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 Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]

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MessageSujet: Re: Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]   Mer 23 Nov - 23:08

Damn. Si le rouquin avait eu des doutes sur la nature de son attachement à l'autre grand frisé, sentir son ventre lui jouer de la polka alors que l'autre ne faisait que sourire et rire de son chien, ces doutes s'étaient envolés. Son homme hein. HAHA. Cruelle ironie s'il existait autre chose dans sa putain de vie, Connie aurait pu parier son petit dej justement que cet homme là n'était pas pour lui. Déjà il aurait fallu établir s'il avait un penchant pour le même sexe hein. Avec sa chance. Même si l'apocalypse apportait sans doute son lot de repenti, quand y'avait plus rien à se mettre sous la dent et plus personne pour vous juger. Mais nan y'avait pas moyen. Et quand bien même, fallait être drôlement tolérant pour l'apprécier lui déjà alors plus... Fallait arrêter de rêver. En pensant ça, le jeune journaliste cherchait surtout à éviter de se décevoir par la suite mais il savait bien qu'on n'ordonait pas aussi facilement à son cerveau de se taire. Il aimait bien le troller celui là.

« J'te crois t'en fais pas, je suis sûr que vous faites un super duo tous les deux. »

Il ricana.

« Et nan j'en ai pas la moindre idée, j'ai vidé le pâté de maison déjà et j'ai pas vu de Starbucks dans ce bled. »

Il essaya de chasser les mauvaises pensées en se levant, s'epoussetant le derrière osseux qui avait pris cher à abandonner le matelas de fortune à son invité pour une nuit. Il savait bien qu'ils auraient du partager. Il resta planté un instant devant le tableau, l'air un peu con avant de ramasser ses affaires lui aussi et mettre son sac sur le dos. Il avait l'air fin tiens, à crusher une fois tous les trois ans sur la pire personne possible.

« Fais gaffe, on dit souvent que les animaux ressemblent à leur maître ! »

Il lança finalement avant de lui passer devant. Il lui montra le chemi le plus sûr pour descendre, déboulant dans l'allée parallèle qui leur donnait une couverture et un endroit pour rejoindre les rues principales sans se retrouver coincé non plus. Connie n'avait pas menti, il avait fouillé le coin ces derniers temps, à quoi bon s'installer sur un toit si on ne sait pas ce qu'on a sous les pieds hein ? C'est à dire plus rien, vraiment. Pas même de quoi faire un abris sûr pour la nuit, il était mieux même s'il n'était pas à l'abris du vent ou de la pluie. Il le guida à travers la partie du quartier qu'il connaissait un peu mieux, puis lui indiqua lorsqu'ils arrivaient en terrain plus inconnu. Ils étaient loin du coin joli et touristique près de la rivière et du chateau, ayant préféré un endroit où il y avait de vrais commerces et des habitations, bien mieux pour les garde manger. Rien qu'à l'évocation de cette idée, son ventre protestait. Il avait des restes là haut bien sûr, dans le genre qu'il avait partagé avec Ulysse d'ailleurs, mais du coup il commençait à sérieusement se lasser. C'est en arrivant face à une petite librairie papeterie qu'il comprit qu'à deux ils pourraient peut être se débrouiller pour enfin avoir un petit déjeuner décent. Il lui fit signe d'entrer après lui et se planta fièrement devant le ditributeur de café.

« Y'a plus d'éléctricité... les gens ont pensé à piller les rayons mais personne n'a pensé à ouvrir ce machin, tu crois pas ? Tu saurais faire ? Tous ces muscles ça doit bien servir à quelque chose non ? »

Il lança en montrant l'entièreté de son compagnon de chasse. C'était vrai quoi, il était taillé comme... comme cette machine à café. En même temps n'importe qui à côté de Connie aurait eu l'air plus épais.
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MessageSujet: Re: Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]   Dim 27 Nov - 22:40

Connie n'était pas le premier à le comparer à Neptune. Ce qui ne manqua pas de faire marrer le grand brun. Il prenait ça pour un compliment, même si ça n'était pas supposé en être un. Même si ce crétin de chien venait de se prendre les pattes dans une bâche. Mais c'était pas faux, au fond, ils se ressemblaient. Ils erraient tous les deux et le chien semblait aussi heureux de pouvoir vagabonder sans limites que son maître. En bonus, ce chien avait vraiment une bonne gueule. Enfin, il ne s'attarda pas sur ce qui n'était probablement pas supposé être un compliment et suivit le rouquin dans l'allée.

