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 This time, don't need another perfect lie [Connie & Galileo]

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MessageSujet: Re: This time, don't need another perfect lie [Connie & Galileo]   Jeu 29 Déc - 23:18

Vu le tempérament apparent du rouquin, Galileo ne s'attendait pas à grand chose. Évidemment, de la reconnaissance et tout ce qui suivait, ça n'aurait pas été de trop étant donné les circonstances. Il avait donné cher pour ce crétin là. S'il avait su...

Mais il ne s'était tout de même pas attendu à une réponse comme ça et leva un sourcil, aussi dubitatif que.... non, juste dubitatif, en réalité. L'autre le prenait vraiment pour un crétin qui pensait que tous les roux étaient consanguins? Certes, c'était le genre de vannes qu'il s'était pris dans la tronche quand il était petit, avec l'absence d'âme et tout le tralala mais quand même, de là à l'intégrer et le prendre au sérieux... Il n'ajouta rien sinon un secouement de tête et un air un peu blasé. Et fronça les sourcils lorsque l'autre commença presque à l'attaquer. Ses bras se croisèrent alors qu'il toisait le plus jeune.

"Tu penses vraiment que je me fous de toi ? J'ai que ça à foutre, là, de risquer de me faire tuer pour faire une vanne, tu crois ?"


Ne put-il s'empêcher d'ajouter, sur un ton presque égal. Il ne cherchait pourtant pas la dispute. Mais... c'était difficile de ne pas riposter. Surtout quand, comme lui, on estimait être dans son plus grand droit et avoir fait preuve d'un altruisme démentiel et stupide.

"C'est normal que t'en aies jamais entendu parler. Ca fait quelques années seulement que je le sais. Mais... j'ai fermé ma gueule. Pour pas ruiner votre famille."


Le "à la con" qui suivait fut tout juste retenu à temps. Il s'agissait de ne pas plus empirer la situation qu'elle ne l'était déjà, quand même... Il hocha la tête. C'était ce qu'il avait entendu aussi. Qu'elle avait de la famille dans le coin. Ce n'était pas pour cette raison qu'il était ici mais.. peut-être que ses pas l'y avaient un peu poussé.

"Elle s'est barrée juste après ma naissance. Tu penses vraiment qu'elle allait de te parler de moi ? Elle a dû cacher ça à tout le monde... c'est par mon père que je l'ai su."


Soupira-t-il, terminant de balancer ses explications. Au point où ils en étaient -autant eux que le monde entier- il n'avait vraiment pas grand chose à perdre à dire la vérité. Pas même de la méfiance. Y'avait plus de secrets. Qu'est-ce que ça pouvait changer, après tout ?

"Y'a quelques années, j'ai voulu faire sa connaissance. C'est comme ça que j'ai... enfin que j'ai appris que tu existais. Toi, ton père, votre maison, votre famille. Et ... j'ai pas voulu perturber tout ça. Parce qu'un fils qui apparaît, ça fait jamais du bien à la famille. Si j'avais su... j'me serai peut-être pas donné tout ce mal à vous éviter."


Lâcha-t-il, déballant son sac sans trop réfléchir à quoi que ça soit.

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MessageSujet: Re: This time, don't need another perfect lie [Connie & Galileo]   Mar 10 Jan - 1:02

A dire vrai non, il ne pensait pas que l'autre se foutait de lui. C'était simplement son cerveau qui tentait de refouler l'information en bloc. Un frère ? En plus il suffisait de voir la tronche de rouquin et la taille de l'autre pour comprendre que c'était du côté de son père. SON père. Mais ce n'était pas ce que l'autre avait dit ? C'était ce que lui avait eu peur d'entendre. Connie avait cette stupide réaction subitement, envers la seule personne qui lui avait vraiment témoigné de l'amour dans cette chienne de vie. A part peut être ou deux amis. Normal qu'il réagisse comme ça non ? Il était son seul fils. Et c'est tout ce qu'il avait aussi. Il aurait pu continuer de la fermer, soufflait la petite voix dans son crâne. Mais pourtant... Est-ce qu'il n'aurait pas dû être content qu'il ait encore quelqu'un de son sang dans ce monde en décrépitude totale ? Qui fasse qu'il n'était pas tout à fait seul ? Bien sûr il y avait Lys et... L'autre crétin s'il vivait encore. Et leurs chiens. Mais un frère ? Un frère ça devait être différent non ? Pourtant il n'arrivait pas à prendre la nouvelle comme ça. Peut être aussi parce que l'autre lui était fortement antipathique depuis le début. Et ce qu'il ajoutait n'aidait pas.

