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 my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]

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MessageSujet: my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]   Lun 6 Mar - 20:36

Un garçon, c’était censé être fort, résistant et ne pas pleurer. C’était comme ça qu’Allan avait été éduqué. Et, autant, il se fichait de juger les autres, autant, les mots et les coups de son père étaient profondément ancrés dans sa mémoire et sa chair par endroits. Alors il avait arrêté de pleurer ou de se plaindre, il avait encaissé. Même si tout était fini. Même s’il avait eu de répit depuis ses dix-huit ans. Allan avant toujours cette colère en lui et aussi, une certaine violence. En même temps, personne ne lui avait appris la tendresse dans cette famille de barges. Alors ouais, il avait parfois peur de qui il était. Il ressemblait beaucoup trop à son père… Ces mêmes cheveux sombres qu’il éclaircissait par des colorations. Ces mêmes yeux bleus… et même dans la forme du visage, il lui ressemblait. Mais au-delà de l’aspect physique, il y avait la moralité. Bien sûr, il n’était pas un connard raciste, homophobe et misogyne… Et ami avec Carl et des gosses de la banlieue londonienne lui avait appris la tolérance. Mais avait cette violence, cette impulsivité et plus honteusement, un brin de sadisme… Des traits qui appartenaient à son père et qu’il ne faisait qu’imiter. De ce fait, dès qu’il pouvait décharger sa rage sur quelque chose, il en profitait. Et quoi de mieux qu’une horde de zombies pour ça ? Au moins, il ne faisait pas de mal à des innocents et il évitait à des gens un peu cons de se retrouver coincés dans ladite horde. C’était sa façon de se réconforter…

Il avait donc surpris ce petit groupe de zombies dans une ruelle de Whitstable. En guise d’arme, il prenait généralement ce qui lui tombait sous la main ou son poing américain. Avec sa force surhumaine, pas besoin de la panoplie complète du psychopathe pour faire des dégâts… Il laissait ça à un autre Myers, plus célèbre et fictif que lui. Pour le coup, il avait ramassé un vieux tuyau en fer ou en acier, peu importe du moment que ça faisait des dégâts. Le brun commença donc à se décharger sur les zombies… Une chance qu’ils soient lents et empotés. Allan n’avait aucun mal à leur exploser littéralement le crâne. À chaque zombie mâle, il se visualisait en train de tabasser son père… et sans surprise, c’était à sa mère qu’il en voulait lorsqu’il s’agissait de femmes. Ce n’était pas la peine d’avoir un doctorat en psychologie pour savoir combien le passé du jeune homme avait laissé de nœuds dans sa tête et que démêler tout ça prendrait du temps et un certain travail… Sauf que des psys, il n’y en avait plus et que de toute façon, il n’aurait jamais eu les moyens de payer cent boules pour une séance de trente minutes. Alors il se psychanalysait à coup d’explosion de tête de zombie. Heureusement, le sang ne le gênait pas, il ses vêtements et même ses cheveux étaient tachés. Mais les zombies étaient nombreux et Allan se fit mordre à la jambe par un zombie cul-de-jatte qu’il n’avait pas vu. Ça l’avait déstabilisé et mis en mauvaise posture, mais il n’était pas faible, il n’avait pas le droit de baisser les bras.

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MessageSujet: Re: my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]   Jeu 9 Mar - 23:03

My mind's like a deadly disease


La surveillance autour du château, ça faisait maintenant parti de la routine d'Elias. Ça lui paraissait même normal. Comme quoi, on finissait par s'habituer à tout. Six mois plus tôt, il ne s'imaginait même pas vivre en dehors de Londres, ni même aurait-il pu imaginer que le monde tel que l'humanité l'avait connu s'effondrerait aussi vite. Tous s'étaient retrouvé sur un pied d'égalité, les pauvres, les riches, les idiots, les intelligents, tous autant démunis face à la réalité. Le plus risible, c'est que pour le jeune homme, c'était l'excès de technologie qui avait abouti à ce résultat et voilà qu'il était à présent capable de manipuler n'importe quelle machine, n'importe quelle source de technologie pour peur qu'il le voulait et qu'il y mette de son énergie. Si ça, ce n'était pas l'ironie du sort, il ne voyait pas ce que c'était. Les gens étaient paumés face à toute cette apocalypse et ça se comprenait bien. Tout ce à quoi ils s'étaient toujours accroché, leur confort en premier lieu, avait disparu et ça, c'était sans parler du fait qu'ils devaient penser avant tout à leur survie. Comment gérer d'avoir à se méfier de zombies qui avaient peut-être été de leur famille ? Pas simple tout ça mais au moins, au château, les survivants retrouvaient un semblant de normalité. Ne serait-ce en se sentant moins isolé.