Ils s'avancèrent un moment, silencieux pour ne pas attirer les quelques zombies isolés qui rôdaient de-ci de-là. Visiblement trop occupés à ... être des zombies pour s'intéresser à eux. Ils se faufilèrent tous deux dans une ancienne librairie, sans qu'Ulysse ne sache vraiment ce que l'autre avait en tête. Il était allé dans des commerces comme ça les premiers jours, histoire de se procurer des bouquins gratos. Mais rapidement, tout avait été pillé. Et difficile de s'encombrer de trop de bouquins par ces temps. Ici aussi, quelques pilleurs étaient venus. Certains crétins ne trouvaient rien de mieux à faire que de faire des feux de camp avec les livres. Et le brun sourit en arrivant devant la machine à café. Intacte. Et fermée. Et hors service. Mais intacte tout de même. Elle avait sûrement encore du café dans les entrailles celle-là.

"Ca sert surtout à cogner les connards, en temps normal..."


Il haussa les épaules. C'était vraiment pas loin de la vérité. Il était rare qu'il fasse usage de la force sauf quand c'était nécessaire. Lors des bastons, entre autres... Il fit le tour de la machine et tenta de la basculer un peu pour regarder. Les distributeurs, c'était plus facile. Un coup d'extincteur dans la vitre et l'affaire était réglée. Là, l'espèce de coque plastique semblait trop souple pour pouvoir se casser comme ça. Il fit le tour de la librairie à la recherche d'un truc pointu...

"Si tu vois un pied de biche ou n'importe quoi... j'pense que ça sera plus utile que tous mes muscles saillants, pour ouvrir ce truc..."


Se moquant autant de lui-même que du rouquin, il pointa ses pectoraux du doigt avant de continuer les recherches. Et s'arrêta deux minutes devant le rayon de bd. Quasiment tout avait été pillé mais il restait quelques bouquins éparpillés. Suffisamment pour qu'il regarde les quatrièmes de couverture et en choisisse deux qu'il glissa dans son sac. Fallait bien s'occuper, aujourd'hui encore plus qu'auparavant.. Une étagère mal fixée attira son attention. En tirant un peu, il parvint à détacher l'équerre qui la tenait. Faute d'autre chose, c'était parfait comme outil ! Il revint à la machine et commença à essayer de faire levier avec. C'était résistant ces putain de distributeurs... Il lui fallut forcer un moment avant que dans un clac, le devant s'ouvre et qu'il se retrouve recouvert de café. Laissant échapper au passage quelques jurons.

"Rha chier, qui est le con qui a conçu des machines aussi débiles ? Bon... c'est ouvert... tu peux remercier mes muscles !"

Il le regarda, un sourire en coin venant remplacer la grimace alors qu'il époussetait le café qu'il s'était pris partout. Neptune accourut pour se rouler dans le café. Ouais. Décidément... ce chien lui ressemblait beaucoup trop ! Il détacha le réservoir à moitié plein de café, sans trop savoir où le mettre.

"Bon, si t'as une piste aussi fructueuse pour le pain frais, ça sera le plus parfait des petits dej !"


Il n'y croyait pas vraiment, évidemment... Ouais, y'avait bien l'option de trouver un paquet de farine dans un placard mais... putain... faire du pain comme ça et sans four, ça le faisait pas vraiment rêver..

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MessageSujet: Re: Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]   Mer 7 Déc - 13:27

Connie pouffa et le laissa officier en cherchant de son côté de quoi ouvrir la boîte aux merveilles. Il voulait bien le croire, surtout qu'il avait vu Ulysse dans son milieu naturel, sur la route. Et que ce dernier avait vite fait expliqué d'où il venait. Enfin, pas seulement avec les mots... Ça se sentait que l'autre avait connue la vie à la dure et qu'il ne fallait pas l'emmerder. Est-ce que le rouquin n'aurait pas été plus corrosif dans le cas contraire ? Ou c'était juste parce que -aussi bizarre que ça puisse paraître- Lys ne lui donnait pas envie de lui arracher les yeux. L'autre ne s'en rendait peut être pas compte, il avait eu aussi droit à ses raleries et réparties diverses, mais le rouquin pouvait être tellement pire ! Il l'observait du coin de l'oeil, lui et le canidé qui le suivait joyeusement, et alla lui fouiller derrière le comptoir et la caisse voir si quelque chose pouvait leur être utile. Tout en évitant soigneusement de penser à lui.

Ça faisait maintenant plusieurs semaines qu'il avait atterri ici, et la ville commençait à ressembler à tous les visages fantômes qu'il avait observés sur son passage. Les gens avaient épuisé plus ou moins les ressources immédiates disponibles, et étaient partis. Ou bien ils peuplaient les rues et erraient parmi les bouffeurs de chair. Pas qu'une plus grande ville soit une meilleure idée. Plus de ressources ça voulait aussi dire plus de gens contre qui les défendre, et moins de tranquillité. Une tranquillité relative bien sûr mais moins il y avait d'humains au mètre carré... Enfin, là pour une fois, il avait la compagnie d'un humain pour laquelle il ne rechignait pas. Il était capable de l'ouvrir avec ses mains ce con ? Non quand même pas... Connie fouillant toujours réalisa que son musclé à lui c'était son cerveau... Il fouilla sous la caisse pour trouver une réserve de clef et leva la tête en entendant un gros bruit métallique, pour voir Ulysse couvert de café. Il explosa de rire. Et le chien qui s'y mettait !