« Elle... Tu parles d'elle ?»

Il était debout face à l'autre et avait appuyé le pronom avec autant d'animosité qu'il pouvait comporter dans son ton. Toute celle qu'il portait à sa propre mère en somme. Connie s'était mis à rire aux mots de l'autre, à la description de ce qu'il avait fait, de ce qu'il avait sans doute vu. Une famille ? Ils avaient jamais été une famille. Il avait toujours été un sale rejeton qu'elle avait haï à peine il était sorti de son ventre, et que son père avait du mal à aimer vu qu'il l'aimait elle, aussi folle à lier qu'elle ait pu être. Et il n'était même pas le premier, elle n'en était pas à son coup d'essai. Son rire parti plus fort et il avait su mal à s'arrêter. C'était nerveux. Toute la pression des années sans doute. Et puis c'était comique non. Qu'il ait cherché à les laisser tranquille dans leur petit cocon de famille parfaite. Parfaitement pourrie de l'intérieur oui.

« Haha... Si j'avais su, je t'aurais fait les présentations. Comme ça t'aurais su que t'avais rien raté. »

Il fini par dire, entrecoupé de rires nerveux. Connie finit par se rasseoir. Il se frotta le visage et les cheveux, tant il ne croyait pas à ce qui était en train de se passer. Son père n'avait sans doute jamais su... C'était peut être mieux pour lui.

« Enfin t'as eu raison sur un point, ça aurait rien arrangé que t'arrives comme ça. T'as rien manqué crois moi. »

Il parvint enfin à calmer son rire après ça, et s'en senti vidé. Il savait qu'il allait remettre les pieds dans la merde en venant ici mais à ce point ? Il n'aurait pas imaginé. Et du coup il ne savait plus quoi dire. Un frère, même un demi... Ça ne lui rendait pas le type plus sympathique pour autant. Il ne savait pas comment réagir, ni ce que l'autre attendait. Il était débrouillard et plutôt solitaire. Méfiant. Et certainement pas le genre à se jeter dans les bras de l'autre parce qu'ils avaient partagé le même utérus vicié. Il fallu plusieurs minutes de silence au jeune Egern avant de pouvoir au moins regarder l'autre à nouveau.

« Et... Ton père du coup ?»

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MessageSujet: Re: This time, don't need another perfect lie [Connie & Galileo]   Dim 5 Fév - 18:42

Ce rire, alors qu'il venait de balancer un gros bout de sa vie qu'il n'avait raconté à pratiquement personne, c'était... déconcertant. Pour ne pas dire autre chose. Gali passa la main dans sa nuqure en le regardant, stoïque pendant que son demi-frère se pliait presque de rire. Putain. Ca lui donnait presque envie de le cogner. Ou de cogner un truc. Ca se faisait pas de se marrer comme ça alors qu'il balançait des trucs intimes. C'était même pas drôle. Il avait passé quelques années atroces pour honorer ce sacrifice, merde ! Et il était sur le point de déballer tout ça, de l'engueuler un bon coup lorsque le rouquin l'interrompit, sous l’œil dubitatif de Gali. Rien raté ? Comment ça rien raté ? Est-ce qu'il savait seulement ce qu'il avait vécu à la place de ces présentations-là.

"J'sais pas si on peut dire ça. Mais c'est cool que ça te fasse marrer."