Enfin, toujours est-il que les rondes, ça lui plaisait. C'était une façon de se rendre utile, de se trouver une place au camp, ça le changeait. Et de s'occuper aussi, évidemment, d'éviter de trop ruminer. Même s'il rechignait à tuer des zombies, convaincu qu'un jour, un vaccin ou un moyen de les soigner serait trouvé. Enfin, entre eux et les vivants, son choix était très clair ! Ce jour-là, Eli s'était aventuré un peu plus loin. Ce n'était pas forcément très prudent mais vu qu'un hurleur avait été aperçu dans les parages, il voulait s'assurer qu'il n'était plus là. Il avait beau avoir conscience qu'il ne ferait pas le poids s'il se trouvait face à lui si la moitié des rumeurs était fondée mais tant pis, c'était plus fort que lui. Et au moment où il allait faire demi-tour, il perçut le bruit du bagarre. Au boucan que ça faisait, y'avait sûrement plusieurs personnes impliquées et c'était discrètement qu'il s'approcha... jusqu'à voir un jeune homme qui affrontait seul une bande de zombies. Il semblait bien s'en sortir mais quelque chose dans sa façon de se battre titilla l'italien. Y'avait une telle rage qui transparaissait qu'il avait l'impression de se voir lui, quand il était ado. C'était étrange, tout comme cette envie de l'aider - et pas seulement à venir à bout des bouffeurs de cervelle.

Quand le jeune homme se fit mordre, Elias ne réfléchit pas plus et sortit son flingue, tirant sur certains zombies, en castagnant d'autres. Le jeune était toujours aussi déchainé et ils finirent pas venir à bout de la horde.

"Faut pas rester dans le coin, y'en a sûrement qui rôdent dans le coin. Tu peux marcher ?" lui dit-il en tendant sa main pour l'aider à reprendre l'équilibre.

Sans forcément aller au château, y'avait des bâtisses dans le coin qui pourrait leur servir de refuge, si le plus jeune ne voulait pas aller dans un camp. De toute façon, il était hors de question pour l'italien de faire courir un risque aux survivants alors que le brun s'était fait mordre sous ses yeux. Merde, merde, merde.

"Première fois que tu te fais mordre ?"

Il ne tournait pas autour du pot mais valait mieux. Et puis bon, le gamin avait une sacrée force de ce qu'il en avait vu alors, avec un peu de chance, ce n'était pas dû à la musculation intensive. D'autant qu'il n'avait pas l'air, physiquement, d'être un Hulk en puissance.

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MessageSujet: Re: my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]   Dim 12 Mar - 17:22

La tête explosée à coup de boots, c’était le sort qu’Allan avait réservé au zombie qui lui avait mordu la jambe. Putain, comment il allait soigner ça hein ? Bon ce n’était pas sa préoccupation première. Il se retourna en entendant des coups de feu. C’était qui ce type qui pensait l’aider là ? Il pouvait se débarrasser d’une horde tout seul. Il n’était pas en sucre. Il n’était pas faible. Bon, il ne pouvait pas râler pour le moment, il devait finir ce qu’il avait commencé. Il voulait être à bout, être épuisé de détruire, faire ressortir toute la violence dont il était capable. C’était mieux de le faire sur des morts-vivants que sur des vivants tout court. Surtout que sous ses coups, les vivants finissaient morts… sa force était destructrice depuis qu’il avait été mordu. Il devait donc éviter de se battre avec les humains comme il le faisait avant. Heureusement que les zombies étaient là pour servir de punching ball. Non il n’était pas de ces cinglés qui pensaient que les zombies étaient encore des humains. Pour lui, c’était juste de la chaire en putréfaction. Les personnes qu’ils avaient été jadis n’existaient plus… Sinon, on pourrait voir des zombies lutter contre leurs pulsions. Or, l’ex dealer n’avait jamais vu ça et pourtant, il en avait tué du zombie. Une fois la horde nettoyée, l’homme qui l’avait aidé prit la parole. S’il restait des rôdeurs, le brun voulait bien les trucider. Il avait besoin de se défouler. Il secoua négativement la tête lorsque l’autre lui demanda si c’était sa première morsure.