« Merci les muscles d'Ulysse. »

Il souleva le trousseau de clefs qu'il venait de trouver et le fit tinter.

« Avec un peu de chance, les propriétaires ne sont pas partis avec le pain frais ? »

Il se mis à terre pour récupérer un maximum de poudre de café soluble possible, pas besoin de faire le difficile avec la poussière environnante, ça faisait beaucoup trop longtemps qu'il n'avait pas bu ce liquide béni pour froncer le nez. Ils trouvèrent un récipient et une fois le loot fini Connie enjamba les décombres de la machine pour aller fouiller le garde manger sommaire. C'était une librairie mais ils vendaient aussi des sandwichs et des gâteaux secs alors avec un peu de chance ? La porte s'ouvrit sur une réserve pleine de cartons et journaux datant des derniers jours de véritable civilisation. Connie en empocha certains et alla vers le seul carton de vivres, les yeux pétillants. Bien sûr il n'y avait pas de pain frais, quoi que ce soit de frais aurait périmé depuis un moment mais de quoi faire un joli loot et afficher un sourire radieux sur le visage de Connor Egern, ce qui était chose rare. Il proposa à Acciaro d'aller se percher quelque part avec leur butin, faire un petit feu pour le café c'était moins risqué sur les toits.

Il ouvrait un paquet de pépitos avec avidité, les jambes regroupées vers lui tandis qu'il laissait aux muscles le soin d'allumer le feu pour leur boisson. Il ne pouvait s'empêcher de risquer un regard parfois vers lui, se maudissant ensuite de ses réactions de pucelle adolescent. Lui qui clouait le bec à plus grand et plus costaud que lui habituellement.

« Dis... T'as quelque chose de prévu dans l'immédiat ? Rendez-vous quelque part ou... J'sais pas. On fait...»

Il mordit dans un biscuit pour se donner du courage.

«... On fait plutôt une bonne équipe non ? Les muscles et le cerveau.»

Il lui lança un regard un brin insolent.
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MessageSujet: Re: Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]   Sam 10 Déc - 23:00

Evidemment, le pain frais, il n'y croyait pas trop. Et là, tout de suite, il ne croyait pas à grand chose dans cette librairie. Ils avaient déjà pu récupérer du café -celui qu'il ne s'était pas pris sur la tronche - et du sucre en quantité, c'était presque inespéré. Mais Ulysse laissa le rouquin cherché et se retrouva encore plus ébahi que lui lorsqu'il tomba sur un carton de vivres. Ça, c'était encore plus inespéré. Et par la même occasion précieux. Ils partagèrent le butin et embarquèrent le tout avant d'aller se percher sur des toits, non loin de là. En d'autres temps, la vue aurait pu être fantastique. Là... elle l'était toujours et la brume qui se levait au loin rendait le temps presque irréel mais... il ne fallait pas trop se pencher. Sinon on voyait des zombies et aussi étrange que ça aurait pu paraître quelques mois plus tôt, eux, ils étaient bien plus réels. Et c'était moins joli, d'un coup.

Quoi qu'il en soit, ils parvinrent à allumer un petit feu et verser de l'eau dans une boite de conserve pour se faire un réchaud de fortune. L'odeur et l'idée d'un café, ça faisait chaud au cœur. Et le brun avait le sourire aux lèvres rien que d'y penser, en regardant l'eau chauffer doucement. A son tour, il attrapa un gâteau pour croquer dedans avant de lever un sourcil en regardant le rouquin. Il avait vraiment l'air d'avoir un rendez-vous quelque part ? Est-ce que c'était seulement techniquement possible d'avoir rendez-vous quelque part ? Il ne savait même pas quel jour on était... Et puis des rendez-vous, c'était déjà pas son truc avant alors...

"A part demain à 16h30 chez le coiffeur, non... j'ai rien..."

Commença-t-il, un sourire un peu moqueur aux lèvres. Il voyait vaguement où le rouquin voulait en venir, sans vraiment comprendre. Même si ce dernier éclaircit un peu les choses. C'était surprenant de sa part. Il avait pensé en le voyant la première fois que Connie était un solitaire. Comme lui.

"Bah tiens... ça fait plaisir de voir que je suis réduit à mes muscles... t'as besoin d'un type pour défoncer des portes, c'est ça ?"