Répondit-il d'une voix froide, sarcastique. C'était pas cool du tout et sa colère montait doucement. Il n'était vraiment pas si loin de le choper par la gorge pour lui dire de fermer sa gueule. Mais il se retint. Sa relation avec Connie ne tenait pas à grand chose. Et même s'il se comportait comme le roi des connards, là, tout de suite, c'était son frère. Il l'avait cherché. Il était tombé dessus par hasard. Il ne pouvait pas tout faire foirer maintenant pour un fou rire et un excès de colère.

"Pourquoi rien manqué ? C'était si atroce que ça d'avoir une mère ?"


Il s'était calmé, laissant l'agressivité de côté lorsqu'il posa sa question. A l'écoute. Connie semblait calmé lui aussi et... il était vraiment curieux de ce que l'autre entendait par ça. Lui, en tout cas, ça lui avait pesé de ne pas en avoir. Mais il n'était pas né de la dernière pluie, il avait entendu parler de parents atroces. Alors... même s'il n'avait pas pu la connaître, il espérait qu'elle n'était pas à ce point, pour Connie. Parce que ça aurait été triste. Ca aurait été d'autant plus triste qu'il aurait pu sans remords venir foutre en l'air leur pseudo vie idéale. Ils auraient pu faire connaissance en d'autres circonstances aussi. Mais avec des "si"...

Gali baissa les yeux lorsque son père vint sur le tapis. La douleur n'était plus vive depuis longtemps mais il regrettait encore son père.

"Mon père ... ça fait longtemps qu'il n'est plus là. C'est dans son testament que j'ai appris pour ma... enfin notre mère."

Lâcha-t-il presque dans un souffle. Il simplifiait un peu l'histoire du testament parce que ça n'avait pas beaucoup d'importance. Vraiment plus beaucoup.

"Il n'a jamais voulu en parler de son vivant. Je commence à comprendre pourquoi... Et le tien, de père ?"

Il retourna la question sans être certain que ça soit une bonne idée. Parler des proches, c'était un truc qu'il évitait soigneusement depuis le début de tout ça. Mais puisqu'ils en étaient là...

"Je comprends que ça soit... un choc pour toi et... pas forcément une bonne nouvelle. Mais... la famille, ces temps-ci, c'est devenu super rare. Alors... je suis content de t'avoir retrouvé."


Avoua-t-il finalement en relevant les yeux. Il avait bien senti l'animosité de Connie et il se sentait un peu obligé de préciser. Parce qu'il le pensait sincèrement. Même s'ils ne se connaissaient pas, les liens de famille, c'était un truc assez unique. Et ils étaient rares, ceux à se retrouver, surtout ces derniers temps.

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MessageSujet: Re: This time, don't need another perfect lie [Connie & Galileo]   Mar 14 Fév - 0:00

Ce n'était pas le genre de crise de rire qui vous prend et vous laisse guilleret et léger, ce qui venait d'arriver. C'était nerveux. Malsain, un peu. Imaginer que l'autre rouquin, Galileo, avait pu envier quoi que ce soit de la mère que Connie avait connu. Attendre quoi que ce soit d'une femme qui ne lui avait témoigné que haine et mesquinerie tout au long de sa vie ou presque, c'était trop bizarre. Comment expliquer la relation toxique qui s'était tissée entre le jeune Connor et une femme dont il voulait mériter l'amour, qui lui avait fait croire que c'était sa faute pendant longtemps qu'il ne le méritait pas, qu'il n'était jamais assez. Qu'il avait fait quelque chose de mal... Elle avait abandonné son premier fils alors ? Son cerveau n'arrivait pas à comprendre ce qui avait pu lui passer par la tête, et surtout de réitérer avec lui si un premier petit gars avait été un échec la première fois. Pourquoi recommencer.