« Nan t’inquiète, j’ai déjà eu cette chance. Je peux marcher et je peux encore en détruire d’autres s’il en reste. » Bon okay, il saignait au niveau du mollet, mais il ne voulait pas s’arrêter… Un jour, il crèverait d’une infection. Ce ne serait pas étonnant. Il fallait bien crever à un moment ou un autre. « Merci pour le coup de main… même si j’avais pas besoin d’aide. » Grommela-t-il, boudeur. Aider Allan c’était comme traiter un nazi de Juif ou un homophobe de pédé. Il n’avait pas besoin de l’aide de l’autre pour marcher. Il pouvait se débrouiller tout seul, comme il l’avait toujours fait jadis. Il ne pouvait compter que sur lui-même depuis que Carl n’était plus là. Il boita jusqu’à dépasser l’inconnu. « Tu peux continuer ta route, je suis pas en sucre. » Il trouverait bien de l’alcool quelque part pour désinfecter son mollet. Ça n’allait pas le tuer. Enfin ça pouvait. Mais le brun était têtu parfois… Surtout lorsque sa fierté était en jeu. C’était stupide, mais il n’avait rien d’autre que cette pauvre petite fierté injustifiée. Mais bon, de quoi il se mêlait ce type ? La loi du plus fort, ça lui disait rien ? Chacun pour sa gueule, tout ça. Allan avait toujours vécu comme ça, selon les lois de la jungle, personne ne l’avait vraiment aidé avant alors pourquoi maintenant il accepterait l’aide de qui que soit. Il était un animal sauvage au regard insoumis.

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MessageSujet: Re: my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]   Dim 19 Mar - 22:49

My mind's like a deadly disease


Voilà qui était une bonne nouvelle si le jeune homme avait déjà été mordu. Enfin, façon de parler bien sûr mais au moins, Elias n'avait pas à craindre de devoir le tuer pour éviter qu'il devienne à des traqueurs qui cherchaient à tous les anéantir et puis, ça lui éviterait d'avoir à assister à la douleur extrême de la mutation. Il ne s'était donc pas trompé, la force du gars n'était pas naturelle... c'était forcément ça son don, il en aurait mis sa main à couper. Mais y'avait autre chose dans sa façon de se battre, l'italien le savait. Il avait vu la rage avec laquelle il frappait et cette façon qu'il avait de vouloir repousser son aide. C'était bien trop proche des sentiments qu'il avait ressenti étant adolescent pour qu'il puisse passer à côté. Il y voyait surtout là le moyen d'apporter un peu de l'aide qu'il avait reçue lui-même, même s'il se doutait que ce ne serait pas simple. En tout cas, lui avait rejeté tout le monde à l'époque et il avait fallu du temps et de la patience pour qu'enfin il cède. De ce qu'il en voyait, le brun était de la même veine. Peu importe, l'italien avait au moins un avantage avec son passé : il avait l'habitude que rien ne soit jamais facile. Bon ok, fallait être honnête, il savait pas comment il devait s'y prendre, quels mots dire pour faire fléchir un peu la volonté de l'autre et lui faire accepter son aide mais ce n'était pas pour autant qu'il allait s'avouer vaincu si facilement. Ça non !

"Je me doute que tu peux t'en sortir seul. Suffit de te voir te battre pour en être persuadé. Sacré droite ! Mais ça empêche pas que je peux peut-être te filer un coup de main pour ta morsure ?"

Bon, il appliquait ce qui aurait sûrement marché sur lui quand il était môme, à savoir de ne pas le traiter comme un incapable et surtout lui montrer du respect. Il fallait espérer que ça suffirait avec le brun face à lui. Bêtement, Elias n'avait aucune envie de le laisser repartir dans son coin. Ne serait-ce parce qu'il savait déjà qu'il se demanderait s'il s'en était sorti, s'il n'avait pas fait une connerie de l'abandonner. Et, plus égoïstement parce qu'il sentait qu'aider quelqu'un l'éloignerait de ses propres tracas.

"J'm'appelle Elias. Et toi ?"