Demanda-t-il alors qu'il versait l'eau dans les gobelets. Il en tendit un à Connie. Ca sentait bon le café chaud et c'était presque la meilleure odeur du monde. Ulysse prit son gobelet entre ses manches remontées pour ne pas se cramer les mains et en huma l'odeur. C'était surprenant mais quelque part, il pouvait concevoir que la solitude commence à monter à la tête de Connie. C'était simple pour personne. Et puis c'était plus facile de survivre à deux. Mais...

"J'suis pas trop doué pour la vie en communauté t'sais... c'est pas pour rien que j'ai pas rejoint de groupe... Mais..."

Il haussa les épaules et souffla sur son café avant d'en prendre une première gorgée. Un peu trop chaude mais... putain ce que c'était bon ! Il tourna le visage vers Connie à nouveau. Difficile de savoir ce que le rouquin attendait de lui en réalité. Ce qu'il entendait par l'immédiat. Lui, dans l'immédiat, ça ne le dérangeait pas de rester avec lui. Tant qu'il fallait pas prévoir des trucs...

"J'ai rien de prévu dans l'immédiat et... j'ai pas d'impératif alors... si t'as encore besoin de mes muscles, autant qu'ils servent hein.."


Il croqua dans le biscuit et en attrapa un nouveau. C'est que ça donnait la dalle ces trucs-là.

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MessageSujet: Re: Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]   Mar 20 Déc - 23:37

La perspective d'un bon café qu'il attendait depuis une décennie au moins n'avait pas d'égale, normalement, et pourtant le partager en bonne compagnie ajoutait pour la première fois un petit quelque chose de plus. Bon, en réalité pas la première fois bien sûr, Connie savait ce que c'était que de se sentir bien avec quelqu'un -ou au moins ne pas préférer être tranquille, il avait déjà eu une copine ! Et son meilleur ami... Même s'ils avaient commencé comme rivaux et que le rouquin avait prit ça très au sérieux, Kjell faisait partie des rares, très rares personnes qui lui manquaient de sa vie d'avant. Tout comme son père... Et comme il n'y avait aucun moyen d'avoir des nouvelles rassurantes de ces rares personnes il préférait ordonner à son cerveau de ne pas y penser. Les perspectives de ce qui avait pu leur arriver le prenaient aux tripes. Il avait pensé la même chose d'Ulysse après avoir repris sa route. Peut être pas aussi fort, mais sa présence avait manqué à Connie les premiers jours avant qu'il ne s'habitue à nouveau à la solitude,  et à voir ce que ça faisait de le retrouver...

« T'es trop con pour faire autre chose à part le pitre mais qui sait, peut être que les muscles c'est pour combler ! »

Il avait répondu en riant un peu, et puis il avait reporté son attention sur le chien, ou le café qu'on lui tendait. Les biscuits éteignaient sa faim mais ils comblaient surtout le silence, et le stress de la rejection à laquelle il s'attendait après sa proposition en l'air qui n'en était pas vraiment une. Il était plus que sérieux en réalité. Il s'imaginait bien...cohabiter. Un peu plus que cohabiter et ça le paniquait complètement. Et est-ce qu'il rêvait ou est-ce que l'autre n'était pas en train d'accepter ?

« Enfin tu sais, pas forcément H24 hein ! Ça peut être plus tard si t'as envie d'être tranquille ou de temps en temps où juste le soir. Pour chasser le distributeur sauvage, tout ça, t'as des skills et j'ai les miens et peut être qu'on peut se compléter, enfin s'apporter... Tu vois. »

Il n'avait jamais été aussi bafouillant de sa vie, même devant un amphi rempli de futur journalistes diplômés il se démontait moins que devant un seul gars et son chien. Il trempa ses lèvres dans le café mais ne parvenait pas vraiment à l'apprécier là. Ses joues brûlaient du sang qui était monté jusqu'à elles et qui réchauffaient aussi ses oreilles.

« Tu sais... Je suis vraiment content que tu sois pas mort. Je pense pas ça souvent des gens... Au moins là je sais que c'est pas le cas si t'es là. J'ai pas franchement envie de rejoindre un groupe non plus mais t'es le seul qui me porte pas encore sur les nerfs... J'suis même près à partager un bout de mon toit si tu veux. »

Il dégluti. Avant d'ajouter plus posé.