« Ouais nan, j'appelle pas ce que j'ai eu une mère, tu vois. »

Il avait répondu, ce goût amer dans la bouche. Il préférait considérer que son père avait joué les deux rôles comme il avait pu. Et il avait compté comme tel. Il devait sans doute briser les rêves de l'autre comme ça, mais au moins il aurait pas de regret d'avoir manqué ça, hein. Par contre c'était plus dommage pour son père. Mais bon. Au rythme où allait les choses, ça se trouve, Connie non plus n'en aurait plus. L'entendre parler comme ça le flippait totalement mais il ne voulait pas y penser...

« Ca veut pas dire grand chose pour moi, tu sais. J'veux dire on se connaît pas... »

Il commença à dire. Parce que c'était vrai. Le fait qu'ils aient partagé le sang de la personne qui leur avait fait le plus de mal dans leur vie, c'était sensé vouloir dire quoi ? C'était sensé faire en sorte qu'un lien magique les unissait ? La bonne blague. Si ce genre de choses existaient, il aurait pas eu une enfance comme ça. Il aurait eu une mère qui ne l'aurait pas rejeté autant. Il aurait eu un frère aussi... Assis en tailleur, songeur, il leva des yeux scrutateurs vers le roux. Un grand frère, ça faisait quoi ? Il avait jamais rien connu d'approchant. De lien indéfectible du genre.

« Mais je suppose... Enfin, c'est quelque chose quand même oui... Peut être. »

Il n'était pas facile pour lui d'admettre quoi que ce soit du genre. Quoi que ce soit tout court, en fait. Des liens encore moins. Mais peut être que quand tout foutait le camps, c'était une bonne base pour commencer ? Disons que comparativement à de purs inconnus, ça leur faisait une base ? De là à parler de confiance il était encore trop tôt bien sûr mais... Ils n'étaient finalement peut être pas deux purs étrangers.

« Jte l'ai dit il est... Cool. Pas bavard et grogneur mais il est droit. Et juste. Si elle l'a pas déjà tué, il me retrouvera. »

Connie en était certain. Il regarda la blessure de son demi frère a nouveau, puis son visage pour mieux le mémoriser.

« Je suppose... Je pense pas qu'il sache pour toi. C'est pas que ça le surprendrait, elle a du lui en cacher un paquet de choses mais... Enfin... Et puis tout ce temps là. »

Le temps d'un instant, Connie imaginait la rencontre. Et d'horribles pensées l'envahissaient. Que le rouquin l'ait manipulé pour lui prendre finalement son père. Qu'il le tue pour l'avoir pour lui. Ou qu'il n'ait même pas à le faire, parce que son paternel le préférerait à son propre fils, pour des raisons obscures que seules des peurs et insécurités incontrôlées pouvait déclencher. Il secoua le tout dans un frisson détestable. Il n'arriverait clairement pas à éprouver de la sympathie pour lui si rapidement.

« Sinon... Raconte moi des trucs sur toi ? »
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MessageSujet: Re: This time, don't need another perfect lie [Connie & Galileo]   Mer 22 Fév - 18:20

Cette mère, il n'en tirerait probablement pas grand chose de plus. Galileo hocha la tête en entendant le plus jeune. Il ne se rendait probablement pas compte de ce que ça faisait, de grandir sans mère et en sachant que la sienne l'avait abandonné. Mais de son côté, il prenait aussi conscience qu'il ne pouvait pas savoir exactement ce à quoi il avait échappé. Peut-être qu'elle avait été si terrible que ça. Peut-être qu'il avait réellement gagné à ne pas la connaître. C'était un peu douloureux de penser comme ça, surtout après tout ce temps et tout le mal qu'il s'était donné pour ne finalement pas la rencontrer mais... fallait bien avouer que de toute façon, là il se retrouvait face à un mur. Et ce mur en question était sans doute le seul lien restant avec sa famille.

Gali soupira en l'entendant rejeter une fois encore ses arguments. Ca n'avait rien d'une véritable surprise mais... naïvement sans doute, il se serait attendu à autre chose. Lui,ça lui avait bien plu, l'idée d'avoir un petit frère. Fallait croire que ça n'était pas si réciproque. Et en même temps... difficile de ne pas le comprendre du tout. Ca devait faire beaucoup à encaisser, pour l'autre. Et vu le souvenir qu'il semblait avoir de la mère, il n'avait peut-être pas envie d'en avoir plus.