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MessageSujet: Re: my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]   Lun 20 Mar - 19:21

Évidemment qu’il avait une sacrée droite. Une droite qui pouvait démonter une porte et exploser des têtes. Ce n’était pas humain. C’était pratique pour survivre. Quant à sa morsure… Ouais il fallait faire quelque chose. Il n’avait aucune envie de devoir se couper la jambe parce qu’il avait chopé une infection. Il n’y connaissait rien en soins, mais lorsque la chaire était coupée ou déchirée, il savait qu’il fallait désinfecter sinon, ça pourrait pourrir. Il n’avait pas envie d’avoir une jambe qui ressemblait aux bras des mecs qui prenaient de la drogue du crocodile. Quelle horreur cette drogue. Lui, il se limitait à la clope et la weed. Il connaissait trop de droguer pour avoir envie de finir comme eux… au fond être proche de cette merde c’était un bon moyen de s’en tenir éloigner. Ironiquement. L’autre se présenta donc. Elias hein ? Ça sonnait vieillot non ? Mais bon, il n’était pas là pour juger les prénoms des autres… le sien n’était pas folichon. C’était un prénom banal et sans caractère. Enfin bref. Il soupira. Il devait bien avouer qu’il n’irait pas loin dans cet état. Il s’était pas mal fatigué à défoncer des zombies, même s’il avait du mal à le reconnaître. Et surtout, il n’avait rien pour désinfecter sa blessure. Pas question de laisser sa fierté de côté, mais si l’autre voulait absolument l’aider, autant en profiter non ? C’était ça aussi, la loi du plus fort, profité des faiblesses des gens altruistes. Même si ce n’était pas comme ça qu’il fonctionnait lui-même.

« À moins que t’aies de l’alcool ou du désinfectant sur toi… ou que tu saches où en trouver, ça m’étonnerait que tu puisses m’aider. Et de toute façon, qu’est-ce que ça peut te foutre ? On s’connait pas. » On avait déjà vu plus courtois et aimable comme type. Mais Allan n’avait jamais été très courtois ou aimable. Il était vulgaire pour sûr. Et plutôt sympa avec les gens qu’il aidait. Pas le contraire. Aider oui. Être aidé, non. Sauf en dernier, dernier recours. Et voilà qu’un putain de zombie sortait d’un bâtiment à quelques mètres d’eux. « Je m’en charge. » Allan boita jusqu’au mort-vivant pour l’exploser à coup de tuyaux avant de constater que dans ledit bâtiment, il y en avait plein d’autres et le bruit les attirait doucement mais surement… ralenti par les nombreux obstacles sur leur chemin. « Oh merde… faut pas rester là. » Il lâcha en reculant. Il boitait toujours mais n’avait pas le temps de s’occuper de la douleur. De toute façon, il avait déjà passé des journées entières en cours avec des blessures pires que ça… Une nuit puis une journée entière avec la clavicule cassée avant que le prof de sport l’oblige à aller à l’infirmerie et qu’il se rende compte que c’était pas juste une grosse ecchymosée enflée mais un os cassé… il aurait dû s’en douter vu ce que ça donnait au toucher… Mais encore une fois, il était trop fier pour se dire qu’il avait besoin de soins. Enfin passons, ce n’était pas le moment de penser à ce genre de souvenirs désagréables. Ils devaient trouver un endroit safe et facile à protéger. « Là ? » Il désigna un bâtiment avec des barres en fer fixées aux fenêtres. Ils ne savaient pas ce qu’il y avait à l’intérieur mais s’il y avait des zombies, ils étaient forcément moins nombreux que ceux qui arrivaient…

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MessageSujet: Re: my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]   Dim 26 Mar - 17:55

My mind's like a deadly disease


Pendant un bon moment, Elias se demanda si ses mots avaient fait mouche au vu de la réaction - ou plutôt non réaction - du jeune homme. Il devait certainement posé le pour et le contre. En tout cas, c'est ce que lui aurait fait à l'époque où il était persuadé de pouvoir s'en sortir seul. Encore maintenant d'ailleurs, il ne se confiait jamais ou presque. Vivre en communauté, ça lui allait bien mais c'était surtout pour l'aide qu'il essayait d'apporter aux autres. Il ne voulait pas leur imposer ses propres problèmes et, quant bien même, il en aurait été incapable. Faire confiance, c'était tellement difficile et les rares fois où il l'avait fait, il en avait tellement souffert qu'il comprenait on-ne-peut-mieux les hésitations du brun. Non qu'il lui proposait de s'en remettre totalement à lui, ceci dit, juste... même lui ne savait trop ce qu'il proposait au final. C'était certain que le plus jeune avait une rage en lui qu'il avait besoin d'extérioriser et ça cachait forcément un problème plus profond mais Eli n'était pas psy. Quant bien même l'aurait-il été qu'ils avaient bien plus important à faire au milieu d'une apocalypse que de s'asseoir pour une thérapie. Certes mais s'il pouvait au moins faire comprendre à l'autre qu'il n'était pas seul, ce serait déjà pas mal. Ensuite... et bien, il verrait en fonction de l'évolution des choses. S'ils s'étaient rencontrés, c'était bien pour une raison, non ?