« Je te promets je serai pas un boulet... »
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MessageSujet: Re: Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]   Jeu 29 Déc - 23:26

Heureusement, Ulysse n'était pas du genre à se vexer facilement. En tout cas pas quand on le réduisait comme ça à ses muscles. Au contraire, ça le faisait plutôt marrer. Parce que s'il avait de la force, il la devait à son mode de vie bien plus qu'à d'hypothétiques heures passées dans un centre de sport. Ca, c'était pour les connards qui ne savaient ni quoi faire de leur temps, ni de leur thune. Mais... la conversation prit un tournant auquel il ne s'attendait pas vraiment. Et le grand brun fronça les sourcils en entendant Connie parler de H24. Ah... oui... donc ça parlait long terme, en fait. Parce que l'autre, quand il parlait d'équipe là, il s'attendait plutôt à rester ensemble la journée. Ou... à la rigueur, deux-trois jours, comme la première fois où ils s'étaient rencontrés. Mais ce que le rouquin niait, là, ça sonnait comme... un truc à plus long terme, quand même. "De temps en temps", rien que ça... Il marqua un moment de silence. En fait non, justement, il ne voyait pas du tout. Ce que sa tête secouée de gauche à droite signifiait quelque part.

"Ouais... je vois."


Affirma-t-il donc en toute logique, alors que même son ton hésitant trahissait pile l'inverse. Il ne savait pas bien quoi en penser, par conséquence. Parce qu'il ne comprenait pas bien, là. Le rouquin, c'était pas plutôt un solitaire ? Et... Imitant Connie, il soupira avant de boire une gorgée de café. Putain, c'était vraiment trop cool d'être tombé sur une machine à café ! Il n'aurait même pas pensé de lui-même à démonter un truc comme ça... Fallait croire qu'il était un peu "les muscles" quand même. Ulysse sourit en entendant l'autre. Il était content aussi qu'il soit pas mort. Malgré tout. C'était pourtant souvent qu'il souhaitait que d'autres crèvent, sans le souhaiter vraiment... mais lui, ça lui faisait plaisir. Le reste en revanche... c'était... vraiment... surprenant.

"J'suis content que t'aies survécu aussi. J'dois pas être trop mauvais pour expliquer comment survivre à des noobs dans ton genre... Mais... t'en fais pas pour le toit, j'vais pas squatter hein.."


Déjà parce qu'un toit précis, c'était un peu trop sédentaire pour lui. Il préférait bouger. Ca lui évitait d'être repéré. Et puis c'était en ne s'installant pas qu'il se sentait encore le mieux.

"J'vais rester dans le coin, en tout cas pour l'instant. Alors.. on devrait pouvoir chasser le distributeur sauvage à nouveau ouais et se croiser de temps en temps... qui sait, p'tet même que je te laisserai promener Neptune ! Hein ? T'en dis quoi Nept ?"


Il fit un signe de la tête à l'adresse du chien avant de tourner le visage vers le rouquin à nouveau. Qui était devenu plus rouge que roux, à l'instant. C'était difficile de savoir quoi dire quand il ne savait pas vraiment ce que l'autre attendait de lui. Lui, ça le dérangeait pas de le voir de temps à autre et il avait bien aimé crapahuter avec lui. De temps en temps, on y revenait.. Mais...est-ce que c'était bien ça, ce que le rouquin voulait ?

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MessageSujet: Re: Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]   Lun 9 Jan - 2:11

Connie comprenait enfin ce que voulait dire l'expression "tendu comme un string"... Est-ce que c'était pas une façon plus polie de dire qu'il était coincé du dersh ? Merde alors, il avait plus quinze ans et pourtant sa gorge était aussi sèche qu'à son premier bal de promo. Tout ça parce qu'il avait osé dire à Ulysse Acciaro que ça serait cool qu'ils se revoient, genre une fois un jour peut être. Qu'est-ce que ça aurait été s'il oui avait fait part des autres idées qui lui traversaient l'esprit et qu'il essayait de chasser. Des trucs nunuches en plus. Déprimant... C'était déprimant. Surtout quand il senti ce sursaut de joie à l'évocation du grand brun du fait que oui, ça pouvait se faire. Et qu'il était content qu'il soit pas mort. On en était là, Connie mouillant son froc à l'idée que quelqu'un comme Lys le souhaitait vivant. Wouhou. Il noya tout ce pathétisme dans son café.

« Peut être qu'avec moi ce chien apprendra deux trois trucs utiles aussi hein. T'es pas le seul à savoir te débrouiller. Même si c'est vrai... J'serais peut être beaucoup moins vivant là si t'avais pas été là. »

Ses oreilles le lançaient toujours tellement son sang battait dedans, rouges qu'elles étaient. Il renifla un peu le froid du matin et s'essuya le museau avant de gratouiller celui du chien qui était enthousiaste sans comprendre ce que son maître lui avait demandé, juste par le ton qu'il avait employé. Est-ce que c'était pathétique d'avoir des réactions similaires à ce chien parce que l'autre voulait bien l'accompagner ? Il voulait bien aussi des mains d'Ulysse dans sa crinière rousse hein, tant qu'on était aux comparaisons.

