent à terre, ricochent, cassent. Leur corps, inerte, au sol, tandis que le son de l'arme qui éjecte la douille retentit dans l'environnement délabré, mort, sauvage et incontrôlé, qu'est le leur.

Il souffle, l'anarchiste, profondément alors que ses bras ne tremblent plus. À couvert derrière un banc renversé, prêt à tirer à la moindre silhouette mouvante. Et elle bouge, la silhouette, dépasse l'arbre qu'il a en ligne de mire. Un. Deux. Trois. Le décompte, à toute vitesse, le temps de couper son souffle, de jauger la distance, de viser. Au dernier moment, la réalité, une claque en pleine gueule, un élan de lucidité. Merde.

Merde ! Soufflé, expiré, tendu.

S'il parvient à dévier la balle, il ne parvient pas à éviter sa cible. Tueuse, crée pour ôter la vie, le petit calibre fonce, tête la première, se loger dans la chaire encore vivante et écarlate du survivant au mauvais endroit au mauvais moment. Tombe, ricoche... Hurle. Le cri de douleur le surprend encore plus et une immense vague de culpabilité le saisit à la gorge. Un instant, il regarde autour de lui, extrait la douille du canon, et saute par dessus le banc pour rejoindre en vitesse le blessé. S'il est en colère d'avoir gâché une belle et blessé un survivant, il n'en reste pas moins soucieux de l'état de celui-ci. Si l'os est touché, ils sont dans une merde noire. Le blessé est dans une merde noire.

Merde, merde, merde ! Basil répète pour lui-même, enjambant les cadavres des créatures inertes au sol sur lesquelles viennent déjà se poser des nuées entières de mouches. Il arrive près de l'homme à terre, le retourne sur le dos d'un léger mouvement du pied. Gueule pas putain ! Tu gueules j'te met la p'tite sœur ! Grogne-t-il, tendu, nerveux, alors que déjà il aide l'homme à se caler contre l'arme et observe sa jambe. Sans préavis, il le manipule sans douceur, regarde sa jambe ensanglantée. Merde. Merde. Tu peux déplier la jambe ? Il demande, et sur ces mots, aide légèrement le membre à se tendre. Aïe. Bordel de m- Son air antipathique collé à son visage cerné, il foudroie le blessé du regard. Et toi t'entends des coups d'feu tu fais même pas gaffe ; comment t'es encore en vie, pauvre con ?

Sans lui demander son avis, il enlève son gilet pare-balle et son t-shirt ; à l'aide d'un couteau, il déchire vaguement le tissu pour en faire une bande plus ou moins régulière, néanmoins suffisamment longue pour la nouer autour de la cuisse en guise de garrot qu'il serre suffisamment fort. De nouveau, sans préavis, il fend une partie du jeans qu'il découpe ensuite un peu plus soigneusement, dégage la partie gorgée de sang. Putain, c'est vraiment pas beau. En vitesse, il emballe la jambe blessée dans le tissu pour éponger au moins un peu le sang. une fois ses soins faits, il enfile de nouveau son t-shirt et sa protection ; une chance pour lui que ça soit du XL, cette merde. Il aura pas besoin de se balader dans tout Canterbury le bide à l'air. Avant tout chose, il range son couteau dans une poche de son treillis.

O.K., va falloir que tu m'suives, pigé ? J'vais t'aider à marcher, on va voir quelqu'un qui pourra s'occuper de toi. Et sur ces mots, il aide le blessé à se relever pour le soutenir d'un bras. C'est quoi ton nom ? Pour ce qu'il en a à foutre. En vérité, il doit occuper l'esprit du blessé, ne pas le laisser sombrer. S'il tombe dans les pommes les choses risquent de se corser ; et il ne mettra pas sa vie en danger pour un tocard qui sait pas prendre de mesure de sécurité.
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MessageSujet: Re: Shooting stars feat. Basil Carver   Jeu 25 Mai - 1:01

C’était bien sa veine : après s’être perdu, voilà qu’il venait de se faire tirer dessus. Mais pourquoi et comment ? Il pensait qu’en se cachant pendant un certain temps, il prendrait moins de risque, mais ce n’était pas du tout le cas. Elliot n’avait pas pu empêcher le cri de douleur qui était sorti de sa bouche, brisant le silence qui s’était installé auparavant. Comment aurait-il pu réagir autrement, en même temps ? Il n’avait jamais connu ce genre de douleur, et maintenant qu’il la vivait, il ne regrettait pas de ne pas l’avoir connue avant. Allongé sur le côté, il tentait d’arrêter le saignement mais c’était peine perdue. Fallait dire qu’en même temps, il ne s’y connaissait pas vraiment et il détestait la simple vue du sang. En général, il ne pouvait pas regarder une plaie ouverte sans avoir envie de s’évanouir ou de vomir. Et voilà qu’il n’osait même pas regarder sa propre blessure par peur de voir un bout d’os ou de chair. Il pouvait entendre l’inconnu jurer plusieurs fois, mais il n’arrivait toujours pas à voir exactement son visage. Les larmes coulaient toujours, et il tentait du mieux qu’il pouvait de ne pas renifler comme un gamin de huit ans. Il se sentit bouger, et il retint de crier de douleur en faisant le mouvement. « Ouais... » Mais c’était peut-être pas la meilleure des idées. Au contraire, en fait.