"Si on ne se sert pas les coudes entre survivants, on s'en sortira pas. Enfin, c'est ma façon de voir les choses alors oui, j'en ai quelque chose à foutre. Et j'ai du désinfectant."

Enfin, Eli avait beau tout avoir du bon samaritain, il ne s'imposerait pas non plus. Pour être aidé, encore fallait-il que le jeune le veuille. L'italien n'avait pas encore atteint le niveau suffisant pour s'envoyer bouler sans rien dire et il allait le signifier à l'autre lorsqu'un zombie les interrompit. Ils auraient largement eu le temps de se barrer avant qu'il ne s'approche d'eux mais non, le brun n'avait pas encore expulsé toute sa rage et il alla au combat avant même que le technopathe ait le temps de dire quoique ce soit. Il échappa un soupir, guettant les alentours au vu du bruit que la baston provoquait. Putain, ce type était inconscient ou alors ignorait-il qu'il y avait un hurleur dans les parages ? Merde ! Il ne mit pas longtemps à comprendre que le mort-vivant n'était pas seul et Eli le suivit dans le bâtiment qu'il pointait du doigt. Ça ressemblait à une sorte d'entrepôt, sombre... trop sombre même pour y voir quoique ce soit. Ils avaient un énorme désavantage sur les bouffeurs de cervelle, si y'en avait dans le coin aussi, l'italien ne réfléchit pas bien longtemps. Une fois la porte refermée sur eux, il posa sa main sur l'interrupteur proche et laissa son don faire le reste. La lumière s'alluma dans la pièce, permettant ainsi de voir où ils venaient de mettre les pieds et de constater qu'ils ne seraient pas en sécurité au rez-de-chaussée vu le nombre de fenêtres en piteux état. Par contre, sur leur droite, une porte légèrement entrouverte laissant voir un escalier... C'était peut-être pas l'idéal mais en attendant de trouver un plan de secours...

"Là, l'escalier sur la droite !"

Elias s'éloigna alors de l'interrupteur, plongeant de nouveau l'entrepôt dans la pénombre et s'empara d'une barre métallique qu'il avait repéré avant de filer vers les escaliers. Avec ça, il pourrait bloquer la porte au moins un certain temps.

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MessageSujet: Re: my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]   Mar 28 Mar - 19:48

Le sale gosse haussa les épaules. Il voulait bien aider les autres, se serrer les coudes ouais, mais pas quand c’était qui était dans le besoin. Foutue fierté hein ? Fierté totalement injustifiée. Mais il n’avait rien d’autre que cette fierté à protéger alors ouais, il jouait au con. La sensation d’avoir besoin d’aide, c’était la même que celle d’être faible. Et combien il avait pris de coups pour ne pas être une faible tarlouze. C’était l’éducation selon son vieux. Bon, si l’autre avait du désinfectant alors… c’était mieux d’accepter que de laisser sa jambe pourrir… Enfin, il pouvait aussi en trouver lui-même du désinfectant ou de l’alcool, mais dans le doute… Quoi qu’il en soit, pas le temps de s’occuper de sa blessure, avec la horde qui arrivait, il fallait trouver un refuge et vite. Dans le bâtiment, l’ex dealer observa l’autre essayer d’allumer la lumière, prêt à lui dire que ça servait à rien… Mais ça ne servait pas à rien. Soit l’endroit où ils étaient était doté d’un bon générateur qu’Allan se ferait un plaisir de revenir voler à l’occasion, soit c’était l’autre type qui faisait ça… Et honnêtement, vu que ça semblait tellement instinctif pour lui, Allan opta pour la seconde option. Pratique de pouvoir remettre la lumière… Même s’il préférait quand même son pouvoir à lui. Allumer la lumière ne lui servirait à rien. Ce n’était pas du noir dont il avait peur, c’était de la faiblesse. Sa propre faiblesse. Au moins, il était tombé sur le bon don. Merci maman zombie.