« C'est cool de ta part, mais je vais ptet pas rester longtemps sur ce toit, aussi confo qu'il soit... C'est pas super safe de rester trop longtemps au même endroit. C'est un type malin qui m'a appris ça un jour. Enfin, il avait surtout des muscles. »

Il ricana un peu et fini son petit déjeuner. Ils séparèrent les denrées équitablement, Connie fourrant sa part dans son sac à dos et se disant que pour une fois qu'il avait quelqu'un qui ne le tuerait pas pour lui piquer ses vivres, ça serait bien qu'il le fasse pas fuir avec ses velléités de proximité non plus. Il ne pu s'empêcher de le bousculer un peu lorsqu'ils quittèrent leur perchoir, pour le chercher et jouer avec lui, évitant de croiser sa face parce que s'il le voyait sourire rien n'était moins sûr qu'il ne se mette pas à rougir à nouveau comme le puceau -ou presque- qu'il était.

Ils passèrent une partie de la matinée ensembles à plaisanter et Connie à le chercher joyeusement, jouant avec Neptune qu'il aimait déjà presque autant que son maître, jusqu'à ce que vienne le moment où il sentait qu'Ulysse était prêt à partir de son côté. Il n'avait pas envie de lâcher son ami retrouvé d'aussi tôt mais sans doute que l'autre ne le considérait pas ainsi. C'était lourd à porter. Mais il ne pouvait pas y faire grand chose à moins de justement y FAIRE quelque chose. Et le rouquin avait vraiment envie de le revoir, pas de se rendre insupportable et collant. Ils s'étaient un peu éloignés du centre et se rapprochaient d'un lieu qui sentait la séparation des chemins quand Connie prit le diable par les cornes, le sang pulsant dans ses tympans.

« Si tu veux... Si t'as des trucs à faire, on peut en rester là hein. On se revoit une autre fois pour aller faire les courses. »

Surtout qu'ils avaient de quoi faire maintenant grâce à leur loot de la matinée. Connor avait les pieds glués au sol et cherchait sa salive qui avait disparu au fond de sa gorge.

« En plus tu sais où j'suis alors si tu veux... Si t'as envie...»

C'est alors qu'il senti les picotements. Il leva ses mains devant lui et ne pu qu'observer passivement le changement qui opérait sur son corps. Il s'affinait. Ses cheveux poussaient et ses formes changeaient dans des douleurs qui le firent se recroqueviller en gémissant. Et surtout en jurant entre ses dents serrées. Non... Non quoi ! Non seulement il se comportait comme une adolescente en fleurs, mais il fallait qu'il en ait l'apparence maintenant ?

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MessageSujet: Re: Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]   Dim 15 Jan - 23:40

Bon. Visiblement, il n'avait pas trop mal répondu. A en croire le "c'est cool" de l'autre, en tout cas. Ulysse sourit en l'entendant faire allusion à ses sages conseils. Si on lui avait dit qu'un jour, on prendrait ses conseils au sérieux. Enfin déjà, si on lui avait dit qu'un jour il donnerait ce genre de conseils... L'apocalypse était définitivement pleine de surprises.

Ils finirent tous deux ce petit déjeuner bien mérité et Ulysse enfourna à son tour le reste des denrées dans son sac, avant de se mettre à descendre du toit. Une fois n'est pas coutume, il répondit sans hésiter aux bousculades et autres chamailleries de Connie. Les enfantillages de ce genre, ça l'avait toujours bien fait réagir. Ca le faisait marrer. Et Neptune aussi, à en croire ses petits sauts entre eux deux.

La matinée passa rapidement, alors qu'ils fouillaient un ou deux appartements à la recherche de tout et n'importe quoi et qu'ils discutaient un peu. La recherche avait été plus ou moins fructueuse, suffisamment pour survivre quelques jours encore. Et il était à présent temps d'aller déposer tout ce bordel dans son squatt provisoire. Ils marchaient tous les deux, le silence avait petit à petit remplacé les plaisanteries animées du matin. Ca ne dérangeait pas vraiment le grand brun. Il aimait bien ça aussi parfois, marcher côte à côte en silence -lorsqu'il n'était pas interrompu par quelque zombie passant par là-. Ca lui permettait de divaguer dans ses pensées.

Jusqu'à ce que Connie le ramène sur terre en reprenant la parole. Il sourit. Des trucs à faire... Vraiment... Il y croyait encore ? En même temps, c'était pas complètement faux, il avait son bordel à déposer dans son squatt mais... des trucs à faire, ça ne voulait quand même plus grand dire grand chose. Ceci dit, s'il pouvait le prétexter...

"Ouais, on pourra se revoir une autre fois, la ville est pas si grande de toute façon ! "


Et c'était sans compter sur son radar gps qui se démerdait quand même pas mal pour l'aider à retrouver des gens. S'il voulait le retrouver en tout cas...