"Non, c'est sûr, on se connaît pas. Du tout."


Constata-t-il à son tour, un peu froidement, alors qu'il croisait les bras sur son buste. Y'avait pas grand chose d'autre à constater, en réalité. Sinon qu'ils avaient peut-être plus de points communs du côté de leurs pères respectifs que de leur mère, finalement. Et c'était un peu triste. Gali hocha la tête. C'était tant mieux pour le plus jeune s'il retrouvait son père. Vraiment. Il aurait bien aimé avoir en tête l'idée de pouvoir retrouver le sien. Autrement qu'en crevant, bien entendu.

"C'est même pas sûr qu'elle lui ait dit, t'sais. Elle se souvenait peut-être même pas de moi. Ou voulait pas s'en souvenir. Alors en parler..."


Il haussa les épaules. Il avait fait le deuil d'une vraie mère depuis longtemps. Une mère aimante, attachée, attentive. Ce n'était même pas ce qu'il avait recherché lorsqu'il était parti sur ses traces. En tout cas, il s'était entêté à ne pas s'attacher à cette idée. Après tout, elle l'avait abandonné et il ne se résoudrait pas à lui donner de bonnes raisons. Non, il voulait juste sa thune. Et même ça, il ne l'avait pas eu.

"J'ai rien à partager avec ton père, j'ai pas l'intention d'attendre quoi que ça soit de lui hein, c'est pas ma famille... Je vois même pas pourquoi il se soucierait..."


Et lui-même s'en fichait un peu, en fait, du père de Connie. Si déjà il avait cessé de donner de l'importance à sa mère, ce n'était pas pour en donner au père. Le rouquin ne put s'empêcher de rire lorsque le plus jeune s'adressa à lui à nouveau. C'était si... maladroit et malaisant. Que répondre à ça ? Comment raconter des trucs sur lui alors qu'ils ne se connaissaient pas du tout ? Et que pourtant, il venait déjà de lui dire un tas de trucs qu'il n'avait jamais racontés ou presque ?

"Avant.. ou après l'apocalypse ?"


Demanda-t-il tout d'abord, une fois le rire passé. Il passa la main dans ses cheveux, lissant les mèches entre ses doigts.

"J'suis pas à ta recherche. J'ai atterri ici un peu par hasard... comme beaucoup d'entre nous je crois... Et avant ça..."
Il soupira. La vie d'avant, ça semblait si loin. Est-ce que ça avait encore une quelconque signification ? Ca parlait de leurs origines et de qui ils avaient été mais... les gens avaient tellement changé...

"Qu'est-ce que tu veux savoir ? Je t'ai dit, j'étais à Londres avant. C'est là bas que j'ai grandi. J'étais tatoueur, avant.. tout ça. Ca me plaisait bien. Et j'étais marié, aussi."


No comment. Dire que sa femme lui avait parfois manqué. C'était étrange comme impression, vraiment. Ce n'était pas les rapports rapprochés qui lui manquaient bien sûr mais juste sa présence. Peut-être juste une présence, déjà...

"C'est très court comme résumé mais... en gros... c'était ça, ma vie."


Dit-il avec une petite moue. Pas sûr que ça ait aidé le plus jeune à mieux le cerner, si c'était ce qu'il cherchait. Mais.. s'il entrait plus en détail, ça allait devenir rapidement le bordel.

"Et toi ? J'ai le droit d'en savoir plus sur toi ? Tu viens de Londres aussi, hein ? C'est à peu près tout ce que je sais..."

Il préférait préciser. Histoire que Connie ne s'imagine pas qu'il l'avait stalké encore et encore. Il avait un peu espionné sa mère mais... juste pour mieux comprendre sa vie et décider de ne finalement pas interférer. C'était bien peu.