Il suivit donc l’autre, toujours boitant. Chaque fois qu’il posait son pied au sol, la douleur parcourait tout son mollet. Saloperie de cadavre puant ! Une fois l’escalier descendu, il se dirigea vers ce qui semblait être une vieille usine avec une bonne double porte en métal. Le brun réussi à la forcer grâce à son don. Une fois à l’intérieur avec le dénommé Élias et la porte bloquée à nouveau, Allan se laissa tomber au sol. Remontant son jean au niveau de son genou. Il grogna lorsque le tissu abîmé du vêtement frotta sur la plaie. Hum, ce n’était pas joli à voir. Il attrapa sa bouteille d’eau pour nettoyer grossièrement la blessure et y voir plus clair. Bon, la chaire n’avait pas complètement été arrachée, son jean l’avait bien protégé. Mais on voyait bien les marques des dents qui avaient pénétré la peau. Il fouilla dans son sac pour attraper un t-shirt qu’il avait récemment piqué dans un magasin… il avait prévu de changer celui qu’il portait sur lui et qui était couvert de sang et de crasse, mais bon, c’était mieux de s’en servir comme bandage… « Si t’es toujours d’avis à m’aider, je veux bien un peu de désinfectant. » Qu’il chuchota, un peu boudeur… ça le faisait chier de passer pour un handicapé. Il était en train de déchirer le t-shirt en bandes. Si l’autre changeait d’avis pour l’entraide, tant pis, il trouverait bien un truc… dans une usine il y avait des casiers et dans les casiers, peut-être qu’il avait de l’alcool.

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MessageSujet: Re: my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]   Mer 5 Avr - 0:03

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Elias avait beau savoir que l'escalier était certainement la meilleure solution qu'ils avaient pour le moment, avec la horde de zombies qui était à l'extérieur du bâtiment, il ne pouvait se défaire de cette impression de rentrer de lui-même dans une souricière. Le sous-sol serait plus facile à défendre certes mais ils n'auraient aucune sortie de secours, c'était donc loin de la situation idéale. Enfin, ils n'avaient guère le choix de toute façon même si le jeune brun avait un don et une rage fort utiles, il était surtout blessé pour le moment. Hors de question de l'attirer dans un nouveau combat. Il avait besoin de soin avant d'envisager un autre plan. L'italien coinça la barre métallique dans la poignée de la porte qu'il venait de franchir, conscient que ça ne ralentirait les bouffeurs de cervelle qu'une poignée de minutes et descendit à son tour. La porte métallique que le plus jeune venait de bloquer était costaud, nettement plus que celle du haut, ça donnait espoir qu'ils soient en sécurité suffisamment longtemps pour que les morts-vivants se lassent et aillent voir ailleurs... ou qu'eux-même trouvent une solution. Et en attendant, et bien, il était temps de passer aux soins histoire que le brun ne se vide pas de son sang ou chope la gangrène.

Le technopathe s'agenouilla donc à son côté et ouvrit son sac à la recherche du désinfectant et des compresses qu'il avait embarqué avant de quitter le camp. Il n'était pas infirmier, ni même secouriste d'ailleurs mais ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait face à un blessé. Et puis, l'avantage de la boxe, c'est que la vue du sang ne le dérangeait plus depuis bien longtemps. Il fit donc au mieux pour nettoyer la plaie sans faire trop mal à son "patient" et faire un bandage autour de sa cuisse, suffisamment serré pour arrêter le saignement.

"C'est pas ma spécialité les soins donc je peux pas faire mieux. Mais ça devrait faire l'affaire pour le moment. Au moins jusqu'à ce qu'on se sorte d'ici. Tu devrais manger quelque chose vu tout le sang que tu as perdu."

Elias lui tendit alors une barre de céréales, sortie de son sac et se releva pour inspecter les lieux. Pour le moment, c'était calme ce qui voulait dire que les zombies n'étaient pas encore rentrés dans le bâtiment mais qui sait combien de temps ça durerait ? Ils avaient besoin d'un plan et une usine désaffectée devait bien renfermer des trucs utiles, non ? En tout cas, il voulait y croire parce que ce n'était pas avec la force de son compagnon d'infortune et de son flingue qu'ils risquaient de s'en sortir. Pas alors que les bouffeurs de cervelle étaient en si grande supériorité numérique et encore moins si le hurleur était parmi eux. Pour le moment, y'avait aucun moyen de le savoir mais quelque chose disait à l'italien qu'ils ne tarderaient pas à avoir une réponse sur le sujet. En attendant, l'usine regorgeait de composants électroniques... sûrement une fabrique d'ordinateurs ou truc du genre. Pas grand chose d'utile en l'état et même si l'italien aurait peut-être pu en faire quelque chose avec son don, ça prendrait bien trop de temps et surtout lui coûterait toute son énergie. Autant dire que ce n'était pas de ce côté qu'il fallait chercher. Les casiers des employés peut-être ?