"Je te retrouverai sans mal, t'en fais pas..."


Ajouta-t-il avec un sourire sincère. Même si ça sonnait comme du flan, ça n'en était pas. Mais il n'avait pas spécialement l'intention de rentrer dans les spécificités de sa mutation. Surtout que certains humains ne semblaient pas vraiment au courant de ce qui arrivait aux survivants... Certains humains do...

Son regard et son visage se figèrent soudain alors que sous ses yeux, le rouquin changeait littéralement de forme. Il mit quelques dixièmes de seconde à réagir, intrigué, se demandant ce qu'il se passait alors que le rouquin se recroquevillait pour commencer à ... muter ? Ulysse posa son sac au sol et s'accroupit dans la lancée, aussi intrigué qu'inquiet.

"Hé, ça va ? Qu'est-ce qu... oh... woh... woh.. qu'est-ce qui se passe ?"


Demanda-t-il alors qu'il croisait le regard d'une... rousse, visiblement. Merde, son visage avait carrément changé et pas que le visage. Même sa veste semblait à présent ajustée sur des formes carrément féminines... Ok. Donc... Il s'était bien planté dans son raisonnement. Le rouquin devait être au courant des mutations et tout... Ou alors c'était nouveau.

"Euh... ça va ? Tu as... besoin... d'aide ?"


Demanda-t-il en avançant sa main pour la poser sur le poignet du... de la rouquine. Pas qu'il sache très bien ce qu'il pourrait lui apporter comme aide mais... là, tout de suite, il était quand même bien pris au dépourvu.

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MessageSujet: Re: Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]   Mar 17 Jan - 20:43

Ulysse avait envie de le revoir... Est-ce que c'était un truc aussi con que ça qui le faisait se changer -litteralement- en midinette fragile devant lui ? Ou quelque chose de plus scientifique. Ou le fait qu'il se sentait très exposé déjà ou... Connie aurait aimé savoir pourquoi son corps et sa mutation le prenait en traître comme ça. Ça restait assez nouveau en fin de compte et il n'avait pas tellement pu en tirer profit. Et avec la sensation bizarre et douloureuse que chaque cellule de sa peau et d'ailleurs faisaient un 360 degré, pas moyen de lui expliquer.

« Ca va... Juste... L'impression de passer à tabac par des connards invisib- Ah puTAIN !»

Il avait laissé exprimer sa douleur en se raccrochant à Lys. Aux poignets qu'il lui tendait et qui l'aidaient à présent à tenir sur ses pieds. Il avait beau serrer les dents, c'était pas cool. Une vague de chaleur l'envahit au contact de sa peau. Et aussi parce qu'il était inquiet. DAMN stupide corps à la noix. Et le cerveau, Connie aurait pu tout jeter à la benne si on lui en avait donné l'occasion. Il avait le visage baissé mais ses joues rouges devaient irradier Acciaro tellement elles brûlaient, comment il pouvait pas le sentir ? Il allait le haïr mais au bout d'un moment, y'avait plus quarante solutions, il allait devoir... Merde, y'avait de quoi chialer.

Ou pas. Est-ce que c'était pas plutôt la porte de sortie de Connie ? Pour pas ruiner cette parfaite journée, il avait qu'à lui dire qu'il était en réalité une meuf et qu'il avait un putain de béguin pour lui. Ulysse le prendrait moins mal que s'il était l'espèce de laideron rouquin qu'il était d'habitude non ? Un râteau au pire si Ulysse était emmerdé, mais pas de remarque homophobe, pas à sentir cette déception qu'il ressentait quand on lui rappelait que personne ne voulait d'un type comme lui. Pas besoin de se griller... Sauf que s'ils se voyaient à nouveau, Connie allait devoir reprendre la même apparence et la garder. Il avait jamais tellement réussi ni l'un ni l'autre. Son corps aimait trop le troller et puis... Être une nana pour la vie ? Après avoir tremblotté un peu sur ses jambes et avoir repris ses esprits, il parvint enfin à lever la tête et regarder le brun en face. La rouquine avait finalement croisé les bras sur sa poitrine, gênée.

« Au moins... J'ai pas d'explication à faire comme ça. C'est arrivé au début... Le virus qui change tout le monde en zombies à donné ça chez moi. Vdm hein. »

Il rangea une longue mèche de cheveux derrière son oreille. Ça changeait pas trop ça. Il se mordit la lèvre et dégluti, ayant enfin lâché les poignets du brun il pouvait à peu près s'exprimer. Si l'autre pouvait arrêter de le regarder comme ça. Ou de le regarder tout court...