« Désolé. » Il ne savait pas vraiment quoi dire, du coup. Enfin, si. Il aurait bien envoyé chier l’homme qui venait de lui tirer dessus pour ensuite lui mettre la faute entière dessus, mais Elliot resterait toujours Elliot. Et il s’écrasait toujours devant les autres, toujours. L’autre prit les devants, s’occupant de faire un garrot avec son haut, empêchant donc le sang de couler plus qu’il ne le faisait déjà. Il ne savait pas vraiment comment il s’y prenait, mais dans tous les cas, ça lui faisait un mal de chien. « D’accord... » souffla-t-il, la respiration haletante. Que pouvait-il répondre, de toute manière ? Il était dans un sale état, et jamais il n’allait pouvoir rentrer tout seul sans recevoir de soins avant. « Elliot. Et vous ? » L’inconnu en avait très certainement rien à cirer de sa vie, de son nom ou autre, mais s’il lui posait des questions, c’était pour une raison. Et même si c’était idiot, ça lui permettait de penser un peu à autre chose, même si c’était difficile. Allait-il mourir ici ? Il avait réussi à survivre tous ce temps seul, alors qu’il n’était pas forcément très doué, et voilà qu’il se faisait tirer dessus pendant une simple promenade. Il devait vraiment être malchanceux. Ou alors c’était le karma, mais dans ce cas là, c’était très certainement quelque chose qu’il avait dû faire dans une vie antérieure, parce qu’il n’était pas franchement quelqu’un de mauvais.

La mort lui faisait peur, et maintenant, elle était devant lui. Il n’y avait jamais vraiment réfléchi avant, ou alors il ne voulait pas, préférant ce terrer dans ce mensonge qu’il était trop jeune. Mais maintenant, avec cette apocalypse, l’âge ne comptait plus. Les enfants, les adultes, les personnes âgés, personnes n’étaient en sécurité et voilà qu’Elliot était devenu la preuve vivante que se protéger était inutile. Il se savait faible, après tout, il ne savait pas se battre, à peine tirer avec son revolver, et survivre était un concept assez vague pour lui. « Vous devriez pas vous embêter pour moi. J’habite pas loin et… merde, putain. » Plus ils marchaient, plus la douleur à sa jambe était insoutenable. Il voyait très bien qu’il mettait en danger la vie de l’autre jeune homme, et celui-ci ne semblait pas forcément être très heureux de devoir l’aider. Ce qui était normal, compte tenu des circonstances. C’était totalement la faute d’Elliot si tout ça était arrivé, et il n’en voulait pas du tout à l’inconnu d’avoir tiré : il venait de se battre contre des zombies lorsque le jeune écrivain avait pointé le bout de son nez, sortant de nulle part. Bref, ça avait été totalement idiot de sa part, mais maintenant il était trop tard pour s’en vouloir. « Je suis vraiment désolé. Je pensais… que vous étiez parti. » Et c’était vrai. Mais bon, ça restait complètement stupide. « Mais on va où ? » termina Elliot, la voix rauque.

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MessageSujet: Re: Shooting stars feat. Basil Carver   Mar 11 Juil - 15:28

« La caresse et la mitraille. »
Fin-Juin 2016 - Elliot

Cette plaie qui nous tiraille.L'instant est grave, l'heure est sanglante ; pourtant ce n'est pas grand-chose, au final. Une balle dans la jambe qui n'a même pas touché l'os : ce type est un miraculé. Sérieusement. Il a eu une chance inouïe que Basil dévie la trajectoire de la balle au dernier moment. Ça aurait pu lui briser le tibia, mais non. Responsabilité, culpabilité, habitude de leader, appelons ça bien comme on veut, toujours est-il que l'Anarchiste aide ce mec, pardon, cette faiblarde, à marcher, le soutien comme il peut, pressant tout de même le pas. La survie n'attend pas, et si ces pourris étaient là aujourd'hui, d'autres peuvent arriver et les cerner.