"Si tu te sens d'attaque, je veux bien un coup de main pour ouvrir les casiers."

Il aurait bien pu chercher de quoi faire levier mais non seulement ce serait une perte de temps et puis, faire comprendre à l'autre dont il ignorait toujours le nom qu'il ne le voyait pas comme un poids mais bien comme quelqu'un d'utile lui paraissait la chose à faire.



Dernière édition par Elias Acciaro le Sam 8 Avr - 22:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]   Jeu 6 Avr - 18:08

Ah, la douce sensation du désinfectant sur une plaie. Bordel, ça faisait mal. Heureusement, l’autre n’y allait pas comme un bourrin et Allan était habitué à pire. Et puis, cette douleur-là, elle était la bienvenue. C’était même assez étrange, mais le brun savait qu’elle allait presque lui manquer lorsque le désinfectant cesserait de piquer. Il connaissait bien cette sensation, chaque fois qu’il se battait ou qu’il se blessait. Ne plus sentir la brûlure du produit sur la peau laissait comme une impression de ne plus rien ressentir du tout. C’était surement très con. Après, il n’allait pas non plus faire exprès de se blesser pour ça… Nan c’était plus qu’une sensation d’habitude qui disparaissant et qui semblait presque décevante. Enfin bref, pour le moment, ladite sensation était bien présente et bien douloureuse. Une fois le bandage fait, le brun rajouta des épaisseurs de tissu provenant du t-shirt proche pour minimiser un maximum les risques qu’il se détache ou qu’il se salir à travers son jean. « Merci, c’est largement suffisant, je suis pas en sucre. » Ouais il était solide, Allan. Sinon, il serait mort à l’âge de sept, huit, voire quinze ans. Il prit la barre de céréales que l’autre lui tendait. Il avait vraiment l’impression d’être un assister, mais reprendre de l’énergie n’était pas de refus… Reprendre des forces surtout. Il ne devait pas pousser son corps à bout… c’était un peu le revers de la médaille : s’il forçait trop, il devenait aussi mou qu’un ver de terre. Il devait retrouver son calme. Il profita d’une petite pause pour manger et souffler.

Bon, pour les casiers, il avait largement assez de force. Il se releva et se dirigea vers l’homme. Il avait complètement oublié qu’il ne lui avait même pas donné son nom. Il commença donc à défoncer les casiers en arrachant les verrous. C’était facile sur un métal aussi fin. Il laissait l’autre vérifier le contenu. Une fois le dernier objet démonté, Allan fouilla le contenu… hum. Rien de bien folichon. Un uniforme de travail, un t-shirt, une bouteille d’eau vide… le brun récupéra cette dernière, ça pouvait toujours être utile ça. « T’as trouvé des trucs utiles ? J’imagine qu’il y a plein de tenues de travail… ça doit pouvoir servir mais c’est encombrant. » Qu’il lâcha un peu pour lui-même. Il attrapa ensuite une paire de gants assez épais. Ça par contre, c’était pas trop encombrant et plutôt utile. S’il y en avait d’autres, il en ramènerait plusieurs. Ça pouvait aussi servir aux autres membres de son groupe. Il y eut du bruit qui venait de l’autre bout de la pièce… il y avait un bureau vitré… surement le genre d’endroit où étaient planqués des trucs utiles… Mais il y avait deux zombies dedans. Facile de s’en débarrasser. « Faudra qu’on aille voir là-bas après. » Dit-il en pointant du doigt le fameux bureau. Mais bon, chaque chose en son temps. D’abord les casiers. Il s’attaqua au suivant, toujours le même bordel : tenues de travail, gants, trucs inutiles. Quoi que. Putain, une flasque et elle ne semblait pas vide. Il ouvrit le bouchon et snifa le contenu. « Du whisky ! Il en reste la moitié ! » Qu’il affirma ravie avant de boire une gorgée puis de tendre la flasque à l’autre. Bordel. Ça lui avait tellement manqué !