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MessageSujet: Re: This time, don't need another perfect lie [Connie & Galileo]   Jeu 9 Mar - 0:35

Non, c'est clair... Si ce que Gali ici présent racontait était vrai et franchement, Connie essayait encore de trouver une raison plausible qui le pousserait à ça -esprit de paranoïaque un jour, esprit de paranoïaque toujours- et bien il était certain que ce n'était pas la femme qu'il avait connu qui lui en aurait parlé. A la voir évoluer, on aurait cru que la maternité était quelque chose de répugnant. Ou bien c'était le résultat. Lui en quelques sortes. Qu'on essaie de faire croire au rouquin que toutes les femmes aimaient meurs rejetons hein. Tous les parents. La contraception aurait évité tout ce bordel. Mais bon, il était content d'être là. Et quelque part, de savoir qu'il n'était pas le premier ni le seul à avoir été rejeté par la même personne... Et bien... Ça déchargeait un peu sa responsabilité.  Non ?

« Parce que t'as perdu le tiens. Et parce que t'es seul. Et puis... T'es son fils à elle, il est comme ça...»

A accepter les défauts des autres et les gens comme ils sont. Il aurait ouvert les bras, au sens figuré parce que de visu son père était fermé comme une porte de pénitencier mais il n'aurait pas laissé Gali comme ça. Ce qui mettait Connie mal à l'aise. Par esprit de survie, par jalousie un peu et aussi parce que lui c'était pas son cas. Pas son genre, quoi. Et en même temps c'était grâce à ça qu'il survivrait alors... Il fronça les sourcils en voyant l'autre rire à sa tentative. Si c'était si con que ça il avait qu'à se tailler hein. C'était pas comme si... Ils allaient se revoir ? C'est sûr que dans un pragmatisme froid, Connie avait l'impression que bientôt leur problème les dépasserait sans doute. Il fallait être con pour pas comprendre qu'ils jouaient à Othello et que les pions noirs prenaient les blancs sans aucune chance d'inverser la tendance. Même dans le cas d'un remède, c'était plus qu'utopiste de se dire qu'ils pourraient guérir ceux à qui il manquait une bonne partie de chair et autre, en plus du cerveau qui devait avoir été gravement endommagé. Il faudrait tuer tout le monde. Et au rythme où ça allait, les vivants rejoignaient déjà rapidement l'autre camps alors... Les pronostiques n'étaient pas bons. Tout ça pour dire qu'il n'y avait pas tellement de sens à faire connaissance maintenant, sachant que dans deux moins l'un d'eux si ce n'était les deux...

Et pourtant, ça paraissait encore plus ou moins important.

« Ouais... J'étais à Londres pour les études et trouver du boulot, j'suis journaliste. Enfin, débutant.. »

Il dit avec un brin d'amertume. Il avait jamais eu le temps de vraiment faire ses preuves et ça l'avait saoulé. Et ho. Marié. Et tatoueur. Pas grand chose en commun quoi entre eux, à part le roux de leur tignasse. Quelque chose disait à Connie que le premier sujet n'était probablement pas à aborder s'il coulait éviter les dramas. Alors c'est tout naturellement qu'il s'était penché sur l'autre partie.

« T'avais un atelier ? »

Il essaya.

« Ca à jamais été mon truc... J'suis un peu phobique des seringues, et je sais pas. Pas assez artiste peut être. Ou trop difficile. »

Connie se rendait compte qu'il n'était pas super enthousiaste et qu'il enterrait un peu ses propres efforts.

« Enfin j'ai rien contre, c'est cool. J'ai rencontré un type sur la route qu'était pas mal tatoué aussi. »

Il regardait ceux de l'autre, se demandant ke degré de douleur que ça pouvait déclencher selon les zones, il y avait des rumeurs. Et puis s'il s'était fait certains seuls pour s'entraîner. C'était un parfait inconnu comme il disait, du coup aucun moyen de savoir ce qui aurait été le plus probable. C'était tellement bizarre. Et les silences gênants. Connie avait été trop habitué à la solitude, même s'il avait parfois apprécié de pouvoir parler à d'autres êtres humains certaines rencontres l'avaient conforté dans le fait que c'était trop risqué de s'y essayer trop souvent. Et surtout qu'être seul était plus prudent. Même si parfois angoissant aussi. Quand on a personne d'autre que soi sur qui compter pour se sauver.