« Désolé.. C'est bizarre, ça arrive assez aléatoirement quand... J'suis gêné ou... Stressé ou quoi. »

Ça en disait long, mais probablement pas assez. Mais le reste avait pas l'air de vouloir sortir. Connie se mordit la lèvre et baissa à nouveau les yeux. Sa main alla frotter sa nuque alors qu'il cherchait comment se sortir de là.

« C'est que... J'te trouve cool et... J'étais content que tu sois là et passer du temps avec toi et... J'aurais voulu... Tu vois... Rha... »

Le grognement du désespoir l'avait emporté sur ses pieds dans un demi tour, un facepalm bruyant. Il voulait pas se montrer stupide et vulnérable comme ça. Au final lui tourner le dos le rendait ptet plus vulnérable encore, mais au moins il le voyait pas.

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MessageSujet: Re: Learn when to speak, and when to run [ Ulysse - Connie ]   Lun 23 Jan - 22:28

Donc ils étaient deux à être mutants. C'était toujours intéressant à savoir. Même si les mutants semblaient se faire de moins en moins rares. Ceux qui résistaient aux zombies et survivaient semblaient tous développer une faculté unique qui les aidait à survivre. Plus ou moins. Ca, ça semblait variable selon les gens et les mutations. Celle-ci, en l'occurence, l'aide n'était pas flagrante à première vue. Encore que... Pouvoir se matérialiser d'un seul coup des attributs pas négligeables, c'était quand même pas rien comme avantage.

Lys fronçait encore les sourcils, dévisageant la nouvelle venue dont le visage lui était étranger. C'était bizarre. Il ne put s'empêcher de tenter de faire fonctionner sa propre mutation pour savoir ce que ça donnerait. Mais... il ne parvint à rien sinon à se foutre des sifflements stridents dans les oreilles, ce qui le fit grimacer.

"Bah... c'est plutôt cool quand même..."


Super perturbant pour la personne en face mais... franchement, ça devait être pratique par moments.

"Et... t'inquiète. J'ai déjà vu ça. Enfin.. pas ce changement précisément mais... on est un peu tous devenus des mutants maintenant."


Il s'incluait. Volontairement. Il n'avait pas envie de s'étaler sur sa mutation mais si ça pouvait rassurer le rouquin de savoir qu'il n'était pas seul, c'était une bonne chose aussi. Surtout vu son état. Et vu ce qu'il disait. Il n'avait pas voulu le stresser, merde. Est-ce qu'il stressait juste parce que leurs chemins se séparaient, là ? Mais... il savait vivre seul pourtant ce crétin ! Il s'était bien démerdé jusqu'à là... A moins qu'il lui ait menti et qu'il se retrouve seul d'un coup ? Mais... il n'y croyait pas trop ...

"Y'a pas de mal. Enfin... pas pour moi."


Il haussa les épaules. Y'avait quand même pas bien de raisons de s'excuser. C'était pas lui qui venait de souffrir le martyr en se métamorphosant. Et qu'il se retrouve face à un rouquin ou une rouquine, ça changeait pas des masses quand même... Mais Ulysse leva un sourcil à nouveau en voyant sa gêne et en l'écoutant se justifier. Son regard se perdit un peu dans le vide alors que Connie se tournait et qu'il tentait de comprendre ce qu'il voulait dire par là. Et franchement... il n'était pas bien sûr de comprendre là... Il voulait quoi ? Le remercier en lui montrant des attributs ? Ca sonnait franchement glauque. Ou.. le séduire de cette manière ? Ou... quelque chose qui n'avait rien à voir ?

Il inspira et expira longuement avant de s'avancer pour poser sa main sur l'épaule de Connie.

"Ca va aller..."


Dit-il d'une voix douce. Pas qu'il sache réellement ce qui devait aller ou ne pas aller mais... c'était quand même la base du réconfort, à ce qu'il sache. Sa main s'était juste posée. Il ne le força pas plus à se retourner qu'il ne fit lui-même le tour. Pas besoin de se voir dans les yeux pour parler.

"Qu'est-ce que... hm... tu veux... qu'on passe la soirée ensemble ? On n'est pas obligés de repartir chacun de notre côté tout de suite et..."

Il cherchait tout autant ses mots que leur contenu, là, tout de suite. Putain, les relations humaines, c'était vraiment compliqué. Pas étonnant qu'il ait vécu dans la solitude une grande partie de sa vie, au moins il n'avait pas à essayer de décrypter quelqu'un d'autre.

"Enfin... t'sais... t'es pas obligé de ressembler à quelqu'un d'autre hein..."

Finit-il par lâcher, sans trop savoir si ça allait le rassurer ou tout l'inverse. En réalité, ça le mettait lui-même plus mal à l'aise qu'autre chose de le voir avec cette apparence-là. Mais c'était peut-être pas nécessaire d'enfoncer le clou à ce point-là.

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