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MessageSujet: Re: my mind's like a deadly disease [Elias & Allan]   Dim 9 Avr - 0:04

My mind's like a deadly disease


Les soins finis, c'était une bonne chose de faite. Le blessé avait eu le besoin de préciser qu'il n'était pas une chochotte mais ça, Elias s'en doutait déjà. Il suffisait de voir sa façon de se battre pour en être convaincu. Pour l'italien, c'était certain, il avait un passé chargé et ça lui avait donné une force de survivre, une rage de ne jamais passer pour faible. Quelque part, il se reconnaissait pas mal là-dedans. Lui non plus n'acceptait pas facilement l'aide qu'on pouvait lui proposer, ne faisait confiance à presque personne... mais là s'arrêtait la ressemblance. L'instabilité émotionnelle du technopathe lui jouait souvent des tours, faisant que, à sa plus grande gêne, il lui arrivait de se couvrir de ridicule en craquant lamentablement. Pas pour rien que son frère devait le prendre pour une pleureuse. Enfin, ce n'était pas l'heure d'y penser.

Clairement, le don du brun était vraiment utile. Elias le vit défoncer les casiers comme s'il coupait du beurre - et pas de celui qu'on sort tout juste du réfrigérateur non, celui qui est resté à température ambiante pendant des heures. Et dire qu'il avait perdu pas mal de sang quelques minutes plus tôt et donc qu'il devait être moins en forme qu'à son habitude. Eh ben, ça devait donner en temps normal. Pas le genre de gars qu'il fallait agacer, pour sûr, non que le technopathe en ait l'intention d'ailleurs, ou que ça lui fasse peur ceci dit.

Il fouilla les premiers casiers, ne repérant rien de plus que des tenues de travail, parfois un badge d'identité et parfois, quand il était un peu plus chanceux, de la bouffe. Y'en a un particulièrement qui avait dû être sacrément gourmand. Dans son casier, se trouvaient pas moins de trois paquets de gâteaux, un sachet de bonbons et cinq barres de céréales. L'italien fit part de sa trouvaille avec le jeune brun avant de fourrer le tout dans son sac. Bien sûr, il partagerait quand ils auraient fini de faire le tour de l'usine et de récolter tout ce qu'ils pouvaient. Et si, en attendant, ça pourrait les aider à tenir un siège au besoin, ça ne les aiderait pas pour se sortir de là.

"Y'a un antivol dans celui-là. Le truc du genre costaud, ça pourrait être pas mal pour renforcer la porte métallique, qu'est-ce que t'en penses ? Y'a aussi des gants..."

Il avait vu le plus jeune en prendre deux paires donc ça devait l'intéresser. Dans le dernier casier qu'il fouilla, Eli trouva un opinel. Pas le gros truc mais ça pouvait toujours s'avérer utile. Il le mit donc dans sa poche et se tourna vers l'endroit que l'autre lui avait montré. A une cinquantaine de mètres, il y avait un bureau - certainement celui du chef de l'usine ou, du moins, du superviseur - et deux silhouettes à l'intérieur. Leur démarche ne laissait aucun doute sur leur nature et l'italien espéra juste que ce n'était pas ceux de l'extérieur qui avait trouvé un autre chemin pour les rejoindre. Si c'était le cas, ils étaient mal barrés.

"T'as raison. Et on ferait bien d'y aller maintenant pour s'assurer qu'il n'y a pas un accès depuis l'extérieur. Deux cadavres ambulants, ça va... mais dehors, ils sont un peu trop à mon goût. Et non pas que je n'aime pas le mystère mais si je dois te dire qu'il y a un danger derrière toi, j'dois t'appeler comment ?"

Il pourrait bien lui dire 'hep machin fais gaffe' mais c'était sûrement pas le meilleur moyen de se faire comprendre. Après, si l'autre ne voulait pas lui donner son nom et bien, tant pis, il ferait avec. Il ressortit l'opinel de sa poche et ouvrit la marche vers la fameuse pièce, son flingue à la ceinture. Autant pour joindre l'acte à la parole que pour ne pas laisser le temps au brun de lui proposer la flasque d'alcool qu'il venait de trouver. Il avait de la volonté mais, vu les circonstances, il préférait ne pas faire face à la tentation. Quant au flingue, s'il pouvait éviter de s'en servir, ce serait pas plus mal. Avec un peu de chances, la horde n'avait pas repéré où ils étaient partis alors faire le moins de bruit possible semblait être une excellente idée.

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