« Du coup... Tu cherches quoi ? J'veux dire, un groupe ou bien...»

La question allait se poser par vrai ? De s'il allait vouloir rester ou non. Et vu comment les choses se passaient -même si Connie ne le menaçait plus avec un gun, c'était déjà ça de gagne- ça allait pas être là joie dans les chaumières s'il demandait à rester.
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MessageSujet: Re: This time, don't need another perfect lie [Connie & Galileo]   Lun 17 Avr - 0:56

Parler de tatouage, c'était peut-être simple mais ça redonnait toujours le sourire et la confiance à Galileo. Même auprès de ceux qui, comme Connie, avouaient que ça n'était absolument pas leur truc. Il avait des arguments pour les rassurer. Justifier sa passion et son ancien métier. Mais il ne les déballa pas cette fois. Ca n'était pas vraiment le moment de le faire. Et puis il n'était pas là pour convaincre le plus jeune de se faire tatouer. L'accepter ou du moins accepter son existence et faire sa connaissance, c'était déjà pas mal pour le moment.

"Les tatoués ont la peau dure, on résiste mieux !"


Répondit-il en plaisantant. Il connaissait beaucoup trop de types pas mal tatoués et il en existait bien trop pour que ça lui apporte un quelconque espoir sur une ancienne connaissance. Mais c'était toujours agréable de savoir que Connie trouvait ça cool et pas repoussant comme certains. Même si bon. Il n'était pas venu pour son avis sur les tatouages. D'ailleurs... la raison de sa venue... Gali se mordilla un peu la lèvre. Ouais, il cherchait un groupe. Depuis quelques temps déjà. Et en même temps, il se méfiait comme de la peste de ceux en place. Ceux qu'il avait côtoyés, ceux dont il avait entendu parler..

"Je sais pas. Pour l'instant je préfère... observer de loin. Y'a un groupe qui s'est installé à Whitstable, tu les as peut-être déjà vus. Mais.. je préfère m'assurer de leurs intentions, avant. Et..."


Il s'interrompit. Peut-être que le plus jeune parlait de ce qu'il cherchait là, en fait. Alors il secoua un peu la tête et reprit.

"J'vais pas te demander de rester avec moi hein. Même si ça serait peut-être pas con, j'suis pas aveugle, je comprends bien que c'est pas ce qu'on va faire."

Il le fixa à nouveau en se relevant. C'était trois fois rien comme premier pas et comme première rencontre mais il espérait qu'elle déboucherait sur quelque chose. Un jour. S'ils survivaient. Même si le plus jeune avait l'air de pas trop mal s'en sortir.

"Je vais rester dans le coin, pour l'instant. Toi aussi ? On devrait se recroiser. J'espère. J'ai pas de squatt attitré alors.. je peux pas te dire de me retrouver quelque part si t'as besoin de moi mais je suis sûr que tu sauras me retrouver, si tu cherches."


Enfin il l'espérait. C'était pas si grand ici, surtout vu le peu de survivants qui restaient dans le coin. Ils discutèrent encore un petit peu, le plus grand tentant de satisfaire un peu sa soif de curiosité envers la vie de son cadet, son passé, ses études de journalisme.. et ce qu'il comptait faire à présent. C'était flou pour tout le monde, bien sûr. La survie avant tout. Rares étaient ceux à avoir des plans de carrière.

Essayant d'arracher à Connie des promesses d'une autre rencontre, ou du moins de lui laisser des nouvelles s'il s'en allait, Galileo finit par le saluer comme il se devait et repartir avant la tombée de la nuit. Son mollet était toujours douloureux mais au moins, il avait un bandage. Et plein de choses auxquelles penser à présent.


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