Ils ont déjà fait quelques mètres et c'est dans la douleur que se présente le boiteux. Elliot, O.K., Basil tentera de s'en souvenir quand il faudra l'enterrer parce qu'il sera mort d'hémorragie ou bouffé par un pourri. La question lui est retournée, mais il n'y répond pas tout de suite, soulevant d'abord le blessé pour mettre son bras correctement autour de lui, le soutenir du mieux qu'il peut. Encore un temps où l'Anarchiste scrute les recoins du parc pour ne pas être prit par surprise. Il tend l'oreille, attentif, les yeux vifs qui cherchent, cherchent, cherchent n'importe quoi qui pourrait être un danger potentiel.

Basil, souffle-t-il sans même regarder son interlocuteur. Ce dernier tiens un discours qui donne simplement envie à l'Anarchiste de le larguer ici, dans la merde, et de continuer son chemin sans faire attention à lui. Putain. Évidemment qu'il devrait pas s'embêter, qu'il devrait en avoir rien à foutre. Mais c'est lui qui a tiré cette balle, et par simple principe de responsabilité, il ne peut se résoudre à abandonner un mec comme ça à son triste sort. C'est pas comme ça qu'il veut fonctionner. C'est pas comme ça qu'il veut mener ses projets à bien. Ouais, bien sûr, alors j'vais te ramener chez toi tranquillement et tu vas te vider de son sang sur le carrelage, d'accord ?

Son ton est agressif, sa voix mauvaise. On sent toute la méprise qu'il peut avoir pour ce genre de remarques. Si Elliot ne veut pas "embêter", alors Elliot ne devrait pas sortir de chez lui, ou faire attention, ou encore apprendre à se servir d'une arme, à servir à quelque chose. Putain. Ils sont en danger, là, et la tension de Basil est plus que palpable, elle englobe la sphère dans laquelle ils sont. Aux aguets, à faire attention, l'Anarchiste doit en plus tenir la conversation. Ça évitera à celui-là de se blesser encore plus ou de hurler parce qu'il a mal.

- Tu vas t'excuser encore longtemps ? Il tente de garder son calme un maximum, de serrer les mâchoires pour accumuler la tension ailleurs que dans son poing, surtout pour s'empêcher de lui faire une remontrance et lui expliquer qu'il faudrait être un peu plus égoïste et beaucoup moins con dans ce monde-là. Les faiblards comme ça, c'est vraiment pas sa came. On va à mon campement. On est un groupe et y en a une qui pourra faire quelque chose pour toi. Il presse le pas, un peu, pour y arriver plus vite. Elle s'appelle Willa. Vaut mieux pas que tu l'ouvres devant elle, tu vas te prendre une vague glaciale dans la gueule. Quitte à faire la conversation, autant prévenir des choses importantes. N'essaie pas de t'inquiéter d'elle ou de qui que ce soit au camp. Sous-entendu, n'essaie même pas de poser que questions. Tout ce à quoi Elliot aura droit sera un regard en l'air et de dents qui se serrent sur une cigarette pas encore allumé. Quoique, Nikky pourra peut-être lui tenir compagnie... Enfin.

Il progresse, lentement, laisse un temps de silence pour se cacher derrière un mur avec le blessé. Ils quitte le parc, se rapprochent de la gare ; encore bien dix minutes de marche, soit vingt minutes à boiter. Bordel. Il se demande encore pourquoi il s'est dis que ça allait être une meilleure idée de l'apporter à Willa que de le laisser sur place ou encore le ramener chez lui. Un soupir, il allait murmurer quelque chose lorsque des grognements se sont élevés. Grognement gutturaux, on sent que ça gargouille de sang dans une gorge percée. Dégueulasse. Un juron s'échappe de la bouche de l'Anarchiste et il jette à un regard à Elliot. Va vraiment falloir se presser. Alors, sans plus attendre, ils dépassent les maisons de brique rouge, collées les unes aux autres, évitent les pourris qui déambulent encore dans les rues qui commencent à être sérieusement délabrées. C'est un parcours du combattant d'éviter les obstacles sur la route et les zombies en même temps ; avec un blessé, en plus.

Il ne s'y attendait pas, mais son pied butte sur quelque chose sortant du goudron. Dans un fracas assourdissant de poubelle en acier qui se renverse, Basil trébuche,  se rattrape au sol comme il peut, entraînant le blessé dans sa chute. Un nouveau juron passe ses lèvres et il se relève d'un bon, les mains écorchées, pour shooter dans le container métallique qui part se fracasser contre un mur.

- Putain de ville de merde à la con de- Jure-t-il en relevant Elliot. Ça va ? Tu t'es pas fait mal ? Il a envie de s'en coller une à lui-même. Scuze', mais on est repérés. Va falloir cavaler.

Et sur ces mots, il attrape le blessé, grince des dents à cause de la douleur dans ses mains et reprend sa route, pressant le pas, les zombis déjà à leur suite.
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